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Première
étape déterminante : définir un projet réalisable,
et étudié jusque dans les moindres détails, pour
pouvoir présenter un dossier " bétonné "
à de potentiels parrains financiers.
Tout
commence par une envie, une idée au début plutôt vague.
Seul ou à plusieurs, on se dit qu'on aimerait partir quelque temps
à l'étranger, faire une action concrète pour voyager
" utile ". Une fois cette idée bien ancrée,
il faut établir les contours d'un projet vraiment précis.
Où sera-t-il exécuté ? Quel sera son but :
humanitaire, sportif, documentaire, écolo ? En quoi consistera-t-il ?
Combien de temps sera nécessaire ? Il faut à la fois
prendre en compte ses envies, ses compétences (qu'est-ce que l'on
pourra apporter sur place ?), mais aussi les besoins locaux.
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La
mission " Match ù Pitchoune
Sport ", entreprise entre mai et août 2003,
a consisté à rénover et développer les
infrastructures sportives de deux écoles de Tarapoto, au
Pérou. Tristan raconte comment, avec Fabien et Émilie,
ils ont progressivement défini leur projet :
" L'idée est venue un peu par hasard. J'étais
chez Fabien, un soir. Je terminais mon stage de fin d'études,
et j'ai balancé en rigolant que je partirais bien monter un
projet humanitaire. Il m'a dit pourquoi pas, moi je suis en année
de césure. On a réfléchi chacun de son côté,
puis on a commencé à mettre des choses sur le papier.
On a fait un bilan de ce qu'on savait faire et de ce qu'on pourrait
éventuellement apporter, et comme on adorait le sport, on s'est
dit qu'on allait axer notre projet dessus, puisque c'est la seule
chose qu'on sait vraiment faire. On a pensé à une intervention
en milieu scolaire, pour toucher des enfants. Pour le pays, on avait
déjà l'idée de partir en Amérique latine,
dans un pays parlant espagnol. Le Pérou s'est défini
parce qu'une bonne amie en rentrait : elle était partie
avec une association et elle nous a dit qu'ils pourraient peut-être
nous aider. " |
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Il
est parfois utile de prendre exemple sur ce qui s'est déjà
fait : l'expérience et les conseils de personnes qui ont déjà
mené un projet similaire peuvent s'avérer précieux.
Certaines associations, comme ABM (Aventure du Bout du Monde) qui gère
notamment les bourses de la Ville de Paris, apportent leur aide pour définir
un projet viable. Défi Jeunes propose aussi un soutien méthodologique
aux futurs candidats à cette bourse, en les mettant par exemple
en relation avec des professionnels qui pourront leur donner un coup de
main (étude de marché, formation, etc.).
Côté
méthodologie pratique, ne pas hésiter à tout noter :
ses idées, ses atouts, ses lacunes, etc. ; cela aide à
faire le bilan des points forts du projet, et de ceux pour lesquels il
faudra trouver de l'aide. Commencer à prendre contact avec des
personnes qui pourront servir de relais sur place. Lorsque l'on est plusieurs,
il faut répartir les rôles : qui s'occupera de la recherche
de partenaires financiers, de la communication, des photos ou des articles,
de la création éventuelle d'un site internet, etc. ?
On peut aussi choisir de monter sa propre association pour mener à
bien le projet, mais attention à peser le pour et le contre, en
fonction notamment des aides financières auxquelles on prétend.
Certaines bourses, comme celles de Zellidja, sont uniquement accordées
pour des voyages en solitaire ; d'autres au contraire s'adressent
exclusivement à des associations : c'est le cas des Dotations
des Solidarités Nord-Sud.
Enfin,
le détail qui fait la différence : donner un nom à son projet ! C'est
ce nom qui en sera la vitrine, qui le rendra facilement reconnaissable
et qui résonnera le mieux aux oreilles des " acheteurs " potentiels.
Faire confectionner des cartes de visite à ce nom, même un simple bout
de carton avec des coordonnées en noir et blanc, ça fait plus " pro ".
Ne pas hésiter à les distribuer !
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Quels
sont les projets qui ont le plus de chance d'attirer l'attention ?
Pour
obtenir une bourse de voyage, la concurrence est souvent rude.
À titre d'exemple, la mairie de Paris a reçu six
cents dossiers pour sa bourse Paris Jeunes Aventures en 2003,
mais elle n'en a retenu que soixante. Pour sortir du lot, il faut
non seulement présenter un projet réalisable, mais
aussi original, innovant, utile. L'association de plusieurs profils
(projet à la fois documentaire et humanitaire, sportif
et scientifique…) peut être un plus. Certaines bourses,
qui encouragent la vocation, sont attribuées de préférence
à des projets qui seront le point de départ d'une
action à plus long terme : création d'une association,
insertion dans un domaine professionnel. Mais la meilleure recette
reste une motivation à toute épreuve !
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Une
fois son projet précisément défini, que l'on choisisse
d'aller tourner un documentaire sur les rites funéraires des Tingassoba
en pays Mossi au Burkina Faso, de traverser l'Amérique du Sud au
Nord à vélo ou bien de construire une école au Népal,
il va falloir passer à l'attaque, pour convaincre des parrains
potentiels. Trois chantiers vont alors devoir être menés
en parallèle : la rédaction d'un dossier de présentation,
la recherche de sponsors et la demande de bourses.

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