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![]() Santé et sécurité VenezuelaSanté Le système de santé est plutôt bon, bien que certains hôpitaux publics manquent
un peu d’équipement et d’une petite rénovation. Les gens riches et ceux qui
sont couverts par une assurance-maladie privée se font soigner dans les cliniques
privées. Il y a une importante pénurie d’infirmières et les médecins ont tendance
à s’installer dans les grandes villes. Par conséquent, le service de santé peut
être assez précaire dans les campagnes. Le gouvernement tente de résoudre ce
problème en exigeant des nouveaux diplômés qu’ils travaillent dans les zones
rurales pendant deux ans. Hôpitaux Les hôpitaux publics sont accessibles gratuitement aux voyageurs (frais modérés appliqués à certains services). - Hospital universitario de Caracas (Ciudad Universitaria) : 0212-661-7111 ou 7211. Les vaccins Aucun vaccin n’est obligatoire, à moins que vous ne vous rendiez dans la région
amazonienne, les Llanos et la Grande Savane. Dans ce cas, prévoir les vaccins
contre la fièvre jaune, typhoïde et hépatite A,
en plus des vaccins universels (diphtérie, tétanos, polio, hépatite B). L’eau L’eau du robinet est généralement potable, mais boire de l’eau en bouteille évite de prendre des risques (surtout à Caracas où le taux de chlore est trop important). Prévoyez de quoi purifier l’eau en région reculée. Évitez les glaçons. Risque de bilharziose également : voir notre dossier sur l’eau en voyage (faire lien). Ne pas se baigner dans les eaux douces et stagnantes sans s’être au préalable renseigné sur les risques. La dengue La dengue est une maladie virale aiguë qui se propage par le biais d’un moustique qui pique la journée. Elle peut atteindre plusieurs niveaux de gravité. Sa forme la plus grave, la forme hémorragique, est désormais endémique dans certaines régions du Venezuela, et notamment à Caracas. On pense que sa prolifération serait due à l’urbanisation accélérée. Elle se manifeste par des symptômes ressemblant à la grippe. Évitez les points d’eau stagnante, les décharges. Le mal aigu des montagnes Il est provoqué par l’élévation trop rapide en altitude qui peut se traduire par un simple mal de tête, des vomissements, une gêne respiratoire comme par un œdème pulmonaire aigu. Pour éviter cela, faire le moins d’efforts possible et monter très progressivement, ne pas trop manger, ni boire d’alcool ou fumer. Sinon, emporter du Diamox (sur prescription médicale), dont l’utilité n’est toutefois pas démontrée. Le paludisme Présent toute l’année dans les zones rurales au-dessous de 1 000 m dans les États de Zulia, Tachira, Mérida, Portuguesa, Barinas et Apure à l’Ouest ; dans l’État d’Amazonas au Sud ; de Bolivar, Delta Amacuro, Monagas et Sucre à l’Est. L’Amazonie est classée zone 3. Partout ailleurs, classé zone 1. Dès le coucher du soleil, portez des vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle, restez loin des lumières électriques, enfouissez éventuellement même le bas du pantalon dans vos chaussettes et utilisez des répulsifs anti-moustiques efficaces sur les parties non couvertes. Dormir sous moustiquaire pré-imprégnée d’insecticides. Petite particularité - Le chagas est une maladie parasitaire transmise par
une espèce de cafard noir qui habite dans les zones rurales, déshéritées des
vallées et de l’Amazonie, notamment dans les maisons rustiques. Une maladie
grave, heureusement en nette régression depuis quelques années et qui n’a jamais
atteint que très exceptionnellement les touristes, fussent-ils routards. Sécurité On ne va pas vous mentir : le Venezuela fait partie des pays au monde ayant le plus fort taux de criminalité et ces dernières années, les chiffres montrent malheureusement que la situation se dégrade : 9 627 homicides ont été enregistrés en 2002, un peu plus de 12 000 en 2003 ! Et c’est sans compter les guérilleros colombiens dont le passe-temps préféré semble être l’enlèvement de ressortissants étrangers. Voici quelques états de fait... Criminalité urbaine La prudence s’impose en particulier dans les quartiers centraux et pauvres
de Caracas, Maracaibo et Valence. Les vols à la tire sont fréquents dans les
autobus bondés et les stations de métro. Assurez-vous de mettre vos effets personnels
et documents de voyage en lieu sûr, même dans la chambre d'hôtel. Évitez de
faire étalage de vos richesses. Aéroport De nombreuses agressions armées ont été signalées
à l'aéroport international de Caracas (Maiquetia). Redoublez de vigilance au
moment du choix du taxi : n'utilisez que les véhicules noirs tout terrain avec plaque minéralogique jauneet portant sur leurs portières le logo jaune
« Anfitriones de Venezuela » ; ils sont stationnés au premier étage de l'aéroport. Mieux
vaut ne pas donner suite aux offres non sollicitées et aux intermédiaires qui vous guideraient vers d'autres niveaux de l'aéroport. Transports Le hijacking (détournement de voitures) a
augmenté. Sous la menace d’une arme, les agresseurs forcent la victime à sortir
de sa voiture et s’emparent de tous ses biens. Lorsque vous conduisez, gardez
vos portières verrouillées et vos vitres montées. Utilisez les services de taxi
munis d’un permis et d’un système de liaison radiophonique à partir de stations
de taxi reconnues qui affichent clairement un numéro d’identification. Les îles et les plages Des vols et agressions ont été signalés sur l’île de Margarita. Évitez le centre de Porlamar et ne vous fiez pas à l’apparente sécurité des complexes hôteliers. Prudence également sur l’îlot de Coche, les plages El Yaque, celles entre Choroni et Higuerote (est de l'État d'Aragua et État de Vargas), ainsi qu’entre Puerto la Cruz et Cumana (État de Sucre). En province La violence, les enlèvements, la contrebande et le trafic de drogue transfrontaliers étant fréquents, mieux vaut être sur ses gardes dans les États de Zulia, Tachira, Barinas, Bolivar et Apure. C’est là que les guérilleros colombiens et les mafias spécialisées dans le trafic de stupéfiants et l’enlèvement viennent cueillir le touriste. Passer la frontière On peut rejoindre la Colombie et le Brésil par la
route, mais pas le Guyana. Carte de crédit et retrait À utiliser le moins possible. Arnaques par clonage de carte. Restez vigilants aux abords des banques lorsque vous vous apprêtez à retirer de l’argent. Ne comptez pas l’argent que vous venez de retirer en pleine rue. Instabilité politique Les tensions persistent entre le gouvernement et ses opposants. Au Venezuela, les choses peuvent vite déraper, même si le pays se trouve dans une période de calme relatif. Si une manifestation a lieu, vous vous croirez de retour en France (perturbation temporaire des transports locaux, notamment du métro. Mais ces actions peuvent parfois être accompagnées de violences ; évitez donc de sortir le drapeau rouge pour suivre la manif. Au pire, ça peut vraiment tourner mal, avec mise en place d’un couvre-feu, etc. Suivez les infos. Mieux vaut éviter d'y aller en période d’élections. Risques sismiques La cordillère littorale du Venezuela (et notamment Caracas) constitue une région de forte activité sismique. Si un tremblement de terre survient lors de votre séjour, rassurez dès que possible vos proches, par l’entremise de l’Ambassade si les communications vers l’étranger sont interrompues. Drogues Les autorités vénézuéliennes surveillent de près les voyageurs empruntant les aéroports du pays. Outre la douane aux frontières, vous rencontrerez parfois des check-points de la garde nationale sur les routes vénézuéliennes, qui vérifieront votre passeport et sont en droit de vous fouiller. Les sanctions encourues pour possession ou trafic de drogue sont le plus souvent de dix années (même pour de faibles quantités) et dans des conditions qu’on ne peut pas exactement qualifier de douillettes. Les feuilles de coca, en vente libre dans certains pays andins, sont ici considérées comme des stupéfiants. Les contrevenants encourent cinq à dix ans d’emprisonnement pour une infusion (mate de coca). Conseils - Limiter les déplacements nocturnes. |
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