Etudier à l'étranger

Ceux qui ont vu L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch comprendront de quoi il s'agit… Étudier à l'étranger, en plus de l'avantage indéniable que cela représente sur un CV, c'est le rêve de beaucoup. Et, chaque année, l'UE compte près de 50 000 étudiants bénéficiant d'un programme d'échange universitaire. Malheureusement, la multiplicité des offres, des destinations, des prix et des façons de partir est souvent un tel casse-tête que nombreux sont ceux qui s'y perdent et baissent les bras. Petit tour d'horizon.

© Céline PotardChez les candidats au départ, il y a ceux qui sont étudiants, ceux qui ne le sont plus et ceux qui ne le sont pas encore… Tous ont la possibilité d'étudier à l'étranger, mais pas les mêmes moyens de parvenir à leurs fins. L'abondance des offres est telle qu'il est impossible de toutes les recenser. Outre les petits chanceux qui sont inscrits dans des cursus internationaux (de type MBA, école de commerce ou Sciences-Po...), on retiendra les deux options principales : les programmes d'échanges universitaires, type Socrates, et ceux d'associations spécialisées. Mais inutile de pousser plus avant si vous ne savez pas vraiment pourquoi partir… Alors voici quelques bonnes raisons.

Vous êtes convaincu de l'intérêt d'un séjour d'études à l'étranger, mais devez convaincre votre entourage ? Voilà qui vous y aidera.

Première raison, vous apprendrez une nouvelle langue, connaîtrez une nouvelle culture, donnerez une dimension internationale à votre CV… Promouvoir la capacité d'insertion professionnelle, la coopération et la mobilité, élargir l'égalité des chances, mais aussi, pour l'UE, améliorer la connaissance des langues européennes les moins répandues, développer le sentiment de citoyenneté européenne… voilà qui justifie tout le mal qu'on peut se donner à envoyer des jeunes - et moins jeunes ! - à l'étranger.

Toutefois, sachez qu'à moins de rester longtemps (plus d'un an), vous ne reviendrez pas bilingue. Vous parlerez la langue couramment à partir de six mois environ, surtout si vous jouez le jeu de l'immersion totale : contacts et amitiés avec les autochtones, partage du même toit, visites… Si vous voulez rester groupés entre étrangers, communiquez dans la langue du pays. Les fautes des uns sont corrigées par les autres et les bonnes expressions des seconds récupérées par les premiers…

Sur le marché du travail, vous aurez plus de chances de trouver un emploi à l'étranger (20 % des anciens étudiants Erasmus), et pour la moitié de ceux-là, dans le pays qui vous aura accueilli. Les autres ont tendance à trouver des emplois dans des sociétés à activités internationales ou ont des postes en relation avec l'étranger. Sans compter que vous avez plus de chances d'éviter le chômage de longue durée des moins de 25 ans.

Enfin, demandez un peu autour de vous… Tous ceux qui ont pu étudier à l'étranger vous en parleront d'une voix chevrotante, la larme à l'œil. Et ils ne sont pas nombreux : en 20 ans, le programme d'échanges européen Erasmus (le plus connu) n'a envoyé que 1,5 % d'étudiants français à l'étranger.


Un dossier réalisé par Laure Manent
avec les aquarelles de Céline Potard