Musique
La musique tunisienne est un carrefour d'influences
venues du Machrek, du Maghreb, d'Andalousie et, aujourd'hui, du reste du
monde. Elle se distingue d'une part par la diversité de ses modes et
rythmes, et d'autre part, par le malouf.
On compte trois grands genres musicaux : les chants religieux inspirés du soufisme, la musique folklorique et les chansons récentes en arabe moderne.
Deux
interprètes incarnent la richesse de la chanson traditionnelle : la
talentueuse Sonia M'Barek et le célèbre Lotfi Bouchnak, qui fait figure
de gloire nationale. Quant aux influences contemporaines, elles se
retrouvent d'abord chez le virtuose joueur d'oudh, Anouar Brahem.
Le malouf est
une musique traditionnelle, d'origine andalouse, qui couvre toutes les
formes du chant traditionnel. C'est devenu une véritable institution en
Tunisie. Gharsa, un grand interprète, reprend le flambeau de son père et
modernise avec brio le malouf.
Enfin, de « l'ancienne
génération » on peut citer Saliha (musique traditionnelle tunisienne),
Hedi Jouini et Ali Riahi (style andalou) qui demeurent de grands noms de
la musique classique.
Cinéma
Soleil, plages, dunes, palmiers et étendues désertiques. La Tunisie ne se contente pas d'en faire profiter ses nombreux visiteurs. Elle rentabilise aussi ses richesses naturelles en attirant les producteurs de Hollywood.
George Lucas n'est pas le seul à avoir été séduit par les paysages tunisiens pour les différents épisodes de Star Wars. Spielberg y tourna une partie des Aventuriers de l'Arche perdue en 1980, Roman Polanski des scènes de Pirates (1986), et les Monty Python La Vie de Brian (1979).
Mais les plus spectaculaires utilisations des merveilleux paysages du désert se retrouvent dans Le Patient anglais (1996), d'Anthony Minghella, dont les images du survol des environs de Ksar-Ghilane et les travellings langoureux sur les étendues du plateau de Nefta ont contribué à lui attribuer une pluie d'oscars.
Cédric Klapisch y a également tourné Peut-être en 1999, un film dans lequel un Paris futuriste a été reconstitué dans les dunes de Douz.
Musées, sites et monuments
Le droit d'entrée varie de 3 à 5 Dt pour les sites mineurs, autour de 7-9 Dt pour les principaux musées ou le site de Carthage, et jusqu'à 12 Dt pour les gros complexes réunissant plusieurs attractions.
Pour une visite virtuelle des principaux sites et musées, gérés par l'Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC), connectez-vous sur patrimoinedetunisie.com.tn.
Médias
Liberté de la presse
Le 17 janvier 2011, trois jours après le départ de Ben Ali, le gouvernement provisoire d'union nationale prône la liberté totale d'information et d'expression comme principe fondamental.
Le ton des médias a clairement changé. Des sujets totalement ignorés du temps du dictateur, comme les problèmes sociaux, sont abordés. Même les dépêches de la très officielle agence de presse TAP ont changé de ton ! Mais si certaines têtes ont sauté, la majorité de la profession est restée en place. Les anciens défenseurs du régime Ben Ali se sont convertis en révolutionnaires et pionniers du changement.
En outre, si la liberté de ton est réelle, de nouvelles lignes rouges semblent se dessiner, voire se renforcer. Les violences commises par les forces de l'ordre, les dossiers de corruption concernant des proches de l'ancien président, ou les problèmes rencontrés aujourd'hui par le gouvernement restent très peu abordés dans les médias.
Si la censure sur Internet a été immédiatement levée, le contrôle de la Toile, lui, n'a pas été totalement levé.