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![]() Culture VenezuelaCarrefour culturelL’histoire a fait du Venezuela un véritable carrefour humain. Environ 2 %
des Vénézuéliens sont autochtones. Ils habitent les plateaux de la Guyane et
dans les forêts tropicales, ainsi qu’à l’ouest du lac Maracaibo. Les descendants
des esclaves africains représentent environ 9 % de la population et vivent
surtout le long des côtes et dans les villes portuaires. On s’accorde à penser
que la plupart des esclaves qui furent amenés de force dans les plantations
de cacao étaient d’origine bantu, yoruba et mandingo. Les Blancs, descendants
des colons ou immigrés plus ou moins récents (Amérique latine et centrale, Français,
Italiens, Allemands), habitent pour la plupart les grands centres urbains. ArchitectureÉtant donné que les colons ne pensaient pas pouvoir tirer de grandes richesses
du Venezuela, on ne trouve pas ici d’édifices grandioses comme en Colombie ou
au Pérou. Arts plastiquesDeux peintres notables vécurent du temps des colons :
Juan Perdo Lopez et Vicente Rodríguez. À l’époque de l’indépendance, la peinture
académique est à son apogée. On retiendra les œuvres néoclassiques et préromantiques
de Juan Lovera (1778-1841). Le XXe siècle sera celui d’Armando
Reveron et de Jésus Rafael Soto. Armando Reveron (1889-1954) est le premier
peintre vénézuélien à développer sa propre méthode, recherchant des matériaux
différents pour peindre paysages et modèles en explorant les tonalités de bleu,
blanc et sépia. LittératureLa littérature vénézuélienne a connu un essor plutôt
tardif. La première œuvre notable s’intitule Historia de la conquista y población
de la provincia de Venezuela (Histoire de la conquête et du peuplement de
la province du Venezuela), écrite par José Oviedo y Baños (1671-1738). Musique, danse et fêtesColons espagnols
Les colons espagnols étaient originaires d’Andalousie pour la plupart. La musique qui émigra avec eux fut donc empreinte d’influences arabes. Dans leurs bagages, ils amenèrent un certain nombre d’instruments, dont la guitare, le tiple (petite guitare à 12 cordes, surtout le long de la frontière colombienne) le violon, le cuarto (petite guitare), la harpe et la bandola (instrument dérivé du luth et proche de la mandoline). Culture amérindienneLa culture amérindienne est représentée dans la plupart des genres musicaux vénézuéliens, au travers de divers instruments, dont le cameo (tambour), le batuto (sorte de trompette) et les maracas. Les maracas sont de taille plus petite et génèrent un son plus doux que celles de Cuba ou de Puerto Rico. Tandis que les Amérindiens n’utilisent traditionnellement qu’une seule maracas pour accompagner leurs chants, la musique populaire en utilise plutôt deux, de tonalités différentes. Rythmes africainsLes rythmes africains ont énormément influencé la musique locale.
Parmi les diverses percussions, on notera l’énorme tambour en bois appelé mina,
tambor grande, cumaco ou burro. Le principal joueur de
mina chevauche l’instrument, tandis que trois acolytes accroupis frappent les
flancs du tambour à l’aide de bâtons. On le trouve surtout autour de Barlovento
(Vargas), sur le littoral à l’est de Caracas. La région est habitée par d’importantes
communautés noires (surtout à Curiepe, Birongo, Chuspa, Chirimena, Caruao, La
Sabana et Naiguatá). Les minas sont exhibés lors de la chatoyante Fiesta
de San Juan (fin juin). La population laisse résonner les tambours,
se lance dans une série de danses sensuelles et enfiévrées, le tout bien arrosé.
Joropo On associe surtout le joropo aux plaines des
Llanos, mais il existe dans quasiment tout le pays et varie d’une région à l’autre.
Ses origines remontent à l’introduction et à l’assimilation des harpes,
cuartos et bandolas espagnols, tandis que les maracas amérindiennes
se sont imposées comme instruments d’accompagnement. Le terme « joropo »
désigne autant la musique, que les fêtes durant lesquelles il est interprété
et la danse qui y est associée. Merengue, calypso et salsaLe merengue, le calypso et la salsa sont pourtant les genres les plus populaires pour faire danser les foules. Le merengue provient de la République Dominicaine (ses origines remontent au XIXe siècle) et le calypso des îles de Trinidad et Tobago. L’affection des Vénézuéliens pour le merengue et le calypso révèle leur lien et leur proximité avec la culture caribéenne. Reggaeton Apprécié par les jeunes Vénézuéliens, le reggaeton même ragga, hip-hop, musiques latines et caraïbéennes. |
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