Fêtes et jours fériés
Fêtes religieuses et civiles fixes
- 1er janvier.
- 13 janvier : fête de la Libération nationale.
- 27 avril : fête de l'Indépendance.
- 1er mai : fête du travail
- 21 juin : journée des Martyrs.
- 15 août : fête de l’Assomption
- 1er novembre : Toussaint.
- 25 décembre : Noël
Fêtes religieuses à dates mobiles
- Pâques et lundi de Pâques.
- Le jeudi de l’Ascension.
- Pentecôte et lundi de Pentecôte.
- Les fêtes musulmanes traditionnelles : la fin
du ramadan, la Tabaski (Aïd el Kebir), le nouvel an musulman et le Maouloud, basées sur le calendrier lunaire, ont des dates variables.
Fêtes traditionnelles
- Fête de l’initiation : en février, en Pays tamberma.
- Fête des échasses (danse tchébé) à Atakpamé :
en février. Cette fête s’était perdue, mais les associations togolaise
et française tentent de la réhabiliter depuis 2005. Hauteur des
échassiers impressionnante : de 2 à 5 m.
- Evala (luttes initiatiques) : en juillet, dans la région de Kara.
- Fête des haricots : à la mi-août, à Tsévié.
- Fête de Agbogbozan (diaspora) : début septembre, à Notsé. Grand rassemblement des Éwés qui viennent du monde entier par centaines de milliers.
- Fête des ignames (D’pontr) : en septembre, dans la région de Bassar, avec danses
des masques.
Animisme
En gros, l'animisme, très fort en Gambie, reconnaît l'existence d'une
force vitale présente chez tous les hommes. Bien qu’il existe un dieu tout-puissant
à l’origine de la terre, mais finalement peu préoccupé du sort des humains,
les animistes lui préfèrent des divinités secondaires, en général les forces
de la nature personnifiées et les esprits.
Les prières animistes visent essentiellement
à assurer la force, la richesse et la fécondité du groupe. L'attachement aux
croyances traditionnelles est encore très vif dans la population. Même les fidèles
musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.
Religions et croyances
La moitié de la population est composée d'animistes. On compte près de 30 % de chrétiens, majoritairement catholiques (dont un tiers dans la zone de Lomé). La religion musulmane, avec ses 20 %, a de plus nombreux adeptes dans le Nord (Dapaong, Bafilo, Sokodé, Mango).
De nombreuses missions sont établies dans tout le Togo (catholiques, protestants, méthodistes...). Radio-Vatican a même une antenne à Lomé. À Atakpamé, ces programmes religieux sont également omniprésents.
Pour la petite histoire, le catholicisme, qui avait pénétré le pays dès le XVe s avec les Portugais, soit près de 3 siècles avant l'islam et le protestantisme, y a connu un sacré chemin de croix ! En effet, les féticheurs, très férus de potions magiques, leur en administrèrent jusqu'à anéantissement total. Ce n'est que vers la fin du XIXe s, venus cette fois du Dahomey (l'actuel Bénin), qu'ils parvinrent à se faire admettre et à développer leur influence.
La tontine
Pratique symbolisant bien l'esprit d'entraide des Africains, la tontine
est une sorte de caisse d'épargne entre amis ou voisins. Depuis longtemps, les
paysans se mettaient ensemble pour défricher les champs ; celui dont c'était
le tour offrait le vin de palme. Aujourd'hui, elle est surtout très pratiquée
dans les pays d'émigration.
Les membres d'une tontine mettent en commun une
certaine somme d'argent et chacun à son tour en fin de mois en empoche la totalité.
Cet argent sert en général à monter ou à renflouer une affaire. Aucun papier
n'est signé, toutes les relations sont basées sur la confiance. Et puis on se
connaît : on appartient à la même famille, au même village ou quartier.
Tonti,
le banquier italien du XVIIe siècle qui lui a donné son nom, ne pensait pas
qu'un jour son « invention » se retrouverait en Afrique, à une grande échelle.
Ce qui est intéressant dans cette pratique, c'est que, plus qu'une épargne forcée,
c'est avant tout un état d'esprit, l'occasion de se retrouver, de s'épauler.
La tontine peut aussi prendre en charge des initiatives à caractère social,
comme l'école d'un village. Elle remplit également le rôle de la Sécurité sociale
: aucun membre ne sera laissé seul en cas de maladie ou d'accident.
Cette entraide est fondamentale. Il est fréquent de voir la famille
des malades faire la cuisine dans les cours des hôpitaux publics où les
repas ne sont pas pris en charge. Elle les assiste, elle reste proche.
Les Africains ne comprennent pas les Européens qui confient leurs
parents à l'hospice ou à la maison de retraite.