Les chemins de Compostelle

Conseils pratiquesConseils pratiques

Avec qui ?
Seul ou en groupe : la fréquentation du chemin a augmenté de quelque 70 % en quatre ans, les Français et les Espagnols en tête. Il vaut mieux réserver les auberges de pèlerins, prises d'assaut en été, surtout les années jubilaires.

Quand ?
La demi-saison est recommandée. Départ en mai ou le 15 août du Puy-en-Velay pour atteindre Compostelle en octobre. Ne pouvant disposer d'une longue période pour randonner, certains font le pèlerinage par petits tronçons, reprenant leur départ à leur point d'arrivée. On compte en général 3 à 4 km de marche à l'heure et de 4 à 5 heures par jour pour faire une étape. Éviter les chaleurs de la plaine en été et le passage des montagnes en hiver. Renseignements météo en France au 08 36 68 02 + le n° du département.

Comment ?
Le passeport du pèlerin est la Credencial, de « crédence », faire confiance. Se le procurer auprès des associations des Amis de Saint-Jacques avant de partir. Il est tamponné à chaque halte et existe depuis le Moyen Age. En Espagne, le passeport de la Credencial se double de la Compostela sur les 100 derniers kilomètres. À faire tamponner à chaque halte jusqu'à la cathédrale de Santiago.

Où dormir ?
Les gîtes et les auberges pour pèlerins sont indiqués dans les topo-guides. Côté espagnol, pour éviter l'affluence dans les auberges de pèlerins, souvent complètes en saison dès 16 h, procurez-vous le guide du Turismo Verde, une heureuse initiative de l'État qui favorise les chambres d'hôtes (50 € environ la chambre pour 2). Les hôtels sont de qualité inégale et souvent bruyants. Sinon les paradors quand votre bourse le permet (compter environ 210 € pour 2 au parador de Santiago, à Saint-Jacques).

Avec quoi ?

En général, la femme peut porter 9 à 10 kg et l'homme jusqu'à 12 kg ou plus. Faire un sac le plus léger possible est essentiel. Le Guide pratique du randonneur (éd. FFRP) en donne les bases pratiques. Pas de déguisement, mais plutôt un équipement en Goretex et tissus polaires.
Le sac du pèlerin comporte avant tout une très bonne paire de chaussures de marche imperméables qui tiennent la cheville. Porter deux paires de chaussettes fines l'une sur l'autre évite le frottement. Une paire de baskets souples, voire de pantoufles, sera la bienvenue le soir.
Une gourde d'eau indispensable et une petite pharmacie avec une protection contre les ampoules s'ajouteront à l'équipement ordinaire du randonneur. Prévoyez crème et chapeau contre le soleil pour la traversée de la Castille et équipement de montagne pour les Pyrénées (1 632 m) et les monts du Léon (1 300 m), surtout en hiver. À Santiago, vous pourrez acheter votre coquille (1 €) et votre bâton ferré (10 €) pour le retour. Et n'oubliez pas les topo-guides spécialisés et les cartes détaillés.

Sachant que la calebasse est une gourde, que le bourdon est un grand bâton ferré et que l'hôpital est un hospice ou une auberge, rien ne vous empêche de reprendre l'ancienne chanson du pèlerin sur les chemins : « Ma calebasse, ma compagne, mon bourdon, mon compagnon, la taverne m'y gouverne. L'hôpital, c'est ma maison. »

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