Culture Zanzibar

Musique et danse

Le taarab

Le taarab (mot arabe signifiant « joie ») est la forme de musique la plus populaire à Zanzibar. C'est un ensemble pouvant compter jusqu'à une quarantaine de musiciens. Les chansons sont des « poèmes chantés » qui mélangent les influences africaines, arabes et indiennes. D'où son originalité.
Les musiciens utilisent des instruments comme l'oud, le qanoun, le nay, le violon, ainsi que l'accordéon, la guitare et l'harmonium. Très présent dans les fêtes locales et familiales (noces). Le genre a été largement féminisé et permet à la chanteuse, dans le contexte d'une société qui n'est pas très permissive, de faire passer des messages sur l'amour à l'intention des hommes.
L'un des meilleurs endroits de l'île pour écouter ce genre de musique est l'amphithéâtre en plein air à l'intérieur du fort arabe de Stonetown. Des concerts s'y déroulent de temps en temps. Dans une atmosphère plus intimiste, concerts parfois le samedi au Monsoon Restaurant (infos sur place).

Le ngoma

Danses africaines rythmées par des tambours ou des percussions traditionnelles.

Mythe littéraire

Outre les épices, les ivoires et les esclaves, Zanzibar a exporté des rêves. Zanzibar ! Voilà un nom qui est une magnifique invitation au voyage à lui tout seul. Nombreux sont les écrivains européens (britanniques et français, notamment) qui ont succombé à son nom, rêvant de voir un jour cette île lointaine.

Mais curieusement, peu d'entre eux y sont venus. Alors on cultiva les fantasmes. On songea fortement à cette île, aux senteurs épicées de l'Orient, on imagina d'exotiques sultans de Perse, mi-hommes, mi-dieux, couverts d'or et de pierres précieuses, assoupis dans la vapeur chaude de harems. C'était bel et bien une invitation au voyage, dans le style baudelairien.

Les livres des explorateurs britanniques, diffusés à grande échelle, enflammèrent encore plus l'imagination du grand public.

Dans son livre Cinq semaines en ballon, Jules Verne (qui n'a pas vu l'île) choisit Zanzibar comme point de départ de son récit de la traversée de l'Afrique : « Elle fait un grand commerce de gomme, d'ivoire, et surtout d'ébène, car Zanzibar est le grand marché d'esclaves. »

Pour le poète Arthur Rimbaud, devenu aventurier en Éthiopie, ce rêve lancinant de Zanzibar prit la forme d'une quête de l'impossible. Il en parla souvent dans sa correspondance, mais il ne s'y rendit jamais. Lui non plus.

Population

1 300 000 habitants vivent dans les îles de Zanzibar et Pemba, dont 350 000 à 400 000 à Zanzibar Town.
À l’origine, l’île était peuplée par des Africains de langue bantoue. Très vite, ces populations se mélangent avec les marchands arabes de la côte, dont ils adoptent certaines coutumes et la langue. Le mélange bantou-arabe donne naissance à la langue swahilie.
Des immigrants venus de Shiraz (Perse) se fixent à Zanzibar, se mélangeant à leur tour avec les habitants. Aux XVIIIe et XIXe siècles, sous le règne des sultans d’Oman, une vague d’immigrants arabes (d’Oman) arrive à son tour, ainsi que des Indiens du Gujarat qui se lancent dans le commerce.

Voilà donc une population particulièrement métissée. Comment s’y retrouver dans ce mélange incroyable ? Sachez qu’il y a aujourd’hui deux groupes, les Swahilis et les Shirazis, pas toujours faciles à distinguer. Les premiers sont beaucoup plus liés historiquement à la côte de l’Afrique de l’Est, tandis que les seconds revendiquent leurs attaches culturelles lointaines avec le monde de la Perse. D’autres font une distinction ethnique au sein même du groupe « arabo-africain », et le subdivisent en deux communautés : les Wahadimus, qui vivent dans le centre et le sud de l’île, et les Washirazis, installés dans le nord de l’île et à Pemba.

Femmes de Zanzibar

Mais le dernier mot appartient aux femmes de Zanzibar. Regardez-les, elles portent des tenues différentes selon leur appartenance culturelle. Variés et chatoyants, leurs vêtements constituent un excellent signe de reconnaissance.
Les femmes d’origine arabe affichent des voiles brodés d’argent et des mules à hauts talons dorés. Les hommes d’origine arabo-africaine portent le kofia, une calotte brodée, et parfois le kanzu, une longue robe blanche à manches longues.
Les Africaines se reconnaissent à leur châle appelé bui-bui : elles montrent leurs épaules, et arborent des jupons colorés.
Les femmes indiennes se distinguent aussi des Arabes et des Africaines par leur sari en coton clair, courte cape sur les épaules, larges jupes, mante sur les cheveux.

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