Drapeau Turquie

Carte d'identité Turquie

- Population : 76,6 millions d'habitants (estimation 2013). 25 % de la population a moins de 15 ans.
- Superficie : 780 576 km² (presque 1,5 fois la France).
- Capitale : Ankara.
- Langues : le turc (langue officielle), le kurde, ainsi que les langues des minorités comme l'arménien, le grec, l'arabe, le laz, le ladino, le bulgare.
- Monnaie : la livre turque (Türk Lirası, TL).
- Régime : république parlementaire.
- Chef de l'État : Recep Tayip Erdogan (depuis août 2014).
- Premier ministre : Ahmet Davutoğlu (depuis août 2014).
- Indice de développement humain : 0,759 (69e rang mondial : source PNUD 2013).

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la grande mosquée et l'hôpital de Divriği (1985), une partie du vieil Istanbul (1985), le parc national de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce (1985), la capitale hittite d'Hattuşaş (1986), le Nemrut Dağı (1987), Pamukkale (1988), les sites de Xanthos et de Létôon (1988), la ville de Safranbolu (1994), le site archéologique de Troie (1998) et la mosquée de Selim et son ensemble social à Edirne (2011), le site néolithique de Çatal Hüyük (2012), Pergame (2014), Bursa et Cumalıkızık (2014).

Économie

D’une économie fermée à l’intégration mondiale

Jusqu’en 1980, le protectionnisme était de mise. Dans les années 1980, la Turquie adopte une stratégie de croissance tirée par les exportations, sous les auspices du FMI et de la Banque mondiale.

L’Union européenne est le premier partenaire commercial de la Turquie.

Les difficultés des années 2000

Le début du XXIe siècle est marqué par une alternance de phases de forte croissance et de crises profondes qui culminent en 2001.

Un programme de redressement économique est alors orchestré par le FMI, qui donne lieu à une série de réformes aux effets spectaculaires.

Un redressement spectaculaire, mais fragile

Dès 2010, l’économie turque renoue avec une forte croissance : plus de 9 % ! Grâce à son vaste marché intérieur et au faible coût de sa main-d’œuvre, la Turquie attire de plus en plus d’investisseurs étrangers.
Certains experts craignent alors une surchauffe. Mais la Turquie reste très dépendante d’une zone euro en plein marasme, aux capitaux volatils, qui représentent les 4/5es des investissements étrangers. L’année 2012 marque un rééquilibrage entre la demande intérieure forte et les exportations pénalisées par la crise économique européenne, ramenant la croissance du PIB à 2,2 %. Dans le même temps, le déficit des comptes courants s'est creusé, les entreprises et les ménages sont endettés et épargnent peu, et l’économie parallèle reste un fléau.
Après avoir connu une baisse pendant plusieurs années, le taux de chômage est reparti à la hausse en 2013 et 2014 pour atteindre près de 10 % de la population active. L’inflation gravite autour de 8 % et la dépréciation continue de la livre turque pénalise la consommation des ménages. La dynamique reste fragile.

Un fort potentiel

Classée au 1er rang des puissances économiques du Moyen-Orient, et au 15e rang mondial, la Turquie a le potentiel pour devenir l’une des grandes puissances du monde de demain. Entre 2002 et 2012, son PIB a été multiplié par quatre ! Un plan prévoit l’entrée du pays, d’ici 2023 (pour le centenaire de la République turque), dans le top 10 des économies mondiales.

Toutefois, avant d’accéder un jour au club des grands pays développés, la Turquie va devoir relever d’importants défis : mettre le paquet sur l’éducation afin de former une main-d’œuvre plus qualifiée, intensifier ses investissements dans la recherche et la santé, améliorer la productivité, soutenir la consommation intérieure pour réduire la dépendance aux capitaux étrangers, résoudre le conflit chypriote qui mine les relations avec l’UE. Sans parler du contexte politique sous tensions, particulièrement depuis 2013.

Les secteurs de l’économie

Même si la part de l’agriculture décline depuis 1990, celle-ci tient toujours une place importante dans l’économie du pays : en 2013, elle représentait près de 8,5 % du PIB et un peu moins de 30 % des emplois (respectivement, 17 % et 47 % en 1990). La Turquie est parvenue à l’autosuffisance alimentaire.

Le poids de l’industrie est resté relativement stable dans le temps (environ 28 % du PIB et 25 % des emplois). L’industrie manufacturière est le plus grand contributeur à la croissance économique du pays. Ses principaux moteurs sont l’agroalimentaire, l’automobile, le textile et l’électronique.

Enfin, le secteur des services est devenu le nouveau champion de l’emploi et assure près de 65 % de la richesse produite. Ces dernières années, près de 25 millions de touristes ont visité la Turquie. Selon les chiffres officiels, la Turquie fait partie des 10 pays les plus visités au monde.

Droits de l'homme

Près de 500 millions d’euros pour un bâtiment d’un millier de salles et de chambres : le « Palais blanc ». Inauguré en octobre 2014, ce palais est censé incarner la « nouvelle Turquie » voulue par Recep Tayyip Erdoğan. La résidence officielle de celui qui a été élu président de la République en août 2014 est surtout devenue le symbole de la dérive autoritaire de son régime. Elle est en effet à l’image de celui qui rêve de restaurer la grandeur de la Turquie dans la région.

Le conflit en Syrie, dans lequel la Turquie a pu jouer un rôle plus qu’ambigu, a renforcé son influence sur la scène internationale. Mais les réticences des autorités turques à venir en aide aux populations kurdes de cette ville frontalière syrienne, assiégée par l’organisation État islamique, ont soufflé sur les braises du brasier kurde en Turquie. Alors que les négociations avec le dirigeant kurde Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie sur l’île d’İmralı, avait abouti à une trêve avec l’organisation séparatiste du PKK en mars 2013, des émeutes sévèrement réprimées ont éclaté en octobre 2014 pour exiger des autorités qu’elles laissent le passage aux peshmergas (soldats kurdes irakiens) pour venir en aide à leurs frères de Kobané.
Le risque d’un embrasement dans tout le pays et les pressions internationales ont finalement fait plier Erdoğan, qui leur a ouvert les frontières.
Reste que le président turc demeure farouchement opposé à la création d’un État kurde à ses frontières et menace en permanence d’engager des troupes si cela devait arriver. Autre conséquence du conflit en Syrie : plus d’un million de réfugiés seraient aujourd’hui sur le territoire turc, dont beaucoup sont installés dans des camps précaires.

Nationalisme et religion sont les deux fondements de ce qui apparaît comme la nouvelle forme de doctrine autoritaire du président turc. La sanglante répression des manifestations du printemps 2013 a confirmé son intransigeance.
Depuis, la contestation n’est pas retombée, mais elle prend des formes différentes. Elle s’exprime notamment sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a bien tenté de bloquer Twitter et YouTube, mais la décision a été annulée par la justice.
Il n’en reste pas moins que s’attaquer au gouvernement n’est pas chose facile. Le conspirationnisme est largement utilisé, tout comme la lutte antiterroriste, pour maintenir une chape de plomb sur les milieux intellectuels, les associations ou la presse.




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