Religions et croyances
Plus de la moitié de la population est composée d'animistes. On compte autour de 30 % de chrétiens, majoritairement catholiques (dont 1/3 dans la zone de Lomé). La religion musulmane (15 %) a de plus nombreux adeptes dans le Nord (à Dapaong, Bafilo, Sokodé et Mango).
Plusieurs missions sont établies dans tout le Togo (catholiques, protestants,
méthodistes...). Radio-Vatican a même une antenne à Lomé.
L'animisme
En gros, l'animisme, très fort en Gambie, reconnaît l'existence d'une
force vitale présente chez tous les hommes. Bien qu’il existe un dieu tout-puissant
à l’origine de la terre, mais finalement peu préoccupé du sort des humains,
les animistes lui préfèrent des divinités secondaires, en général les forces
de la nature personnifiées et les esprits.
Les prières animistes visent essentiellement
à assurer la force, la richesse et la fécondité du groupe. L'attachement aux
croyances traditionnelles est encore très vif dans la population. Même les fidèles
musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.
Fêtes et jours fériés
Fêtes religieuses et civiles fixes
- 1er janvier.
- 13 janvier : fête de la Libération nationale.
- 27 avril : fête de l'Indépendance.
- 1er mai : fête du travail
- 21 juin : journée des Martyrs.
- 15 août : fête de l’Assomption
- 1er novembre : Toussaint.
- 25 décembre : Noël
Fêtes religieuses à dates mobiles
- Pâques et lundi de Pâques.
- Le jeudi de l’Ascension.
- Pentecôte et lundi de Pentecôte.
- Les fêtes musulmanes traditionnelles comme celles de la fin
du ramadan, la tabaski, etc.
Fêtes traditionnelles
- Fête de l’initiation : en février, en Pays tamberma.
- Fête des échasses (danse tchébé) à Atakpamé : en février. Cette fête s’était perdue, mais les associations togolaise et française tentent de la réhabiliter depuis 2005. Hauteur des échassiers impressionnante : de 2 à 5 m.
- Evala (luttes initiatiques) : en juillet, dans la région de Kara.
- Fête des haricots : à la mi-août, à Tsévié.
- Fête de Agbogbozan (diaspora) : début septembre, à Notsé. Grand rassemblement des Éwés qui viennent du monde entier par centaines de milliers.
- Fête des ignames (D’pontr) : en septembre, dans la région de Bassar, avec danses
des masques.
Les tresses
Quelle femme blanche aux cheveux désespérément raides, peu épais ou
trop fins n'a pas, sinon envié, du moins admiré ces savantes et
artistiques nattes ornant de féminins visages d'ébène ? Mais qui,
hormis un regard connaisseur, eût pu traduire le message que cette
charmante parure transmettait ? Jeune fille ou femme mariée, riche ou
pauvre, de telle ethnie ou telle caste...
Bien sûr, aujourd'hui, ce
n'est plus aussi simple : les modes urbaines et internationales s'en
sont mêlées et les signes s'estompent. La tresseuse professionnelle,
toujours issue de la caste prestigieuse des forgerons (fille ou femme
de) va-t-elle rejoindre peu à peu le rang des tresseuses ordinaires
(celles reléguées à la coiffure quotidienne et non plus à celle de
cérémonie) ?
La tontine
Pratique symbolisant bien l'esprit d'entraide des Africains, la tontine
est une sorte de caisse d'épargne entre amis ou voisins. Depuis longtemps, les
paysans se mettaient ensemble pour défricher les champs ; celui dont c'était
le tour offrait le vin de palme. Aujourd'hui, elle est surtout très pratiquée
dans les pays d'émigration.
Les membres d'une tontine mettent en commun une
certaine somme d'argent et chacun à son tour en fin de mois en empoche la totalité.
Cet argent sert en général à monter ou à renflouer une affaire. Aucun papier
n'est signé, toutes les relations sont basées sur la confiance. Et puis on se
connaît : on appartient à la même famille, au même village ou quartier.
Tonti,
le banquier italien du XVIIe siècle qui lui a donné son nom, ne pensait pas
qu'un jour son « invention » se retrouverait en Afrique, à une grande échelle.
Ce qui est intéressant dans cette pratique, c'est que, plus qu'une épargne forcée,
c'est avant tout un état d'esprit, l'occasion de se retrouver, de s'épauler.
La tontine peut aussi prendre en charge des initiatives à caractère social,
comme l'école d'un village. Elle remplit également le rôle de la Sécurité sociale
: aucun membre ne sera laissé seul en cas de maladie ou d'accident.
Cette entraide est fondamentale. Il est fréquent de voir la famille
des malades faire la cuisine dans les cours des hôpitaux publics où les
repas ne sont pas pris en charge. Elle les assiste, elle reste proche.
Les Africains ne comprennent pas les Européens qui confient leurs
parents à l'hospice ou à la maison de retraite.