Sergilla et Saint Siméon![]() Sergilla apparaît dans les brumes d’un après-midi de décembre. Elle fait partie du quarteron de villes mortes autour d’Alep (à 80 km), anciennes cités romaines, byzantines ou arabes qui ont vu le jour entre les IIIe et VIe siècle ap. J.-C. À l’arrivée sur le site, une impression étrange nous saisit : il n’y a personne, comme si la ville avait été désertée il y a quelques heures… Y a quelqu’un ? La nécropole est là, les tombeaux entrouverts, laissant apparaître des motifs byzantins. On erre telles de pauvres âmes à l’abandon près des thermes, très élégants. La pierre est verdie, presque jaune, rougeâtre. Cet endroit intrigue. Le gardien très jeune arrive sur sa moto pétaradante pour réclamer les 75 livres syriennes (1 euro). Ouf ! un signe de vie. Les linteaux, les arches, les colonnes sont dessinés avec délicatesse. Manifestement, les anciens habitants de ce village des IVe et Ve siècles savaient y faire. Étrange bâtisse que l’andron, « lieu des hommes » avec ses élégants chapiteaux. Notre monument préféré reste la demeure à étage pour les arches élancées dans le sens de la longueur ! Du grand art !
Photo : Patrick de Franqueville |
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