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Elle
semble bien loin, l'époque où Jean-Claude Dus apprenait
le « planter de bâton » vêtu d'une
combinaison de ski jaune. Ces dix dernières années ont
vu l'apparition de nouvelles disciplines toujours plus ludiques. Les
skieurs veulent des sensations fortes : gagner en vitesse, se coucher
dans les virages ou se dépasser physiquement, il y en a désormais
pour tous les goûts. - LE SKI ALPIN: il procède d’une technique sur le virage. « Fléchir les genoux vers l’avant » et « se jeter dans la pente » sont des prières que formulera bien souvent votre moniteur lors des premiers cours. Pour être à l’aise, il est préférable de commencer tôt. Sachez que si vous vous y mettez tard, la plupart des blocages sont d’origine psychologique. La capacité à progresser rapidement est en effet proportionnelle à la volonté de se sentir à l’aise, la technique n’étant qu’un moyen de l’atteindre. Donc relax et ayez confiance en vous ! De plus, la réelle évolution du matériel avec de nouvelles formes de ski et de nouveaux matériaux permet aujourd’hui un apprentissage nettement plus facile. - LE SKI DE FOND: depuis les J.O de 1968, le ski de fond ne cesse de faire des adeptes, au point que toute station, même célèbre pour son domaine de ski alpin, se fait un devoir de mettre en place son parcours nordique. Il faut tout de même différencier la pratique réellement sportive de la « balade ». - LES SKIS PARABOLIQUES OU CARVING : ces skis taille de guêpe ont remplacé les skis alpins traditionnels. Désormais, les fabricants ne jurent plus que par eux. Qu'ont-ils de plus que les skis classiques ? Du fait de leur physionomie, les skis paraboliques sont beaucoup plus faciles à manipuler. Spatules surdimensionnées et taille de guêpe, c'est la formule gagnante du virage facile et serré. À un plus haut niveau, les skis de carving permettent un enchaînement plus rapide de virages courts (godille pour les initiés). Ils sont aussi parfaits pour effectuer de grandes courbes, au cours desquelles le skieur peut se coucher dans la pente et toucher la neige avec son gant. Des sensations agréables, qui se rapprochent de celles procurées par le snowboard. Et puis, surtout, on peut enfin se la jouer malgré son niveau deuxième étoile. - LE HORS-PISTE OU FREERIDE : discipline très à la mode depuis quelques années, le freeride attire les skieurs à la recherche de sensations fortes. Faire sa trace dans un espace vierge, sortir des sentiers balisés, il faut avouer que ça a un côté excitant. Skier hors-piste nécessite cependant une technique irréprochable et une bonne connaissance de la montagne : connaître les endroits praticables, les conditions météorologiques, avoir avec soi un kit de survie et être en mesure de joindre les secours en cas d'urgence. Glisser sur la poudreuse est une chose. Déclencher une avalanche en est une autre. Certaines stations ont donc choisi d'aménager des domaines balisés qu'ils ne dament pas. Les skieurs y trouvent toutes les sensations d'une glisse en poudreuse, sans les risques du hors-piste. Un compromis que l'on ne peut que vous conseiller. Et si, vraiment, vous refusez de vous soumettre aux règles du « skier en toute sécurité », alors faites appel à un guide de haute montagne. N'oubliez pas que le hors-piste fait plusieurs victimes chaque année.
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LE SKI FREESTYLE :
nouvelle spécialité qui se situe entre le ski acrobatique
et le surf des neiges pratiqué dans un snowpark. Concrètement,
il s'agit d'effectuer des figures, si possible nombreuses et complexes,
dans les modules du snowpark (couloirs, corniches, Big Air, Half Pipe
et autres engins de torture). Spectacle garanti.
- LE SKI DE VITESSE OU KILOMÈTRE LANCÉ : techniquement, cette discipline des Jeux Olympiques ne paraît pas si compliquée. Fléchir les jambes comme en position de schuss, puis se laisser aller… facile ! Oui, mais c'est sans compter sur une inclinaison de la pente de l'ordre des 70 %, un dénivelé de la piste d'environ 500 m, et une vitesse comme on n'a plus droit d'en atteindre au volant de sa voiture. Un sport extrême, donc, mais que l'on vous conseille d'essayer, si vous avez le coeur bien accroché et les nerfs solides. Utiliser de préférence une piste aménagée (on vous prête casques et skis) comme, apr exemple, aux Arcs ou à La Plagne. Calendrier des compétitions et résultats sur le site de l'association France Ski de Vitesse : www.kl-France.com/.
- LE SKI-JOËRING OU SKI ATTELÉ : apparue dans les Alpes au début du 20e siècle, cette pratique est originaire des grands espaces enneigés, à l'époque où le cheval était le seul moyen de transport en hiver. Principe : chaussé de skis, on se fait tracter par un cheval sur la neige. La discipline, très populaire dans les pays nordiques, convient parfaitement aux amoureux de la nature. Elle s'est implantée en France il y a une dizaine d'années, et compte désormais de nombreuses variantes : du simple loisir aux courses style hippodrome, en passant par le ski-joëring artistique. Les débutants pourront s'y essayer dans de nombreuses stations, encadrés par un moniteur d'équitation.
- LE SKI DE RANDONNÉE : autrefois réservé à une petite élite de sportifs, il s’est démocratisé depuis peu. Le ski de randonnée allie la frénésie des descentes sur pentes vierges du ski alpin et les sensations de l'effort physique du ski de fond. Les skis sont équipés de fixations articulées, qui permettent de libérer le talon lors de l'ascension et de le fixer lors de la descente. Pour mieux accrocher sur la neige, le skieur de randonnée - appelé aussi skieur-alpiniste - colle des « peaux de phoque » sous ses skis, qui depuis longtemps ne sont plus en phoque (merci B.B !) mais en matière synthétique antidérapante. Il est vivement conseillé d'être encadré par des guides pour pratiquer ce sport qui nécessite une bonne connaissance de la montagne. Pour tout savoir sur l'histoire du ski de rando et nourrir son imagination de belles images, voir le site de l'association Traces : www.bivouak.net.
- LE TÉLÉMARK : style d’une vraie élégance, mais pratique d’une grande technicité : on négocie les virages en pliant fortement les genoux (l’arrière de la chaussure n’est pas fixé) pour placer le ski aval très en avant du ski amont. Le premier virage télémark est effectué en Norvège, dans la province du même nom, en 1868. À l'époque, on se déplaçait à ski, mais on évitait les pentes trop raides de peur de ne pas parvenir à freiner. Le père du télémark, Sondre Northeim, met au point une technique de virage à ski inspirée de la marche à pied. Dans les années 1980, après plus d'un siècle passé dans l'ombre, le télémark est reconnu sport de compétition par la FIS (Fédération Internationale de Ski). Aujourd'hui synonyme de liberté, il est pratiqué dans toutes les stations. Le télémark se pratique sur piste comme sur freeride. Plus de renseignements sur le site de l'association québécoise Les Talons Libres de l'Estrie, http://cf.geocities.com/talonslibres/.
- LE SKI CROSS ou SKIERCROSS: réservé aux casse-cous (épreuve phare des X-Games, JO de l'extrême particulièrement médiatisés outre-Atlantique). Il s'agit d'un dérivé des boardercross et snowboard cross actuels, né aux Etats-Unis pour les besoins d'une chaîne de télévision. Le principe est simple : tracez un parcours d'environ 600 m de long, creusez des bosses et autres difficultés, et installez une trentaine de portes. En haut de la piste, disposez 4 à 6 concurrents. Le premier arrivé en bas a gagné. Autant dire que cette discipline est un casse-pipe sans nom. Pour le plaisir des yeux, donc…
- LE SNOWBLADE : se pratique sans bâton, avec des mini-skis de 60 à 90 cm de long. Facile et rigolo, il permet à tous les skieurs de niveau moyen de faire des sauts et des figures dans le snowpark, ou de descendre une piste noire truffée de bosses en un temps record. |