La voie royale du commerce
La route de la soie

© Vittorio Carlucci
Très, très ancienne, la route de la soie a été nommée ainsi au XIXe siècle par le géographe allemand Ferdinand von Richthofen. De l’Antiquité à la fin du Moyen Âge occidental, elle a permis que se tisse un puissant lien commercial entre l’Extrême-Orient et l’Europe.
À vrai dire, ce n’est pas d’une route dont il faut parler, mais de plusieurs qui, cependant, passaient pour la plupart par l’Asie centrale. Si l’appellation « route de la soie » a été bien admise, c’est parce qu’effectivement, la précieuse étoffe fabriquée en Chine était le produit le plus prestigieux que transportaient les caravanes qui l’empruntaient. D’autres denrées prenaient ce chemin : épices, bijoux, ambre, verre… ainsi que des idées. Toutes les religions pratiquées des deux côtés du monde se sont croisées sur cette route qui s’est avérée particulièrement bénéfique pour la propagation de l’islam et du bouddhisme. C’était également un chemin emprunté par des diplomates, des espions, et par des brigands attirés par un flot continu de convois chargés de richesses.
L’un des principaux points de départ de la route de la soie était Chang'an, l’actuelle X’ian, alors capitale de la Chine. Les caravanes se dirigeaient vers le corridor du Gansu, puis le Xinjiang, régions situées entre le Tibet et la Mongolie. Parvenues dans les steppes et déserts d’Asie centrale, elles faisaient de longues haltes dans des oasis, villes et caravansérails où arrivaient d’autres colonnes de marchands venues d’Iran et du monde arabe.
De plus, des branches annexes de ce réseau principal partaient vers l’Inde ou la Russie. Enfin, des routes maritimes étaient également empruntées – Marco Polo fit ses longs voyages par les deux voies. C’est d’ailleurs le développement de ces dernières, entrepris par les Européens, qui fit perdre beaucoup de son intérêt pour la route de la soie en Occident. Depuis la fin du XXe siècle, avec l’aide de l’Unesco, des pays situés sur son tracé favorisent la création de circuits touristiques. Ceux-ci font renaître, du moins symboliquement, l’antique piste marchande.
Trajet principal, d’Est en Ouest : Chine, Xi’an (province du Shaanxi), province du Xinjiang, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, Irak, Syrie, Turquie, Europe.
Liens
Le projet « Les routes de la soie » de l’Unesco : www.unesco.org/culture/silkroads
Livres
Lire notre chronique du livre de Reza Sur la Route de la soie
Au fil des routes de la soie, Revue Chemins d'étoiles, Éditions Transboréal, 2003.
La Route de la soie ou les empires du mirage , de Édith Huyghe et François-Bernard Huyghe, Éditions Payot, collection Petite Bibliothèque Payot Voyageurs, 2006.
La Route de la soie, de Jean-Christophe Nothias, photographies de Serge Potier, Éditions Agnès Vienot, 2006.
Marco Polo et la route de la soie, de Jean-Pierre Drège, Éditions Gallimard, collection Découvertes, 1998.
La Croisière jaune sur la route de la soie, de Ariane Audoin-Dubreuil, Éditions Glénat, 2002.
Films
La Chine : la route de la soie, de Pierre Brouwers, Hachette Vidéo.
Disques
La Route musicale de la soie, compilation, 2 CD, Accords Croisés, 2004.
Silk Road Journeys, when Strangers meet, Yo-Yo Ma, The Silk Road Ensemble, Sony Classical, 2002.
Route de la soie, Yo-Yo Ma, Sony Classical, 2005.
A consulter : les guides de voyage en ligne Chine, Ouzbekistan, Syrie, et Turquie.
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