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Oruro (Bolivie) :
une diablesse mène le bal


© Vice-ministère du tourisme de Bolivie

Cette ville minière de Bolivie, nichée à 3 700 m d'altitude, sur l'Altiplano, accueille chaque année l'une des plus grandes fêtes d'Amérique du Sud, avec 30 000 danseurs et plus de cinq cent mille participants. Un carnaval endiablé, aux costumes magnifiques, dont le cortège principal, appelé la Diablada, est justement conduit par une diablesse surnommée China Supay, à la tête d'un groupe de diablotins masqués.

Officiellement, la Diablada célèbre la victoire de l'archange Saint-Michel sur le démon. Mais à Oruro, on a l'impression que c'est plutôt Satan qui mène le bal, tant l'atmosphère est survoltée et l'alcool coule à flots.

Les festivités durent tout au long d'une semaine étourdissante et culminent le week-end, au cours duquel se mêlent croyances païennes et chrétiennes, folklore, danses et vapeurs de chicha, l'eau-de-vie locale. Hommage au bien et au mal, à la Vierge de la Candelaria chrétienne, à la terre-mère andine (la Pachamama) et au diable incarné par Tio, le démon des mines, le carnaval est le reflet de la culture de l'Altiplano, où règne le syncrétisme entre la liturgie chrétienne et les croyances andines ancestrales.

L'Unesco a classé le carnaval d'Oruro comme « chef-d'œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l'humanité ». C'est dire l'importance de l'événement, dans cette ville inattendue, située au milieu de nulle part.

Du 18 au 28 février 2017
www.orurocarnaval.com
Le carnaval d'Oruro dans l'agenda du Routard

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