![]() |
|
1. Pourquoi trekker (alors qu'on pourrait tranquillement rester chez soi) ?
Évidemment,
il faut aimer la nature et sa préservation. Certaines agences comme Atalante
ont développé une véritable charte éthique, selon laquelle les trekkeurs
" ont une responsabilité vis-à-vis de l'environnement ". Plus question
de considérer la nature comme son jardin ou son terrain de sport personnel,
au contraire : le trekkeur n'est plus qu'un invité qui a intérêt à se
faire tout petit. Ne nous plaignons pas de cette prise de conscience,
qui permettra peut-être un jour de ne plus trouver de bouteilles de pinard
au détour des sentiers ! 2. Qui peut trekker ? " Moi, faire
du trekking ? J'ai pas le niveau ! " Combien de fois avons-nous entendu
ça ! Nous rappelons bien haut : il n'est pas nécessaire de s'appeler Rambo
pour s'aventurer sur les chemins du trek. Il suffit juste de jouir d'une
bonne condition physique générale. Ce qui ne signifie pas non plus qu'on
doive se lancer du jour au lendemain dans trois semaines de trek sur le
GR 20 corse ! Marcher est une chose, marcher pendant plusieurs jours avec
une charge sur le dos en est une autre. Le trekking, c'est comme le reste,
il faut y aller progressivement. 3. Où trekker ?
- Les déserts chauds : tout près de chez nous, il y a aussi le roi des déserts, le Sahara. Malheureusement, les événements politiques de ces dernières années ont rendu peu accessible sa partie la plus belle, le Sud algérien. Consolons-nous en empruntant les accès tunisiens et marocains, moins variés, mais plus sûrs. Ceux qui ont davantage de temps peuvent pousser jusqu'au désert du Ténéré, au Niger, et, encore plus au sud, jusqu'à celui de Namibie, dont les dunes de sable rouge sont les plus hautes du monde. - Les jungles : la reine des forêts équatoriales reste l'Amazonie. Si vous estimez que son versant brésilien est aujourd'hui " has been ", n'hésitez pas à l'aborder par l'Équateur, la Bolivie ou le Pérou. Moins connue mais tout aussi belle, la forêt indonésienne est immense et plus préservée. - Les terres polaires : on pourrait vous envoyer vers l'Antarctique ou la Sibérie, mais notre but n'est pas de nous débarrasser à jamais de nos lecteurs. Même si quelques agences commencent à s'y aventurer (à des prix prohibitifs), ces espaces restent sauvages au-delà de toute limite, et finalement, c'est tant mieux. Le Grand Nord canadien est bien plus accessible : voici un pays dont on dirait qu'il a été conçu pour le trekking ! Cartes, refuges gardés, parcs nationaux, mentalités, tout y est ! Et le mieux pour se donner envie de partir, c'est encore de lire les récits de ceux qui nous ont précédés sur www.trekmag.com : un très bon site pour consulter des carnets de voyage, voire pour publier le sien en ligne. 4. Quand trekker ? Quelques conseils de bon sens : évitez la mousson en jungle, le plein été dans les déserts, l'hiver polaire dans les terres boréales. En montagne, préférez les saisons intermédiaires pour l'observation de la faune et de la flore. Attention aux saisons qui s'inversent dans l'hémisphère Sud. Et si on ajoute à ça les perturbations engendrées par le phénomène météorologique El Niño, on n'y comprend plus rien ! Le mieux est de bien se renseigner avant le départ auprès des offices de tourisme, services météo, maisons des guides, etc. À lire absolument avant de partir (où que ce soit) : Saisons et climats 2003, Éditions Hachette Tourisme : plus de 50 000 données climatiques dans le monde entier. Infos
utiles 5. Avec qui trekker ? - Seul : le trek, c'est comme la plongée sous-marine, on ne part jamais seul. Mais si certains s'obstinent, sachez que marcher seul en pleine nature nécessite de savoir s'orienter (lire correctement une carte, utiliser une boussole ou un GPS n'est pas donné à tout le monde) ou de très bien connaître la zone de trek afin de ne pas se perdre, de repérer les points d'eau et de ravitaillement. - Avec une agence : parmi les principales " généralistes " : Terres d'Aventure, Allibert, Atalante, Club Aventure, La Balaguère, Zig Zag, etc. Certaines sont spécialisées sur des zones particulières : 66° Nord pour les terres polaires, Tamera pour les déserts, Voyages d'Aventure pour les jungles. - Le mieux est encore de prendre un guide local sur place. C'est moins cher qu'une agence, c'est plus " éthique " (aucun intermédiaire dans le paiement), c'est plus sécurisant qu'un trek en solitaire (un touareg saura toujours mieux qu'un GPS où se trouve le prochain point d'eau), cela vous permet de faire une rencontre et de côtoyer les coutumes locales, et enfin, personne ne déchiffrera la nature mieux qu'un guide. Unique inconvénient de cette solution : faire confiance à un inconnu… 7. Avec quoi trekker ?
- Comment
l'emporter ? |