- Population : 72 millions d'habitants (estimation 2009). 25 % de la population
a moins de 15 ans.
- Superficie : 780 576 km² (presque 1,5 fois la France).
- Capitale : Ankara.
- Langues : le turc (langue officielle), le kurde, ainsi que les
langues des minorités comme l'arménien, le grec, l'arabe, le laz, le ladino,
le bulgare.
- Monnaie : la livre turque (Türk Lirası, TL).
- Régime : république parlementaire.
- Chef de l'État : Abdullah Gül (depuis 2007).
- Premier Ministre : Recep Tayip Erdogan (depuis 2003).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la grande mosquée et l'hôpital de Divriği (1985), une partie du vieil Istanbul (1985), le parc national de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce (1985), la capitale hittite d'Hatoussa (Hattuşaş, 1986), le Nemrut Dağı (1987), Pamukkale (1988), les sites de Xanthos et de Létôon (1988), la ville de Safranbolu (1994) et le site archéologique de Troie (1998).
Économie
Jusque dans le milieu des années 2000, l'instabilité économique était plutôt la règle : des phases de forte croissance alternaient avec des périodes de crise.
En 2001, le pays connut une crise aux effets particulièrement lourds : recul économique de près de 9,5 %, dévaluation de l'ancienne livre turque de plus de 50 %, très forte augmentation du nombre des chômeurs.
Par la suite, un programme de redressement économique sous la houlette du FMI, ainsi qu'une série de réformes furent mis en œuvre. L'amélioration de certains indicateurs fut spectaculaire. Depuis 2004, l'inflation n'a pas dépassé les 10 % par an (celle-ci atteignait près de 70 % en 2001 !) tandis que le taux de croissance affichait de belles performances (7 % en moyenne jusqu'en 2007). Mais l'économie reste très sensible aux turbulences de la conjoncture internationale...
Bien évidemment, la crise mondiale qui s'est déclenchée à l'automne 2008 n'a pas épargné la Turquie. Le taux de croissance a brutalement chuté.
Depuis plusieurs années, l'économie turque connaît une véritable mutation, marquée par l'ouverture aux marchés mondiaux et par le déclin du secteur agricole au profit de celui des services.
L'Union européenne est le premier partenaire commercial de la Turquie.
Autre caractéristique importante, l'économie informelle. Près de 30 % de l'emploi non agricole échappe à toute régulation.
Même si la part de l'agriculture décline progressivement depuis 1990, celle-ci tient toujours une place importante dans l'économie du pays : en 2009, elle représentait un peu moins 10 % du PIB et près de 25 % des emplois.
Le poids de l'industrie dans le revenu national et l'emploi est resté relativement stable dans le temps (près de 25 % du PIB et 20 % des emplois). L'industrie manufacturière est le plus grand contributeur à la croissance économique du pays, suivie par les secteurs du commerce, de l'hôtellerie et de la restauration.
Le secteur des services est devenu le nouveau champion de l'emploi. Enfin, le tourisme tire l'économie vers le haut.
Droits de l'homme
Le oui l'a largement emporté lors du référendum constitutionnel, qui a laissé entrevoir quelques notes d'ouverture dans un système politique et judiciaire encore très marqué par une influence forte de l'armée. De nombreux intellectuels en dénoncent les lacunes.
Le processus de « réconciliation » entamé entre la Turquie et l'Arménie a fait long feu, et au printemps 2010 l'accord, qui devait aboutir à une réouverture des frontières entre les deux pays, a été reporté sine die. Des manifestations avaient eu lieu dans les rues d'Istanbul en faveur de la reconnaissance du « génocide » arménien par le gouvernement. Une démarche courageuse, au vu des lois turques qui interdisent ne serait-ce que d'évoquer le terme même de « génocide ».
De nombreux intellectuels et journalistes font toujours les frais de ces lois qui limitent fortement la liberté d'expression en Turquie. Évoquer un règlement pacifique de la question kurde est par exemple toujours passible de poursuites.
Aux attentats et attaques - qui se sont intensifiés - perpétrés par les partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) contre l'armée, cette dernière réplique par une répression implacable. A contrario, dans le domaine culturel, de timides avancées liées en partie aux pressions européennes ont néanmoins permis une plus grande diffusion de la langue et de la culture kurdes.