Visiter Hospice du Grand Saint-Bernard, Voyage Suisse
Activités à faire, lieux à voir - Tourisme Hospice du Grand Saint-Bernard, Col du Grand-Saint-Bernard
À la frontière entre la Suisse et l’Italie, perché à 2 473 mètres d’altitude au cœur des Alpes valaisannes, l’Hospice du Grand-Saint-Bernard est un lieu de passage et d’accueil millénaire. Fondé pour secourir les voyageurs bravant les périls de la montagne, ce monument emblématique perpétue sa tradition d’hospitalité, accueillant pèlerins, randonneurs et visiteurs en quête de spiritualité ou de quiétude. Plus qu’un simple édifice, c’est un refuge d’humanité dans un décor naturel spectaculaire.
Hospice du Grand Saint-Bernard en quelques mots
L’histoire de l’hospice remonte aux environs de 1050, lorsque saint Bernard de Menthon, archidiacre d’Aoste, fonda un refuge pour les voyageurs et pèlerins qui franchissaient ce col alors nommé Mont-Joux. À une époque où le passage était semé d’embûches, entre conditions climatiques extrêmes et brigandage, l’hospice offrait un abri vital. Depuis près d’un millénaire, sa mission est assurée par la congrégation des Chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard, qui suivent la règle de saint Augustin.
L’édifice lui-même, imposant et robuste, a évolué au fil des siècles. L’église actuelle date d’une rénovation de 1686. Le bâtiment principal a été surélevé au début du 19e siècle. L’hospice est également indissociable d’un épisode historique marquant : le passage de Napoléon Bonaparte et de son armée de 40 000 hommes en mai 1800, lors de la seconde campagne d’Italie. C’est aussi en ce lieu que fut créée la race des chiens Saint-Bernard, initialement pour la garde puis comme auxiliaires de secours pour retrouver les voyageurs égarés dans la neige.
Tout savoir pour préparer sa visite à l’Hospice du Grand Saint-Bernard
- Comment y aller : durant la saison estivale, de début juin à mi-octobre environ (selon l’enneigement), la route du col est ouverte aux véhicules depuis la Suisse (Bourg-Saint-Pierre) et l’Italie (Val d’Aoste). En hiver, la route est fermée et l’accès se fait uniquement à skis de randonnée ou en raquettes depuis le Super-Saint-Bernard, côté suisse. La montée représente alors environ 5 km pour 500 m de dénivelé, soit deux à trois heures de marche. Il est impératif de se renseigner sur les conditions météorologiques et d’enneigement avant de partir.
- Durée de visite : la visite du musée et de l’église peut prendre une à deux heures. Pour une expérience plus immersive, il est possible de séjourner à l’hospice.
- Tarifs détaillés : l’accès à l’église est gratuit. Pour le musée, les tarifs sont les suivants : Adultes : 12 CHF ; Seniors : 10 CHF ; Enfants, étudiants et apprentis (jusqu’à 24 ans) : 7 CHF. Des tarifs de groupe et pour les familles sont disponibles. Il est conseillé de consulter le site officiel pour les tarifs d’hébergement.
- Ouverture et horaires : l’hospice est ouvert toute l’année pour l’accueil. Le musée est accessible uniquement pendant la saison estivale, tous les jours de 10 h à 18 h (dernière entrée à 17 h 30), en fonction de l’ouverture de la route.
- Bons plans : pour les marcheurs, l’hébergement à l’hospice en dortoir ou en chambre offre une expérience authentique. Les repas sont pris en commun. Il est aussi possible d’assister aux offices religieux de la communauté.
Que voir lors de sa visite à l’Hospice du Grand Saint-Bernard ?
- Le musée de l’hospice : installé dans un bâtiment adjacent, le musée retrace l’histoire du col et de l’hospice. Il présente des collections variées : objets archéologiques de l’époque romaine, éléments sur l’histoire naturelle (faune, flore, minéralogie) de la région, et des informations sur la vie des chanoines et la fondation de l’hospice. Une partie est bien sûr consacrée aux célèbres chiens Saint-Bernard.
- L’église baroque et son trésor : consacrée en 1686, l’église de l’hospice est la plus haute d’Europe. Son architecture et son mobilier baroque contrastent avec l’austérité de la montagne environnante. Le trésor de l’hospice conserve des objets liturgiques et des œuvres d’art accumulés au fil des siècles, dont un buste-reliquaire de saint Bernard datant du 13e siècle.
- Le chenil des chiens Saint-Bernard : durant la période estivale, des chiens de la Fondation Barry (qui a repris l’élevage historique) sont présents au col. Il est possible de les voir dans leur chenil, rappelant leur rôle historique dans le sauvetage en montagne.
- Le cénotaphe du général Desaix : dans l’église se trouve un monument commémoratif dédié au général Desaix, tombé à la bataille de Marengo en 1800. Son tombeau fut commandé par Napoléon Bonaparte, qui avait été impressionné par l’accueil des chanoines.
FORMALITÉS
- passeport
- carte d'identité
DÉCALAGE HORAIRE
DURÉE DE VOL DIRECT
- Papiers (UE) : carte d'identité ou passeport en cours de validité.
- Meilleures saisons :
- pour les lacs suisses, le printemps ou l'automne ;
- pour les randonnées ou l'alpinisme, l'été ;
- pour les vignobles jurassiens, l'automne ;
- pour le ski, l'hiver bien sûr !
- Durée de vol direct depuis Paris : 1h15 pour Genève, 1h30 pour Zurich.
- Décalage horaire : aucun.
Infos pratiques
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Photos Hospice du Grand Saint-Bernard





















