À l'instar de leurs
ancêtres argentiques, les appareils photo numériques se servent
de la lumière pour créer une image. Mais tout numérique qu’il
soit, c’est d’abord un appareil photo avec les mêmes critères
de choix que ceux de l’argentique: optique, ergonomie, flash…
Avec une seule différence de taille: la
pellicule n’existe plus.
À la place du film, un capteur qui n'est rien d'autre qu'une
série de composants électroniques sensibles à la lumière
et qui, à l’aide des logiciels associés dans l’appareil,
assure la qualité de la restitution des couleurs. Le capteur
reçoit la lumière et la convertit point par point en valeurs
électriques. Plus le nombre de points d’analyse (pixels pour
picture elements) sera important, mieux les détails seront
restitués.
Lorsque les pixels sont frappés par la lumière, ils convertissent
les particules lumineuses en champ électrique. Le résultat
est analysé puis transféré sous forme de fichier numérique
par un microprocesseur contenu dans le boîtier et sauvegardé
dans la carte mémoire de l'appareil.
Ainsi l'élément central d'un appareil
numérique est son capteur.
De ses caractéristiques découlent en grande partie celles
de l'appareil.
Comme l'image est capturée par les pixels du capteur, la
quantité de pixels est donc déterminante pour
la qualité finale de l'image. Cette valeur est appelée résolution et
exprimée en nombre de pixels (6, 8, 12 mégapixels, «méga»
signifiant million) ou en nombre de pixels utilisés pour
créer l'image, énoncé sous forme de valeurs horizontale et
verticale, par exemple: 2896 × 1944 pixels (soit 5,6 millions
de pixels).
Un corollaire de la résolution d'un capteur est aussi la
taille maximale à laquelle l'image
pourra être imprimée,
qu'elle soit imprimée dans un magazine ou chez soi. En effet,
pour créer une image lisse qui pourrait se comparer à celle
issue d'un film photo, une certaine densité de pixels par
pouce est requise et cette densité entraîne les dimensions
de l'image imprimée.
Plus le nombre de pixels est élevé, mieux les détails seront
restitués. Aujourd'hui, on trouve des appareils allant jusqu’à
16 millions de pixels (16 mégapixels ou 16 Mpix) mais pour
obtenir des images de format traditionnel (10 × 15 cm), 3 Mpix
sont amplement suffisants.
Aujourd’hui, le moins cher des compacts
propose au minimum 6 Mpix, ce qui est largement suffisant
pour agrandir votre photo au format A4 (format d’une feuille de papier standard
de 21 × 29,7 cm). Au-delà, on optera pour une résolution
plus élevée.
Mais attention, la quantité n’est pas forcément synonyme
de qualité. Interviennent aussi entre autres la qualité optique
des objectifs et la puissance du logiciel interne de traitement
de l’image. Mieux vaut 8 Mpix bien gérés dans un reflex que
10 Mpix dans un compact.
Ainsi, à capteur de taille équivalente, plus il y a de pixels
dans un compact, plus les photosites qui composent le capteur,
de par leur plus petite taille, sont sensibles aux signaux
parasites, le fameux bruit numérique. Ce bruit se traduit
par une multitude de points multicolores qui dégradent l’image.
Cela est surtout sensible lors de prise de vue à faible luminosité,
pourtant un des avantages majeurs du numérique.
C’est la taille du capteur qui fait
la différence : plus
il est grand, plus la restitution de l’image sera conforme.
La poussière
La poussière est la grande ennemie de votre capteur, qui
l'attire immanquablement ! Et une poussière sur votre capteur
se verra sur votre photo. Oui, cette petite (ou grosse) tache
noire qui gâche votre photo...

Il
existe plusieurs solutions dont voici les principales :
- Avoir un appareil photo style compact ou bridge dont on ne
peut pas changer l'objectif. Sans ouverture au niveau du
capteur, les poussières ne rentreront pas. Mais en général
ce genre d'appareil n'est pas totalement hermétique et
avec le temps ou les conditions météo (vent dans un endroit
poussiéreux...), il peut y avoir des poussières qui pénètrent.
Mais un compact peut se garder à l'abri d'une poche.
- Dans le cas d'un reflex, ne jamais
changer d'objectif. Avec
un zoom 18~200 mm par exemple, on couvre du grand-angle au
télé... Mais la remarque précédente est aussi valable, sauf
peut-être dans le cas des reflex haut de gamme au boîtier
tropicalisé plus hermétique.
- Pour les baroudeurs et tous ceux qui travaillent dans des
environnements hostiles, il existe des petits
nécessaires de nettoyage du capteur. Ainsi on peut le nettoyer durant
son périple ou à chaque retour de voyage. On peut aussi le
donner à nettoyer à un professionnel photo.
- Achetez un boîtier avec un vibreur
antipoussière. En général,
reflex de haut de gamme, bien que ce procédé tende à se généraliser
petit à petit chez les reflex... Reste qu'à chaque fois que
vous changez d'objectif, vous devrez faire fonctionner le
vibreur. Et certains appareils permettent de choisir une
automatisation du nettoyage, tous les jours, toutes les heures,
voire plus souvent encore... Mais l’efficacité n’est pas à 100 % même pour les meilleurs
de ces vibreurs.
Dans les boîtiers reflex haut de gamme, utilisez la fonction
Image Dust Off (correction de poussière). Au retour, utilisez
un logiciel de retouche photo. Encore faut-il le maîtriser
un peu et cela prend du temps.
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