Halte pour déjeuner à 70 km de la frontière chinoise - beaucoup de panneaux sont d'ailleurs en chinois. Le resto est à côté d'un hospice. On entre dans la cuisine - j'adore faire ça ! et tout est tellement frais ! Derrière, ils sont en train de tuer le poulet que l'on va bientôt manger. Dans la cuisine, les filles coupent la ciboulette, les oignons frais et les petits piments avant de les jeter dans l'huile brûlante du wok. Puis elles y ajoutent les épices et les sauces ; ça sent bon ! Après avoir aidé à décortiquer le persil, on prend une bière Lao avec le chauffeur du taxi-brousse. Puis, les plats arrivent ! Mmh ! C'est parfumé, mais malheureusement le poulet n'a que la peau sur les os ! Après le repas, je m'assois à la terrasse d'à côté, où les hommes jouent au billard pendant que des femmes enveloppent de la viande séchée dans des feuilles de bananier qu'elles suspendent ensuite afin de les vendre.
Le village des Akha No Koui est assez décevant. On se fait assaillir par des Akha qui ont le sens du business et qui veulent tous nous vendre leurs sacs brodés. Ça se voit que des touristes sont déjà passés par là. C'est triste ! Mais dans vingt ans, ça sera sûrement partout comme ça…