Ce qui a, en premier lieu, sûrement frappé mon œil occidental et créé une sorte de malaise qui avait du mal à dire son nom (de la commisération ? un sentiment de supériorité mal placé ?), c'est la misère. La vie, ici, est si loin des standards occidentaux (souvenons-nous de ces chiffres édifiants : 20 % de la population la plus aisée consomme la moitié des richesses du pays et 51 % de la population âgée de plus de dix ans est analphabète…).
Les gens sont-ils malheureux ? Je l'ignore… Ici, les extrêmes se côtoient. Ou tu es riche ou tu es pauvre. Pas d'intermédiaire. Ce qui étonne peut-être, c'est l'absence de classe moyenne, en tout cas, au sein de la médina. Cette classe moyenne qui, soit dit en passant, masque dans nos contrées septentrionales l'indigence sous les dehors d'une vie plus acceptable.