Chypre, l'île d'Aphrodite

Anne-Marie Minvielle
par Anne-Marie Minvielle

16 septembre 2009

Plage Chypre
©RUZANNA ARUTYUNYAN - stock.adobe.com
Un jour, la belle Aphrodite, alias Vénus-Astarté, sortit toute nue de l’écume de la mer à Petra tou Romiou (notre photo). Cela se passait il y a bien longtemps… à Chypre. Cette île de la Méditerranée orientale, toujours ensoleillée, a conservé le souvenir de la déesse de l’Amour et de ses nombreux amants.

Mosaïques de toute beauté et sanctuaires sacrés en bordure d’une mer bleue ou turquoise, fresques et icônes autour de villages fleuris sont les rendez-vous de la belle Aphrodite. Un périple touristique et quelque peu érotique à suivre, entre mer et montagne, à l’ouest de la république indépendante de Chypre.
Préparez votre voyage à Chypre avec nos partenaires
Plus de services

Chypre, belle et convoitée

Anne-Marie Minvielle
Troisième île de la Méditerranée, entre la Turquie, la Syrie, l’Égypte et la Grèce, Chypre doit sans doute son nom à ses mines de cuivre, kypros. Convoitée, souvent vendue, Chypre fut occupée tour à tour par les Grecs, les Romains, les Byzantins, les Français au XIIIe et XVe siècles, les Vénitiens, les Ottomans puis les Anglais. Elle devint République indépendante de Chypre en 1960 avec monseigneur Makarios, président et primat de l’église orthodoxe.

Une constitution impossible à appliquer provoqua l’occupation de l’île par les Turcs en 1974 sur près de 36,7 % de sa surface nord. Date critique qui perturbe toujours Chypre, coupée à sa capitale, par un mur qui la sépare de l’armée turque du nord. Seule la République indépendante de Chypre a intégré l’Union européenne en 2004, malgré des essais de réunification.

Relevant le défi des perturbations engendrées par cette amputation, cette république culturelle s’il en est, a privilégié l’accueil et le tourisme. Sous un climat toujours ensoleillé, elle cumule les sites archéologiques sur son littoral, les églises byzantines à fresques autour des monts Troodos (1 951 mètres), les vestiges des Croisés et des Templiers, les forteresses françaises des Lusignan, et encore des églises gothiques, des monastères et des mosquées. Montagne et baignade, vins, bonne chère et danses, on comprend pourquoi la belle Aphrodite y a séjourné !

Elle les rend tous fous...

Anne-Marie Minvielle
« Je chanterai Kythéréiè née dans Kypros et qui fait de doux présents aux mortels. Son visage charmant sourit toujours, et elle porte la fleur aimable de la jeunesse. Salut, Déesse qui commande à Salamis bien bâtie et à Kypros entière ! » (Homère, Hymne à Aphrodite, traduit par Leconte de Lisle, 1868).

Trop de beauté provoque et Aphrodite, déesse de l’Amour, est au cœur de bien des drames. Aphrodite est mariée au très laid Héphaïstos (Vulcain), elle le trompe allègrement, entre autres, avec les dieux Arès (Mars) dont elle aura Éros (Cupidon), Dionysos, Hermès et Poséidon, plus Anchise et Adonis parmi les mortels. Désignée par la pomme d’or de Pâris comme la plus belle des femmes, elle fut à l’origine de la guerre de Troie.

Mais Aphrodite est aussi la déesse de la fécondité et fertilise les champs. Son culte fut si réputé à Chypre, au sanctuaire de Palea Pafos de Kouklia, que les bateaux affluaient au port de Pafos des quatre coins de la Méditerranée orientale. Les orgies nocturnes et « dionysiaques » étaient fort bien conçues : les hommes payaient pour déflorer de jeunes vestales, mais comme l’acte était sacré, elles pouvaient quand même se marier par la suite… Ces cérémonies avaient un succès retentissant, on le comprend. Le culte fut aboli par l’empereur byzantin Théodore et un tremblement de terre fit le reste au IVe siècle.

Les rendez-vous de l'amour

Anne-Marie Minvielle
Sur les pas d’Aphrodite, après la visite des musées archéologiques de Lefkosia et de Larnaka et celle des petits temples de Kition et d’Amathous, l’itinéraire principal sur la route côtière passe par le lieu où, selon Homère, naquit Aphrodite : Petra tou Romiou. De magnifiques rochers clairs encadrent une plage, à voir entre deux arrivées de cars touristiques.

Continuant vers Paphos, on rejoint le village de Geroskypou, de Hieros Kypos, « le jardin d’Aphrodite ». Là s’arrêtaient les pèlerins se rendant au sanctuaire d’Aphrodite de Palea Pafos (notre photo), à Kouklia. Le site panoramique, sur une colline dénudée non loin de l’église byzantine d’Agia Praskevi, n’offre que quelques ruines, sinon les vestiges d’un autel sacrificiel. L’imagination prend le pas… Un musée, dans le manoir des Lusignan (XIVe siècle), abrite la fameuse pierre noire qui symbolisait le culte de la déesse, ainsi qu’une mosaïque suggestive de Léda et son cygne.

Remontant vers la presqu’île d’Akamas jusqu’à Latsi, on arrive aux Bains d’Aphrodite. La petite grotte, où la déesse se baignait nue sous un figuier pour garder une éternelle jeunesse, évoque ses amours avec le bel Adonis. Mais l’eau, réputée avoir le pouvoir de jouvence, n’est pas potable…

Il vaut mieux suivre les sentiers balisés d’intérêt botanique, « Aphrodite » et « Adonis » qui mènent à la baie de Chryssochous. Étrangement, tous ces lieux-dits « aphrodisiaques », du rocher à la grotte, comportent des buissons chargés de rubans. Ex-voto contemporains pour quelques vœux païens, sans doute ?

Dionysos, Thésée et les autres

Anne-Marie Minvielle
Il n’y a pas qu’Aphrodite à Chypre : les dieux et demi-dieux de l’Olympe forment une grande famille et beaucoup de légendes font rêver…

Inutile d’emporter un livre pour les soirées entre Pafos et Lemesos, la mythologie suffit. À Kato Pafos, la visite des tombeaux des notables de la vallée des Rois (notre photo) donne le goût de l’archéologie, surtout pour ce site naturel en bord de mer.

Sur le port même de Pafos dont Cicéron fut gouverneur, et non loin du fort des Lusignan (XIIIe siècle), les mosaïques romaines des maisons de Dionysos, Thésée et d’Aion pâlissent sous le soleil. Tenue sport pour apprécier les saynètes de ce véritable panthéon gréco-romain étendu en bord de mer. Narcisse, Orphée, Pyrame et Thisbé, Icarios, Dionysos et Akmé, Neptune et Amymoné, Apollon et Daphné, Hercule, Cupidon, Phèdre et Hippolyte, Thésée… Ils sont presque tous représentés ici. Et l’on ne se lasse pas d’admirer les chèvres, les léopards, les mouflons, les tigres, les paons et les aigles, véritable zoo aux coloris délicats.

Continuant vers Lemesos, le site archéologique de Kourion s’étale sur des kilomètres, entremêlant les civilisations. Un choix difficile à faire entre les colonnes majestueuses du sanctuaire d’Apollon Hylatés, l’agora romaine, les mosaïques d’Achille et d’Ulysse, les maisons des Gladiateurs ou d’Eustolios, le théâtre et le stade où les sportifs couraient tout nus : les femmes devaient être mariées pour y être admises… Lors des fouilles menées par L.P. di Cesnola en 1873, une partie des trésors fut vendue au Metropolitan Museum de New York

Autour du mont Olympe

Anne-Marie Minvielle
Dans la région de Troodos, le mont Olympe de Chypre (1 951 mètres) ne doit pas être confondu avec le mont Olympe grec (2 917 mètres). Sans aller jusqu’à son sommet occupé par une discrète base militaire, on admire les magnifiques pins noirs centenaires et les cèdres argentés qui s’étendent alentours, dont la vallée des Cèdres derrière le monastère de Kykko.

Près de Troodos, les terrasses désertifiées des mines d’amiante et de chrome sont reboisées de cyprès, genévriers, séquoias, platanes et chênes dorés. On décèle également des mines de cuivre et les carrières de schiste où travailla durement le poète Arthur Rimbaud en 1879-1880. Parc national, la région du Troodos se parcourt à ski en hiver avec quatre remontées mécaniques et en randonnée, l’été. Parmi de nombreux sentiers, ceux de Troodos offrent de très beaux panoramas : celui d’Artémis (7 kilomètres autour du mont Olympe), d’Atalante (12 kilomètres vers les mines de chrome), de Kaledonia (3 kilomètres vers la cascade) et de Perséphone (3 kilomètres) sont bien balisés.

Plus important, le sentier européen E 4 qui traverse l’île d’est en ouest, permettra peut-être d’observer le rare mouflon chypriote ou encore l’aigle royal. Vous reconnaîtrez facilement le chant sonore de la mésange noire à son pitchou-pitchou-pitchou... Au nord-ouest, la zone naturelle protégée de la presqu’île d’Akamas est une réserve naturelle, bordée de forêts de caroubiers sur le littoral, véritable paradis pour les tortues marines protégées à Lara.

Et la Vierge remplaça la déesse...

Anne-Marie Minvielle
Pas moins de dix églises byzantines sont classées au Patrimoine mondial de l’Unesco dans les monts du Troodos. Qui pourrait deviner que ces très modestes bâtisses, ressemblant plutôt à des granges, renferment de véritables trésors ?

Réfugiés dans ces vallées aux VIIe-VIIIe siècles pour y abriter leurs icônes et leurs manuscrits loin des incursions arabes, les moines byzantins y imposèrent petit à petit le culte de la Vierge. Une richesse inouïe d’icônes, d’orfèvreries et de fresques en décore l’intérieur, ce qui explique qu’elles sont soigneusement fermées. Leur accès, souvent au bout de petites routes, n’est pas ouvert aux cars et il faut parfois demander la clef au pope du village.

Trois vallées autour de Troodos sont à visiter pour ces merveilles de l’art byzantin : celle de Pitsilia avec Stavros tou Agiasmati, Sotiros, Timios Stavros et Panagia tou Araka ; celle de Solea avec Agios Nikolaos, Panagia Podithou et Panagia Asinou ; celle de Marathasa avec Agios Ionnis Lambadistis, Panagia tou Moutoulla et l’église de l’archange Gabriel.

Parmi les plus belles et les plus faciles, celle d’Agios Nikolaos tis Stegis, située à cinq kilomètres du beau village de Kakopetria, est entièrement décorée de peintures murales des XIe et XVIIe siècles, dont le martyr de saint Sébastien (notre photo) et ses quarante compagnons à la conception picturale très moderne ainsi que le cheval de saint Georges. Voisine, à Galata, l’église de Panagia Podithou cache sous un humble toit, des peintures de style italo-byzantin de la fin du XVe siècle. On remarquera les donateurs français, seigneurs de Lusignan, au pied de la Vierge. Comptez au moins deux jours si vous voulez toutes les voir. Les photographies intérieures sont interdites.

Un herbier divin

Anne-Marie Minvielle
Avec 700 kilomètres de côtes protégées — pourvu que cela dure — et des réserves nationales, Chypre, surnommée « la perle verte de l’Orient », a gardé une nature presque intacte. Les plantes, suivant différentes versions mythologiques, se racontent dans les sous-bois. Et oui, elles ont toutes une origine issue de la mythologie grecque.

Le laurier des bois, Daphne laureola, évoque la légende de la nymphe poursuivie par Apollon et transformée par son père en laurier éternellement vert pour préserver sa vertu. Narcisse, dépérissant d’amour de sa propre image reflétée dans l’eau, fait sortir les beaux narcisses au printemps. Le mûrier blanc, arrosé du sang de Pyrame et Thisbé se suicidant à la suite d’un malentendu, donne depuis « de sombres fruits qui conviennent au deuil », dixit Ovide.

Apollon transforme le sang de son amoureux Hyacinthe, un homme cette fois, blessé au lancer de disque, en la jolie fleur de jacinthe. Du sang d’Adonis, amant d’Aphrodite et tué par le jaloux Arès, jaillit l’anémone rouge printanière, l’Adonide goutte-de-sang, Adonis annua. Coup double, car dans l’émotion, la déesse se piqua le pied avec une épine et ainsi naquit la rose rouge.

Toujours sous le signe d’Aphrodite, on retrouve le papillon orangé Argynne aphrodite, les mollusques bivalves Cyprae, la coquille Saint-Jacques ou conque de Vénus Veneria, la praire Venus verrucosa, voire même la souris maritime, Aphrodite aculeata, petit ver annelé et hérissé qui n’a plus rien à voir avec la belle…

Des dentelles et du cuir

Anne-Marie Minvielle
Il faut savoir faire le tri pour retrouver l’âme chypriote entre le vrai et le faux artisanat. Un tour au musée d’art folklorique de Lefkosia permettra d’en mieux juger. Les motifs géométriques, parfois austères mais colorés, sont la base de toute décoration. Poterie, gravure sur bois, cuir et dentelles se retrouvent un peu partout, l’orfèvrerie étant restée surtout la spécialité de la Chypre du Nord.

L’occupation turque de 1974 a provoqué une réorganisation du savoir-faire artisanal, avec un service d’artisanat chypriote gouvernemental garantissant l’authenticité des produits dans certains magasins. Les coffres en bois de pin ou noyer, se trouvent plutôt du côté de Lefkosia. La dentelle blanche de Lefkara près de Larnaka, réalisée avec du lin, a fait la renommée du village. Les textiles Phythkiotes, brodés de motifs géométriques colorés sont plus rares et chers. Pour mettre tous ces trésors, rien ne vaut un tsestos, panier plat aux motifs stylisés, facile à emporter.

Les bazars et les souks, toujours animés et amusants à visiter, proposent allègrement toute la gamme de copies de sacs en cuir de grandes marques. Un Prada pour 20 € ? Un chemisier en coton pour 15 €… ? Et encore, on discute du prix ! Les icônes restent le privilège de certains antiquaires, sachant que la douane est féroce sur l’exportation. Attention !

Plaisirs de bouche

Anne-Marie Minvielle
Ouzo et mezzés irrésistibles, la cuisine chypriote évoque celles de la Grèce et du Liban, avec un art consommé des épices et de la fraîcheur. Après ou avant un verre d’ouzo de Palmito, le meilleur, on ne peut résister au défilé de la vingtaine de plats du mezzé, à la viande ou au poisson. Un conseil, gardez votre appétit pour la fin et ne vous jetez pas tout de suite sur le pain chaud craquant ou pitta, ni sur la salade de roquette et les premiers hors-d’œuvre. Cela va crescendo et vous ne tiendrez pas jusqu’aux pâtisseries aux amandes et au miel.

Blasés, une autre fois vous pourrez alors goûter à la traditionnelle moussaka, et attaquer les innombrables recettes de la cuisine chypriote. Ainsi les boulettes de veau à l’origan kefthedes sta karvouna, le porc mariné au vin afelia, les crépinettes de viande sheftalia ou les gâteaux de semoule vanillée aux amandes shiamali et les fruits confits glyko.

La culture de la vigne existe à Chypre depuis l’Antiquité, normal avec Dionysos… Les vins sont très honnêtes, avec une préférence pour le cépage blanc Xynistéri et la cuvée Aphrodite. Plus puissant et sucré, à base de raisin noir Mavro, le rouge de La Commandaria A.O.C. qu’exportèrent déjà les Templiers, est produit sur les versants sud des monts Troodos. Le Mouskato ou muscat, l’Oftarmo et le Spourtiko rivalisent sur la table avec un rapport qualité-prix assez élevé. Les énormes jarres en terre cuite à fond conique, utilisées en décoration, étaient destinées à la vinification. Et pour finir, demandez un café chypriote et surtout pas turc, bien que cela soit le même… dans la tasse.

Du soleil 340 jours par an

Anne-Marie Minvielle
Ne vous étonnez pas au début des nombreux et endaxi dans la conversation courante. Tout ceci est positif : il s’agit de oui et de d’accord. Pour le reste, les Chypriotes parlent grec, couramment anglais et pour beaucoup, le français. Et surtout, ils sont très souriants, accueillants et aimables, cela nous change… En règle générale, il ne faut jamais refuser un verre ou l’hospitalité !

Pour la petite histoire, l’île de Chypre est aussi surnommée « l’île aux chats ». Vous en verrez des dizaines. Respectés et utiles, ils chassent les souris mais aussi les serpents. Les ânes des cartes postales anciennes ne sont plus qu’un souvenir. Seules quelques vieilles femmes en noir dans les villages survivent à la légende. Les jeunes filles sont plutôt cool et souvent aguichantes dans ce pays où les hommes apprécient beaucoup la gent féminine, prioritairement blonde. Mais on ne plaisante pas sur la tenue dans les églises et les mosquées.

La conduite à gauche, héritage britannique, et les routes en bon état facilitent un tourisme grandissant et la présence de nombreux tour-opérateurs. Depuis 1974, l’immobilier grandissant du littoral envahit les terres dans une anarchie souvent cacophonique, parfois avec des immeubles à moitié construits. Que deviendra la Chypre de demain qui vit essentiellement du tourisme ? On peut se le demander devant les enfilades de gift shops souvent made in China. « Période de crise, 30 % de réservations en moins cette année ! », se lamente le directeur d’un grand hôtel à Pafos. Et pourtant les Allemands et les Anglais sont légions sur la côte car le soleil est réputé y briller 340 jours par an et les eaux turquoise sont encore parfaitement limpides.

Fiche pratique

Anne-Marie Minvielle
Pour préparer votre voyage, consultez notre fiche Chypre.

Comment y aller ?

- Vols directs Paris-Larnaka par Cyprus Airways, repas ET boissons compris à partir de 350 € TTC.
- On peut voyager à Chypre en bus, taxi privé ou taxi collectif (pas de train). Navettes aéroport Larnaka. Sur place : Voyage et Express, tél. 357-77-77-74-74. Se renseigner auprès de l’office de Tourisme de Chypre.

Adresses utiles

Office de Tourisme de Chypre :
- Paris : 15, rue de la Paix, 75002. Tél. : 01-42-61-42-49.
- Lefkosia (Nicosie) : BP 24535 Cy 1390. Tél. : 357-22-69-11-00.
Toutes les villes et les villages importants possèdent des offices de Tourisme avec une bonne documentation et un accueil efficace.

Où dormir ? Où manger ?

- Entre Larnaka et Lefkosia :
Cyprus Villages, 7740 Tochni, Larnaka. Tél. : 357 24332998. En studio, une semaine pour deux : 666 € environ. Une nuit : 50 € environ. Situé stratégiquement, non loin des aéroports (navette sur demande), Cyprus Villages est un ensemble d’appartements style chypriote, avec cuisine et terrasses, agencés en maisons dans le haut du village de Tochni. Piscine, VTT et balades à cheval complètent le séjour. Restaurant en terrasse et accueil très aimable, on se croirait chez soi !

- À Lemesos :
La Mer, 28th October Street, Elpa Court. Tél. : 357 25356095. Un excellent restaurant, face à la mer, où ne vont encore que les « locaux »… Comptez 30 € pour un inoubliable mezzé au poisson avec vin. Spécialités de poissons frais. Il vaut mieux réserver.

- À Pafos :
Coral Beach Hôtel Resort, BP 62422, 8099 Pafos, Coral Bay. Tél. : 357 26881000. Chambre double à partir de 91 € suivant la vue et la saison. Jusqu’à 2 650 € pour la suite royale… Un endroit de rêve, très abordable qualité-prix, avec plage privée, piscine olympique et soirées à thèmes. Cinq restaurants pour tous les goûts. Compter 25 € pour un mezzé.
Theo’s Seafood : 100 Apostolou Pavlou av., 8046 Paphos. Tél. : 357 26932829. Sur le port, entre le fort et les mosaïques. Poissons grillés frais. Daurade ou sardines : 13 €.

- Région du Troodos :
Forest Park Hotel, BP 59018, 4825 Platres. Tél. : 357 25421751. Pour son aspect délicieusement désuet. Le roi Farouk d’Égypte y descendait avec ses quarante femmes autrefois… et pour sa fraîcheur montagnarde en été. Chambre double standard à 100 € environ.
Hôtel-restaurant The Mill : 8 Milos St. Kakopetria. BP 11533. Tél. : 357 22922536. Domine le village ancien de Kakopetria. Pour ses belles chambres et sa cuisine chypriote de goût (truite maison), sur les conseils du patron. Chambre double de qualité à partir de 70 €.
Hôtel Petit Palais : BP 59002, 4825 Pano Platres. Tél. : 357 25422723. Chambre double à 60 € environ. Moussaka du jour à 8 €.

À voir. À faire

Six routes des Vins balisées sillonnent les versants sud des monts Troodos :
- depuis Pafos : Laona-Akamas, Vouni Panagias-Ambelitis et Diarizos Valley ;
- depuis Lemesos : Krasochoria, Commandaria et Pitsilia.
- Musée du vin à Erimi

Les musées archéologiques sont nombreux à Chypre, parmi ceux concernant Aphrodite, voire le plus important, le musée de Lefkosia (marbre d’Aphrodite, salle V) : 1 av. Mouseiou (fermé dimanche après-midi).
Larnaka, Pafos, Kouklia, Lemesos en possèdent aussi. Les sites sont tous payants et cela peut faire augmenter très vite le budget.

Artisanat chypriote : Lefkosia (186 Athalassa av.), Larnaka (6 Cosma Lysioti), Lemesos (25 Themidos), Pafos (64 Apostolos Pavlos av.).
Centre d’artisanat de Lefkosia : 186 av. L. Athalassas (fermé les mercredi et samedi après-midi, ateliers).
Musées d’Art populaire de Lefkosia, Lemesos, Geroskipou.

Randonnées : renseignements auprès des offices de Tourisme de Lefkosia, Lemesos et Platres. Topoguide E4 au Cyprus Tourism Organisation.

Fêtes et manifestations autour d'Aphrodite : festival d’Aphrodite en été, opéras dans le cadre de la forteresse de Pafos. Se renseigner auprès de l’office de tourisme de Pafos.

Psst... En plus, il y a un cadeau à l'inscription à nos newsletters !

Le meilleur de nos reportages, idées et carnets de voyage

Réductions, gratuités & actualités voyage à ne pas manquer

Les idées Week-ends, les derniers reportages à Chypre

Chypre, côté Sud : un voyage dans le temps

Chypre, côté Sud : un voyage dans le temps

Avec sa situation stratégique dans le bassin Levantin, à l’est de la Méditerranée, Chypre a suscité bien des convoitises tout au long de ses 12 000 ans d’histoire. S’y sont succédé Assyriens, Perses, ...

Bons plans voyage Chypre