Routard.com, guides de voyage en ligne



Pour vous abonner
à la lettre du routard
indiquez votre adresse e-mail

Le Chien jaune de Mongolie


Si vous avez aimé L’Histoire du chameau qui pleure, vous allez adorer Le Chien jaune de Mongolie. Ce deuxième film documentaire de Byambasuren Davaa sort le 1er février sur les écrans. Partons à la découverte du quotidien d’une jeune fille de six ans, Nansa, aînée d’une famille de nomades, installée pour la saison d’été au nord de la Mongolie. Même décor, même culture, mais de nouvelles aventures. En Mongolie, son cher pays natal.



Une authentique aventure humaine


Au cœur des traditions mongoles


Pour en savoir plus

:: Une authentique aventure humaine

Dans L’Histoire du chameau qui pleure, une famille de nomades aide les chamelles du troupeau à mettre bas. Dès la naissance, une chamelle se désintéresse de son bébé et lui refuse son lait. La tradition mongole veut qu’on fasse venir un violoniste pour émouvoir l’animal et la réconcilier avec son bébé chameau... Bref, une petite histoire émouvante et sensible. Traditions et cultures en sont les maîtres mots.

Cette fois-ci, dans le même registre, Byambasuren Davaa nous offre Le Chien jaune de Mongolie, un film à mi-chemin entre le documentaire et la fiction. Le film est inspiré d’un conte mongol La Cave du chien jaune de Gantuya Lhagva. En Mongolie, les contes et les chants occupent une place importante dans la culture nomade. La cave du chien jaune existe réellement. Elle se trouve au milieu d’un grand parc naturel au pied du volcan Chorgo, dont l’activité volcanique a cessé depuis plus de 8 000 ans et où des cavités sont apparues. L’histoire est belle, simple et touchante. Nansa, l’aînée des trois enfants, ramène un jour chez elle un chien qu’elle trouve dans une cave. Mais sa famille va bientôt déménager. Garder ce chien est donc pour son père une très mauvaise idée et voit en lui un danger. Et s’il attaquait le troupeau de moutons... En Mongolie, les chiens abandonnés pactisent avec les loups et mettent en péril les familles de nomades. Le père refuse catégoriquement de le garder. Nansa tente de cacher plusieurs fois le chien. Mais la fin de l’été arrive et elle devra l’abandonner.
Nansa, l’héroïne du film, nous ouvre les portes de son univers d’enfant nomade, un univers pas comme tous les autres, loin de la modernité, en harmonie avec la nature.
Fiction oui, mais documentaire aussi, car pour cette nouvelle aventure, Byambasuren Davaa s’est totalement immergée dans le quotidien de la famille Batchuluun, véritable famille nomade, qui a accepté d’être filmée pour l’occasion. Un retour aux sources puisqu’elle passait ses vacances d’été avec sa grand-mère et sa mère dans ces mêmes plaines du nord-ouest de Mongolie. Une rencontre étonnante, de la complicité, et huit semaines de tournage ont suffi pour faire de ce film documentaire, une véritable aventure humaine.


:: Au cœur des traditions mongoles

Conte étonnant, Le Chien jaune est aussi un portrait saisissant de la vie en Mongolie, dans laquelle la nature et la religion y sont prédominantes. Byambasuren Davaa met en avant les contrastes entre le monde moderne et le monde traditionnel, un univers qui apparaît dans Le Chien jaune comme étant spirituel, paisible, tranquille. Pendant une heure et demie, on découvre, on observe, on vit intimement avec cette famille mongole, qui élève ses trois enfants avec peu de moyens. Mais ça ne fait rien, tout le monde participe aux tâches quotidiennes, tout le monde est heureux. Et ça se voit. La petite Nansa grandit dans un décor naturel authentique avec son chien, qu’elle prénomme Tatoué. L’amitié qui les lie est plus forte que tout. Elle monte à cheval comme personne, elle fait paître le troupeau. Et elle n’a que six ans ! Elle respire le bonheur. Et le spectateur, lui, prend un bon bol d’air frais. Tout comme Nansa, il assiste à la fabrication du fromage, des yoghourts, du lait, de la graisse et de la viande. En Mongolie, tous les nomades se déplacent à la recherche de pâturages pour nourrir leur élevage et leur famille. Les chevaux, les moutons, les chèvres, les chameaux et les yaks sont essentiels à leur survie, puisqu’ils leur servent à se nourrir, à s’habiller et à se chauffer.
La nature fait partie intégrante de la vie des nomades, mais la religion aussi. Les Mongols, qui pour 90 % d’entre eux sont bouddhistes, croient notamment au cycle éternel de la réincarnation. L’âme passe d’un corps à un autre, d’une plante à un animal, puis du chien à l’homme, d’où la première phrase du film : « Tout le monde décède, personne ne meurt ».

Le Chien jaune de Mongolie, idéal en famille, est donc à ne pas rater. Et comme le dit si bien Byambasuren Davaa, il nous incite « à voir la vie au-delà de ses valeurs linéaires et matérielles ».

Angèle Laisne
Photo : © ARP
Mise en ligne le 30 janvier 2006

Pour en savoir plus

Le Chien jaune de Mongolie
Durée : 1 h 33.
Scénario et réalisation : Byambasuren Davaa
D’après l’histoire de Gantuya Laghva
Projeté dans cent salles de France.

L’Histoire du chameau qui pleure sort en DVD le 1er février.





 


© 2009 Cyberterre / Hachette tourisme. Le contenu de ce site ne peut être reproduit sans autorisation écrite.
Accès rapide : Contact, Plan du site, Avis hôtel, Maroc, Turquie, Grèce, Egypte, Tunisie, Marrakech, Lisbonne, Italie, Portugal, Paris, Espagne, Chine, Thaïlande, Canada
Crète, Etats-unis, Barcelone, République Dominicaine, Sénégal, Cuba,Vietnam, Mexique, Madagascar, Berlin, Toulouse, Venise, New York, Japon, Paris, Budapest
Bretagne, Corse, Amsterdam, Bruxelles, Madrid, Vienne, Québec, Ile Maurice, Réunion, Normandie, Australie, Seychelles, Lyon, Nice, Marseille, Croatie