le guide du routard ecolo
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Amis routards, vous êtes des pros de la tente et de la caravane, que ce soit en terrain balisé ou en camping sauvage…
À l’occasion de la sortie du Guide Camping 2007, routard.com a recueilli « vos meilleures anecdotes de camping ».

Voici une sélection des aventures drôles, insolites ou étonnantes, arrivées à nos routarnautes. Pour les remercier de leurs histoires, un exemplaire du guide leur sera envoyé.

Camping à l’aéroport

« C’était en 1970. Nous étions lancés dans le sillon de la Croisière Jaune, un raid Paris-Kaboul. Nous avions fini par perdre le cortège à force de jouer les voitures-balais.
Épuisés, nous sommes partis à la recherche d’un endroit où dormir. Une surface plane et dégagée, aperçue dans la pénombre, nous a semblé propice. Une fois franchi le petit fossé qui séparait le terrain de la route, nous n’avons même pas pris la peine de monter la tente. Enroulés dans la toile à même le sol, nous nous sommes endormis comme des masses.
Notre trop courte nuit fut brutalement interrompue à l’aube naissante, dans une brume peu hospitalière, par les coups de crosse d’un garde militaire en arme qui nous demandait sans ménagement de dégager de la piste d’avion sur laquelle nous nous étions affalés.
Nous avons eu de la chance tout compte fait, puisque le garde nous a laissés reprendre notre route vers l’Iran sans autre formalité, après avoir franchi le fossé en sens inverse.
Moralité : campeur, quelles que soient les circonstances, observe l’endroit où tu vas poser ton logis de toile avant de t’endormir ! »
Georges


Sans chemise, sans pantalon

« Il y a de cela plus de 30 ans, j’avais 20 ans et j’étudiais à Paris. Nous avions décidé, avec deux amies, de faire une virée aux 24 Heures du Mans.
Nous nous sommes entassées dans une tente minuscule. Pour ménager l’espace vital et essayer de gagner un peu de place, nous avions laissé nos vêtements à l’entrée de la tente. Dans la torpeur de la nuit, nous avions bien vaguement entendu du bruit. De loin en loin, nous avions bien perçu des mouvements autour de nous, mais c’était encore le temps où nous n’avions pas de problèmes de sommeil, et nous avons dormi comme des bébés.
Dès notre réveil, lumière a été faite sur les bruits de la nuit. Des petits malins étaient passés par là et avaient volé tous nos vêtements.
C’est donc en culottes et soutiens-gorge, avec pour seuls vêtements de malheureuses couvertures, que nous avons assisté aux courses. Nous étions en juin 1976, autant dire que tout le monde nous prenait pour des excentriques. 1976, c’était aussi l’année de la canicule ; assister aux 24 Heures du Mans emmitouflées dans des couvertures, c’était de la folie ! »
Catherine


Ça chauffe dans l’Ardèche…

« C’était dans les années 80. Nous étions allés en amoureux faire du camping dans l’Ardèche. Le soleil était de la partie et il faisait tellement chaud que nous avions décidé de faire une petite sieste… disons… coquine.
Tout se passait bien jusqu’au moment où nous avons été perturbés par des bruits étranges, des sortes de craquements. Ce n’était pas vraiment un bruit habituel et nous avons été intrigués. Mon futur époux a donc décidé de sortir de la tente pour en avoir le cœur net et je l’ai soudain entendu hurler : « Chérie, sors de la tente, il y a le feu ! »
Je me suis aussitôt exécutée, et c’est là que je l’ai vu en train d’essayer d’éteindre un incendie sur notre emplacement.
Des gamins en mal de sensations avaient fait craquer quelques allumettes, et la végétation était si sèche que le feu avait immédiatement pris.
Tout s’est heureusement terminé sans heurts. Les gamins ont juste eu droit à quelques bonnes réprimandes de la part des gendarmes de la région ! »
Cris


À votre santé !

« Avec mon meilleur copain, nous étions partis faire du camping en Bretagne. J’étais drôlement content avec ma nouvelle tente canadienne, car elle était grande et spacieuse. Nous avions trouvé une place dans un camping municipal : c’était la dernière disponible, un peu à l’étroit entre deux autres tentes, mais on n’allait pas se plaindre !
Après avoir planté la tente, nous avions vadrouillé tout l’après-midi et nous aspirions à une bonne nuit de sommeil. Nous nous sommes donc fièrement dirigés vers notre château de toile, et quelle ne fut pas notre surprise en découvrant qu’elle était occupée par un type !
Nous avons bien tenté de le réveiller, en vain. L’intrus dormait profondément. Et il a bien fallu se rendre à l’évidence en constatant les déchets de bouteilles de bière dans notre coquette canadienne : il avait bien arrosé sa soirée. Nous avons dû le secouer et quand il a fini par se réveiller, il nous a regardés éberlué et s’est mis à hurler dans une langue incompréhensible avant de se repositionner confortablement dans mon sac de couchage.
Nous avons dû nous résoudre à aller réveiller le gérant du camping. Pour comble de malchance, il nous apprit que nous étions tombés, au sens propre du terme, sur un Hollandais. Il a fini par déloger l’intrus qui n’y comprenait toujours rien et est sorti, titubant et en caleçon, de notre tente. Réveillés par le bruit, les autres campeurs étaient sortis de leur tente. Quant à notre Hollandais, il a regagné la sienne sous les applaudissements et les rires des autres campeurs ! »
Fred


Camping sauvage

« C’était dans les Ardennes, pendant l’été 1984. Nous avions décidé pour une fois, ma copine et moi, de faire de camping sauvage dans les bois. Quelle idée !
Nous avions un emplacement joli, sous les arbres et en pleine nature. Idyllique ! Enfin presque…
Notre rêve de camping fut stoppé net quelques heures plus tard. Nous étions partis nous promener en forêt et, à notre retour, nous avons découvert… un sanglier en train de fouiller dans notre tente, sûrement attiré par les odeurs de nourriture. Surpris, l’animal a pris peur et a détalé, emportant notre tente avec lui. L’animal, qui avait sauvagement ravagé nos provisions, s’était visiblement pris la patte dans une corde après l’avoir emmêlée autour d’un piquet. Nos affaires sens dessus dessous s’étalaient sur une centaine de mètres.
Nous avons terminé les vacances en dormant à la belle étoile sur notre emplacement propret. Maintenant, je sais exactement ce que « camping sauvage » veut dire. »
Laurent


Vive la ferme !

« Cette année-là, j’avais choisi de faire du camping seul. Comme tous les ans, je préférais aux énormes camping municipaux la charme des petits campings à la ferme, moins bruyants et tellement plus sympas.
Je plantais donc ma tente au bord du terrain, préférant une belle vue tous les matins sur le champ d’à côté plutôt que sur mes voisins. Un chemin de terre se trouvait pile en face de ma tente. Idéal pour les départs en ballade.
Mais c’était sans compter avec le fermier, un papy sans doute un peu gâteux. Quand je suis revenu de ma virée, tout guilleret, je l’ai vu à côté de son tracteur qui regardait ma tente. Et en m’approchant, un vision d’horreur : il avait roulé sur mes affaires ! La tente était fichue !
Moi qui voulais des vacances champêtres, j’étais servi ! Ma tente était inutilisable. Pour se faire pardonner, le fermier m’a proposé une chambre dans sa ferme, et puisque les événements rapprochent, j’ai partagé sa table tous les soirs. Plus vraiment du camping, mais la bouffe était meilleure que celle de mon réchaud. J’en ai finalement gardé un excellent souvenir ! »
Tristan

Et pour partager vos expériences, anecdotes et bons plans sur le camping, routard.com vous propose son nouveau forum camping !
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