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Ceux
qui ont vu L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch comprendront
de quoi il s'agit… Étudier à l'étranger, en plus de l'avantage indéniable
que cela représente sur un CV, c'est le rêve de beaucoup. Et, chaque année,
l'UE compte près de 50 000 étudiants bénéficiant d'un programme
d'échange universitaire. Malheureusement, la multiplicité des offres,
des destinations, des prix et des façons de partir est souvent un tel
casse-tête que nombreux sont ceux qui s'y perdent et baissent les bras.
Petit tour d'horizon.

Chez
les candidats au départ, il y a ceux qui sont étudiants, ceux qui ne le
sont plus et ceux qui ne le sont pas encore… Tous ont la possibilité d'étudier
à l'étranger, mais pas les mêmes moyens de parvenir à leurs fins. L'abondance
des offres est telle qu'il est impossible de toutes les recenser. On retiendra
les deux options principales : les programmes d'échanges universitaires,
type Socrates, et ceux d'associations spécialisées. Mais inutile de pousser
plus avant si vous ne savez pas vraiment pourquoi partir… Alors voici
quelques bonnes raisons.
Vous
êtes convaincu de l'intérêt d'un séjour d'études à l'étranger, mais devez
convaincre votre entourage ? Voilà qui vous y aidera.
Première raison, vous apprendrez une nouvelle langue, connaîtrez une nouvelle
culture, donnerez une dimension internationale à votre CV… Promouvoir
la capacité d'insertion professionnelle, la coopération et la mobilité,
élargir l'égalité des chances, mais aussi, pour l'UE, améliorer la connaissance
des langues européennes les moins répandues, développer le sentiment de
citoyenneté européenne… voilà qui justifie tout le mal qu'on peut se donner
à envoyer des jeunes - et moins jeunes ! - à l'étranger.
Toutefois, sachez qu'à moins de rester longtemps (plus d'un an), vous
ne reviendrez pas bilingue. Vous parlerez la langue couramment à partir
de six mois environ, surtout si vous jouez le jeu de l'immersion totale
: contacts et amitiés avec les autochtones, partage du même toit, visites…
Si vous voulez rester groupés entre étrangers, communiquez dans la langue
du pays. Les fautes des uns sont corrigées par les autres et les bonnes
expressions des seconds récupérées par les premiers…
Sur le marché du travail, vous aurez plus de chances de trouver un emploi
à l'étranger (20 % des anciens étudiants Socrates), et pour la moitié
de ceux-là, dans le pays qui vous aura accueilli. Les autres ont tendance
à trouver des emplois dans des sociétés à activités internationales (71 %
tout de même !) ou ont des postes en relation avec l'étranger. Sans compter
que vous avez plus de chances d'éviter le chômage de longue durée des
moins de 25 ans.
Enfin, demandez un peu autour de vous… Tous ceux qui ont pu étudier à
l'étranger vous en parleront d'une voix chevrotante, la larme à l'œil.
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