El Camino francès, le chemin de Compostelle en Espagne

Anne-Marie Minvielle
par Anne-Marie Minvielle

25 mars 2010

Question de mode, de croyance ou de sport, le chemin de Compostelle, fait beaucoup parler de lui. Pour cette année jacquaire de 2010, renouvelable tous les six ans, e ultreïa, « plus loin, allons ! ».
Différents itinéraires, venus de l’Europe entière, se réunissent en Espagne, pour devenir le Camino francès, Chemin des Francs.
Classé par le Conseil de l’Europe, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, balisé, pourvu d’auberges et de magnifiques monuments, cet itinéraire suit à peu près le tracé historique du Moyen Âge, décrit par le moine Aimery Picaud en 1140. L’aventure est belle, pour soi-même, pour les autres et pour le paysage. Allons-y, étape après étape…
Préparez votre voyage en Espagne avec nos partenaires
Plus de services

Le Camino francès

Anne-Marie Minvielle
Rassurez-vous, on peut « faire le Camino » par petits bouts. Les purs et durs suivront les quelque 800 kilomètres qui mènent de Roncevaux à Saint-Jacques-de-Compostelle, voire plus loin, vers la plage de Padron où échoua, selon la légende, la barque en pierre et le corps décapité de saint Jacques le Majeur en l’an de grâce 44…

Depuis, des millions de pèlerins, ou jacquets, ont parcouru les différents itinéraires pour se rendre sur le tombeau du saint à « Santiago ». Depuis, les auberges ont remplacé les hospices et les hôtels se sont multipliés. Médiatisé, le pèlerinage serait-il devenu un commerce ? C’est au pèlerin d’en décider.

On suit le Camino, à pied, à cheval ou en vélo. Si on craque, revenir une autre saison et ne pas se laisser impressionner par les Tartarins qui racontent leurs exploits dans les auberges ! Personnellement, je préfère le printemps après les Rameaux ou l’automne avant la Toussaint. L’été est torride. Le plein hiver risque d’être froid dans les monts du León et le vent souffle sur le plateau castillan, mais c’est une expérience à tenter.

Il faut préparer ses étapes sur une carte-guide. Compter de 20 à 30 km à pied par jour, sachant que les normes de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre sont de 4 km à l’heure pour un marcheur moyen. Aimery, lui, marchait de 60 à 80 km par jour… mais il avait la foi !

On compose son parcours suivant ses forces et les nombreux points d’hébergement indiqués dans les guides et sur Internet. « A onde irà meu romeiro. Mei romero a onde irà ? Camino de Compostela, non sei si chegarà » (Où ira mon pèlerin ? Mon pèlerin où ira-t-il ? Sur le chemin de Compostelle, je ne sais s’il arrivera). Romance de Don Galiferos de Monmaltàn (Galice).
Anne-Marie Minvielle

Préliminaire : Saint-Jean-Pied-de-Port-Roncesvalles (28 km)

Muni des renseignements recueillis à l’association Jacquaire de Saint-Jean-Pied-de-Port, on choisit l’un des trois itinéraires pour franchir les ports de Cize (1 344 mètres) vers Roncesvalles (Roncevaux) (920 mètres), ancien hospice et lieu des exploits du preux Roland (musée, collégiale).

Roncesvalles-Zubiri (21,8 km)

Marcher par les villages navarrais aux façades armoriées de Burguete, Espinal (église), et Zubiri (pont, gué) où vous vous réconforterez avec un pacharàn, apéritif anisé aux prunelles.

Zubiri-Pamplona (20,8 km)

Les sentiers ombragés de la vallée de l’Arga mènent au carrefour monumental de Trinidad de Arre pour pénétrer dans les faubourgs de la capitale navarraise. Pamplona (Pampelune) et ses ruelles colorées aux oriels en bois (cathédrale, musée des Beaux-Arts, saucisson chistorra et poulet chilindron) méritent bien quelques heures de visite.

Pamplona-Puente la Reina (24 km)

La plaine est dominée par la colline Del Perdón (780 mètres) où d’immenses pèlerins métalliques cheminent près des éoliennes face au panorama des Pyrénées. Elle environne les villages de Cizur Menor (églises), Uterga (blasons), Muruzábal (palais), Óbanos où sainte Félicie fut tuée par son frère, à son retour de Compostelle.
Croisant le chemin d’Arles venu de l’Aragon (GR 65.3), faites un saut jusqu’à la merveilleuse chapelle octogonale d’Euñate. Les monuments de Puente la Reina témoignent de cette bourgade tournée vers le Camino.

Rioja et bourgades médiévales

Anne-Marie Minvielle
Puente la Reina-Estella (21,8 km)

Dépassant le pont médiéval, le chemin essaye d’éviter la N 111 et l’autoroute A 12. Par Mañeru (armoiries), Cirauqui (chaussée romaine) et Lorca (pont), il arrive à la ville d’Estella qui « regorge de tous délices », selon Aimery Picaud… Églises, couvents et palais animent cette « Tolède du Nord ».

Estella-Los Arcos (21,3 km)

Le Camino se perd enfin dans les solitudes ensoleillées : se lever tôt et faire provision d’eau… N’abusez pas de la fontaine de vin du monastère d’Irache, malgré son panneau : « Pèlerin si tu veux arriver à Santiago… trinque à la félicité ! ». Par Villamayor de Monjardín (château, fontaine, église), on traverse des paysages désolés jusqu’à Los Arcos (cloître).

Los Arcos-Logroño (27,9 km)

Suivant la N 111, le Camino poursuit par montées et descentes jusqu’à Torres del Rio (chapelle, blasons) et la bourgade médiévale de Viana, aux frontières de la Rioja. Une étape « ondulée » pouvant faire souffrir les genoux. Le paysage marécageux mène par un grand pont sur l’Èbre, à la vieille ville de Logroño (église, statue).

Logroño-Nájera (30,7 km)

Des vignobles à perte de vue, un lac de barrage et le parc naturel boisé de La Grajera favorisent cette étape proche de la Nationale. Sur les hauteurs, les ruines d’un ancien hospice annoncent l’arrivée à Navarrete (potiers, portail roman). Malgré le tracé de l’autoroute, le Camino progresse vers Nájera et ses monuments (cloître, sépulcres).

Des vignobles aux monts Oca

Anne-Marie Minvielle
Nájera – Santo Domingo de la Calzada (21 km)

« Peregrino cuidado, pèlerin prends-garde ! » lit-on sur les murs. Munissez-vous de provisions avant de traverser la sierra de la Demanda, par les modestes villages de Azofra et Cirueña. La haute tour baroque de Santo Domingo qui construisit la calzada ou chaussée sur le rio Oja, indique son tombeau. Les piscines municipales sont les bienvenues avant d’aller entendre chanter le coq de la légende du « pendu dépendu », toujours présent avec sa poule blanche, dans la cage dorée de la cathédrale. Rassurez-vous, ils sont changés chaque semaine !

Santo Domingo de la Calzada-Belorado (22,1 km)

Les derniers vignobles de la Rioja ondulent vers la province de Burgos, en Castille. Le Camino longe la N 120. Une consolation, les villages sont bien approvisionnés : Grañon, Redecilla del Camino (baptistère), Castildelgado, Villamayor del Río, jusqu’à Belorado (statues).

Belorado – San Juan de Ortega (24 km)

Le paysage âpre et magnifique de la Castille défie le marcheur qui longe toujours le tracé de la N 120. On aperçoit les grottes d’anachorètes dans les falaises avant de traverser les monts d’Oca (1 100 m) sous les chênes verts qui abritaient autrefois des voleurs et des loups. Les vieilles pierres d’Espinosa et de Villafranca parlent d’elles-mêmes, avant d’arriver au monastère-refuge de San Juan de Ortega (tombeau et mobilier), haut lieu du Camino, perdu dans une clairière de sapins. Une soupe à l’ail revigore à cette altitude.

Meseta de Castille et cathédrales à l’horizon

Anne-Marie Minvielle
San Juan de Ortega – Burgos (29,3 km)

Pour éviter la N 120, il est préférable de descendre dans la plaine par Atapuerca (préhistoire) et Villalval. Suivre le balisage des jardins du rio Arlanzón, par Miraflores, pour traverser les interminables faubourgs de Burgos. Burgos et sa splendide cathédrale gothique (musée, tableaux) demandent bien une journée.

Burgos – Hontanas (29,4 km)

Après Rabé, la meseta, âpre plateau de la Castille entrecoupée de vallées céréalières, reprend ses droits. Montez et descendez jusqu’à Hontanas (fontaines), sous un soleil ou des intempéries qu’il faut prévoir.

Hontanas-Frómista (34,6 km)

Cet itinéraire plat – ouf ! - mais long, peut être morcelé, les auberges étant nombreuses. Même les armées de Napoléon avaient du mal à traverser l’horizon sans fin de la Tierra de Campos. La solitude austère de Castrojeriz (ruines, églises) pousse à la méditation avant de monter vers l’ancien hospice San-Nicolás et de franchir le Pisuerga par le noble pont Fitero, limite de la province de Palencia. Les champs cultivés sont arrosés par le canal de Castille jusqu’à Boadilla (pilori) et Frómista (bastide, église romane).

Frómista- Carrión de los Condes (19,2 km)

La plaine de Palencia paraît se diluer à l’infini. Une monotonie qu’il faut combattre en suivant – ou non - la route dont les villages portent le nom de campos : Población, Revenga, Villarcázar de Sirga (église) : quelques bars… avant les confiseries du couvent de Carrión (église, mobilier).

Palencia et León, voies romaines et chemin royal

Anne-Marie Minvielle
Carrión de los Condes – Terradillos de Templiaros (26,7 km)

Bonne nouvelle, après l’abbaye de Benevivere, la solitude champêtre est garantie, mais « la route est longue, longue, longue… ». Pensez à la marche des légionnaires et des templiers sur ces terres sans fin du páramo ou au vin de Valdepeñas qui accompagne le cochon de lait ou l’agneau rôtis, spécialités de la Vieille Castille, cela peut aider ! Prier, chanter ou méditer permet d’atteindre Calzadilla de la Cueza (maisons en torchis), puis Terradillos.

Terradillos de Templiaros – El Burgo Ranero (30,1 km)

Encore une longue étape, droit vers les églises de style roman-mudéjar de Sahagún, le « Cluny espagnol », en province de León, pays de briques et de tuiles. À Calzada del Coto, une variante plus solitaire existe par la voie romaine, vers El Burgo Raneiro.

El Burgo Ranero – León (37,4 km)

On peut couper cette étape en s’arrêtant à Mansilla de las Mulas (remparts) ou à Villamoros, pour reprendre son souffle avant la traversée de la zone industrielle de León et arriver dans le centre historique (cathédrale, monastères, place du Grain, casa de Gaudi).

León – Villadangos del Páramo (19,8 km)

Le pèlerin repart d’un bon pied sur les traces des légionnaires et de sa vieille « copine », la N 120. On peut s’en éloigner à la Virgen del Camino (statues) en continuant plus agréablement sur un chemin balisé et ombragé de chênes, par Fresno, Chozas de Abajo, Villar de Mazariffe et rejoindre Villadangos.

De la Maragatería au Bierzo, croix de bois, croix de fer…

Anne-Marie Minvielle
Villadangos del Paramo – Astorga (28,5 km)

Toujours sur les terrains plats du páramo, mot signifiant « désert », un chemin évite à nouveau la N 120 et le Camino qui la longe, pour la retrouver au magnifique pont roman d’Órbigo. Il s’en écarte encore par les villages colorés de Villares et Santibañez avant de rentrer dans Astorga et ses superbes monuments (cathédrale, palais Gaudí, hospice).

Astorga – Rabanal del Camino (20,6 km)

Reconstitué par un délicieux cocido maragato aux 7 viandes, on grimpe sans hésiter vers les monts du León et ses mines de fer. Le pèlerinage a sauvé ces villages de caractère : Castrillo (habitat classé), puis Santa Catalina et El Ganso jusqu’à Rabanal.

Rabanal del Camino – Ponferrada (32,7 km)

Cette longue étape, l’une des plus belles des monts du León, mène par Foncebadón, à la Cruz de Hierro ou Croix de Fer (1 500 m) où la coutume depuis des millénaires, veut que vous laissiez une pierre… (à prévoir). Les villages montagnards se succèdent par Manjarín, El Acebo, Riego, Molinaseca (pont). Châtaigniers et ardoise changent le paysage en descendant vers Ponferrada (château des Templiers, musée, palais).

Ponferrada – Villanfranca del Bierzo (22,6 km)

Le Camino traverse de part en part le Bierzo, plaine verdoyante et viticole bénéficiant d’un micro climat, par les villages de Fuentes Nuevas (calvaire) et Cacabelos (sanctuaires). L’entrée à Villafranca del Bierzo (église, hospice) par la porte romane du Pardón, récompense de bien des efforts, ainsi qu’une truite frite accompagnée d’un verre de berciano, vin acidulé du Bierzo.

Le passage en Galice ou les portes du ciel

Anne-Marie Minvielle
Villafranca del Bierzo – O Cebreiro (27,9 km)

Le passage de Castille en Galice ne se fait pas sans mal. Le Camino le dispute aux voies de communication pour franchir les hauteurs de Piedrafita par les villages pastoraux de Trabadelo, Las Herrerías, La Faba. Et voici O Cebreiro (église, trésor), village mythique du chemin à 1 300 m d’altitude, dans la province de Lugo en Galice. Lauses et toits de chaume recouvrent certaines habitations.

0 Cebreiro – Triacastela (20,6 km)

La descente se fait par les reliefs granitiques et boisés de chênes depuis le col de San Roque. Padornelo et As Pasantes mènent aux châtaigniers centenaires de Triacastela.

Triacastela – Sarria (18,5 km + 5 km par Samos)

Que choisir, le monastère bénédictin de Samos (cimetière de pèlerins) ou l’itinéraire historique et boisé de San Xil par Furela (église) ? Dans les deux cas, le regard langoureux des belles vaches galiciennes accompagne le marcheur jusqu’à Sarria (couvents) où déjà s’accumulent les magasins pour la panoplie du pèlerin.

Sarria – Portomarín (22,4 km)

Enfin la borne 100 km, la distance à parcourir avant Santiago ! Pistes et corredoíras, trottoirs-gués en pierres plates pour éviter les rivières, par Barbadelo (chapiteaux), Brea et Ferreiros, conduisent à Portomarín (églises). Les produits de la mer, poulpes, lamproies et coquillages sont préparés en sauce avec du vin vert, un régal !

Montjoie et Compostelle !

Anne-Marie Minvielle
Portomarín – Palas de Rei (24,5 km)

Pins et eucalyptus annoncent la fin du périple. Afin d’éviter le goudron, mieux vaut passer par Hospital de la Cruz, Ligonde (cimetière) et Airexe (église) pour rejoindre la N 547 à Palas de Rei (maisons médiévales).

Palas-de-Rei- Arzúa (29,4 km)

La province de La Coruña est une verte campagne animée de greniers à grain sur piliers, les horreos. Si proche du but, on médite en jouant à cache-cache avec la N 547 par Casanova (voie romaine) Melide (calvaire, églises, artisanat de chaussures, musée), Boente (blason aux loups) jusqu’à Arzúa.

Arzúa – Lavacolla (28,8 km)

L’étymologie du pèlerinage se fait dense : rúa, calzada, brea, taberna… des millions de pèlerins sont passés avant vous, par Salceda et Pedrouzo. Auberges et souvenirs sont omniprésents jusqu’à l’aéroport de Santiago-Lavacolla.

Lavacolla - Santiago de Compostella (10,1 km)

C’est le moment d’organiser votre arrivée à Santiago. Le Monte do Gozo, Montjoie français où les pèlerins mettaient genoux à terre en apercevant la ville sainte, accueille les marcheurs dans son complexe touristique en béton.
Pour se laver comme le fit Aymeri Picaud, mais dans la rivière, se reposer, tamponner sa Crédencial, et descendre à Santiago, à 4 km de là, à pied encore par la puerta del Camino et la vieille ville, jusqu’à la Plaza del Obradoiro où triomphe la façade de la cathédrale romano-baroque de Santiago.
Les plus fans continueront 20 km jusqu’à Iria Flavia (collégiale) où furent recueillies les reliques de saint Jacques de Compostelle.
E Suseia, plus haut, allons !

Le réseau jacquaire espagnol en pleine expansion

Anne-Marie Minvielle
Pour ceux qui recherchent le renouveau du pèlerinage et la solitude, d’autres chemins jacquaires sont balisés en Espagne. Espérons seulement que le développement touristique n’abuse pas de ce maillage de chemins en pleine expansion.

Le Chemin aragonais venant d’Italie, par la voie d’Arles (GR 65.3)
Six étapes et 165 km balisés et magnifiques. Il franchit les Pyrénées au Somport et longe le piémont par Jaca, Sangüesa, Puente la Reina.

Le chemin du Nord ou de la Côte
Trente-et-une étapes depuis Irun. Il traverse les ports de pêche jusqu’à Oviedo pour redescendre en Galice à Arzúa. Il est rejoint par Le chemin primitif et Le chemin des Anglais arrivant en bateau à La Coruña.

Le chemin de l’Intérieur
Six étapes depuis Irun à Brinas, en passant par le tunnel de San Adrian et sa voie romaine taillée dans une caverne.

Le chemin catalan
Huit étapes depuis Montserrat, puis Fraga et Zaragoza, avec une variante par Huesca, pour retrouver le chemin de l’Èbre.

Le chemin de l’Èbre
Dix-huit étapes depuis Deltebre pour rejoindre Logroño par Zaragoza.

Le chemin du Sauveur
Cinq étapes de León à Oviedo.

Le chemin de la Manche
Cinq étapes de Ciudad Real à Toledo.

Le Chemin du Sud-Est
Vingt-neuf étapes depuis la côte et Chaves, en passant par Ourense.

Le chemin de Baztán
Six étapes de Bayonne à Pamplona.

Le chemin de la Mer le long de l’Ulla jusqu’à Padrón.

Le chemin portugais
Trois tronçons depuis Lisboa, par Coimbra, Villaverde et Pontevedra.

Le chemin Fisterra-Muxía prolonge le Camino jusqu’au cap de Fisterra en cinq étapes.

Fiche pratique

Anne-Marie Minvielle
Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Espagne.

Liens utiles

En France

Office national du Tourisme espagnol à Paris
Association Jacquaire à Saint-Jean-Pied-de-Port


En Espagne

Parmi les 230 sites web concernant les Caminos, vous trouverez sur internet cartes, étapes, guides, audios, actualisés :

Jacobeo.net, un site incontournable.
Chemin-compostelle.info
Camino Xacobeo
Camino Santiago 2010
Camino del Norte
Jaca Jacobea

Quelques conseils

- Préparez-vous pour partir en forme. N’oubliez pas les risques d’ampoules et le confort du soir avec une paire d’espadrilles.
- Prévoyez plusieurs couches de vêtements légers plutôt qu’un « gros pull ». Pensez au soleil mais aussi à la pluie assez fréquente en Galice, et au vent et orages sur la Meseta.
- Ne vous encombrez pas de chichis de pèlerins : la coquille ne se mérite en principe qu’au retour et le bob est plus souple que le chapeau de saint Jacques.
- Chaque gramme comptera, voyagez léger : votre sac ne doit pas dépasser le cinquième de votre poids.

Ce qu’il faut savoir

Années saintes et jubilaires. L’année sainte est décrétée lorsque le 25 juillet, fête de la Saint-Jacques, tombe un dimanche. L’année jubilaire est associée à une indulgence plénière y compris pour les défunts, sous certaines conditions : pèlerinage, prière, confession, communion. Elle se reproduit suivant un rythme de 6, 5, 6 et 11 ans. Durant toute l’année jubilaire, la porte du Pardon de la cathédrale est ouverte. 2010 est une année jubilaire. La prochaine aura lieu en 2021…

La Credencial est un document tamponné par un sello à chaque étape. Elle accrédite la condition de jacquet et permet d’accéder aux auberges pour pèlerins (obligatoire en Espagne). Se la procurer auprès d’une association du Chemin de Saint-Jacques (de 20 à 30 € pour l’adhésion) ou au lieu de départ espagnol (0,75 € à 1 €).

La Compostela religieuse est délivrée au pèlerin à l’Accueil des Pèlerins, 1 calle del Villar à Compostelle, à condition d’avoir parcouru le Camino à pied avec deux tampons par jour sur la Credencial, ainsi que les derniers 100 km, ou les derniers 200 km à vélo, avant Compostelle. Un nouveau règlement en cette année jubilaire. Il y a malheureusement trop de « coquillards » qui se glissent dans la file d’attente, parfois longue, pour avoir une Compostela non méritée.

Hébergement-restauration

Le camping est interdit.

Hôtels : réservation dès avril. les prix ont augmenté ces dernières années, compter au moins 60 € la double. Attention au bruit. Prévenir du départ matinal.

Turismo rural et Casa rural : l’équivalent des chambres d’hôtes, en moins cher. Se renseigner à l’ONT espagnol. Réserver en saison.

Auberges pour pèlerins sur le chemin (mini-dortoirs) : 5 à 10 €, une seule nuit seulement. Pas de réservation.

A Santiago

Monte do Gozo (vaste complexe public pour pèlerins à 4 km à l’est de Santiago). Tél : 0034-981-558-942. 500 chambrées de 8 lits, cuisine et salle de repos. 5 € par personne.
Hostal de los Reyes catolicos (parador), pl. do Obradeiro : repas offert aux dix premiers pèlerins. (9 h, 12 h et 19 h) sur présentation de la Compostela.

À lire

Les ouvrages sur Compostelle sont innombrables. Amener en priorité un guide actualisé, avec carte.

En français
Labord-Balen L., Grégoire J.-Y., Le chemin de Saint-Jacques en Espagne, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Compostelle, Rando éd., 2009. Véritable guide Michelin du pèlerinage, avec patrimoine, légendes et mille anecdotes passionnantes.
Laborde-Balen L., Siréjol J.-P., Le chemin d’Arles vers Compostelle (La voie du Sud), Rando éd., 2009.

En espagnol
El Camino de Santiago a pie, éd. El Pais Aguilar, 2008. Très complet et facile à traduire (descriptif, adresses, cartes). Certaines étapes un peu longues sont à recomposer.

Psst... En plus, il y a un cadeau à l'inscription à nos newsletters !

Le meilleur de nos reportages, idées et carnets de voyage

Réductions, gratuités & actualités voyage à ne pas manquer

Les idées Week-ends, les derniers reportages en Espagne

L’Espagne confidentielle : des villes joyaux à découvrir hors des sentiers battus

L’Espagne confidentielle : des villes joyaux à découvrir hors des sentiers battus

Des châteaux érigés par les Maures aux cathédrales chrétiennes de Teruel et de Sigüenza, l’Espagne regorge de trésors méconnus en Catalogne, en Castille-La Manche et dans l’Aragón. Au cœur d’une...
Compostelle : quel chemin choisir ?

Compostelle : quel chemin choisir ?

Marcher vers Saint‑Jacques‑de‑Compostelle n’est pas une simple randonnée. La première expérience qui mène à Compostelle, sur ces sentiers séculaires, reste un moment marquant, parfois même une...
Espagne : Salamanque, le trésor de la Castille

Espagne : Salamanque, le trésor de la Castille

Cernée par la campagne castillane, à l’ouest du pays et à 800 m d’altitude, Salamanque est parfois la grande oubliée des visiteurs, séduits par des destinations plus balnéaires. C’est une erreur. En...
Le meilleur de la Castille

Le meilleur de la Castille

Que voir, que faire en Castille-León et Castille-La Mancha en Espagne ? Au centre de l’Espagne, la Castille déroule son haut-plateau (Meseta central) venteux, écrasé de soleil l’été et tapissé de...
Espagne : 15 villes à (re)découvrir

Espagne : 15 villes à (re)découvrir

Non, l’Espagne urbaine ne se résume pas à Madrid, Barcelone, Valence et Séville ! De grandes places, des rues et des ruelles riches en monuments historiques tels que des édifices religieux et des...

Bons plans voyage Espagne