Notre traversée aura servi au moins à faire tomber un préjugé : en se focalisant sur une minorité d’agités, l’ambassade de France omet de dire qu’il existe aussi une grande majorité de Colombiens pacifiques et généreux, impatients de faire connaître un pays exceptionnel.
Partout, nous avons été reçus à bras ouverts. Dans l’hôtel Bellavista de Carthagène, où le personnel et les clients se mélangeaient pour former la plus charmante pension de famille qui soit. Ou plus loin sur la route, quand après une nuit dans le jardin d’une maison de retraite, nous avons eu droit à une prière collective pour mettre les anges de notre côté en cas de mauvaise rencontre (!).
Les enfants surtout étaient curieux de notre aventure. Ils prenaient d’assaut notre roulotte, nous posaient plein de questions, nous ont même une fois pris en photo et demandé des autographes ! Et, à Bogotá, des amis d’amis (!) n’ont pas hésité à nous héberger plusieurs jours, dans le but avoué de vaincre nos derniers préjugés. Tant de gentillesse d’un côté, de richesses naturelles et historiques de l’autre, je crois que c’est en feuilletant leurs albums que nous nous sommes promis de revenir…