Les routes mythiques La Transamazonienne Percée à travers la jungle

© Editions Montparnasse -
Image extraite du DVD La Transamazonienne de Bernard Giraudeau
La Transamazonienne, alias BR-230, sera longue d’environ 5 000 km une fois terminée. Le projet, lancé en 1970, est de relier l’Atlantique aux réseaux routiers des Andes et d’Amérique centrale. Le but affiché par les militaires alors au pouvoir au Brésil était aussi de désenclaver des régions isolées qui se situent le long du fleuve Amazone.
Sa construction est contestée à cause de ses effets destructeurs : déforestation, surexploitation des bois et des sous-sols, grands élevages, urbanisation… Tout cela, pour beaucoup, menace l’écosystème et les populations locales. « Des hommes pour des terres sans hommes et des terres pour des hommes sans terres », disait le gouvernement : des centaines de milliers de Nordestins ont afflué dans le centre du Brésil, notamment autour de Santarem et dans le Rondônia. Pour les petits colons, l’implantation a été majoritairement un échec. Mais pour les grands propriétaires et les aventuriers sans foi ni loi, cela a été une meilleure affaire.
L’opinion publique internationale a vraiment commencé à s’émouvoir des conséquences négatives de la Transamazonienne dans les années 1980, avec l’assassinat du syndicaliste paysan Chico Mendes et lors de campagnes au cours desquelles des délégués amérindiens ont plaidé leur cause à travers le monde.
La circulation sur la Rodovia Transamazônica est peu aisée et parfois dangereuse. Quelques tronçons seulement sont goudronnés. La saison des pluies, de décembre à mai, rend plus que décourageante le projet de parcourir cette route essentiellement terreuse qui file à travers la jungle vers un Far West baroque. Des services de bus la sillonnent cependant, de même que des courageux montés sur des motos ou installés dans d’inévitables 4x4. Ça ne roule pas vite sur cette voie où l’on croise plus de camions lourdement chargés que de cabriolets.
Trajet d’Est en Ouest : Cabedelo, João Pessoa, Campina Grande, Patos, (coupure), Picos, Floriano, Pastos Bons, Balsas, Estreito, Araguatins (coupure), Marabá (coupure), Altamira, Itaituba, Acareacanga, Humaitá, Lábrea (coupure), Benjamin Constant (frontière).
À noter que le nom de cette dernière ville ne fait pas référence à l’écrivain et homme politique français, mais à Benjamin Constant Botelho de Magalhães (1836-1891), officier de l’armée brésilienne et intellectuel positiviste.
Films
La Transamazonienne, documentaire de Bernard Giraudeau, DVD Éditions Montparnasse, 2005
A consulter : le guide de voyage Brésil en ligne et les photos de l'Amazonie.
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