Décalage horaire
Lhassa vit à l'heure de Beijing (Pékin), comme tous les territoires sous contrôle chinois allant de Kashgar à l'océan Pacifique ! Par rapport à la France, ajouter 6h en été, 7h en hiver. Si vous venez de Kathmandu, avancez votre montre de 2 h 15.
En été, les soirées sont longues, ce qui est agréable, mais en revanche rien ne bouge le matin avant 8 h 30. Les guides locaux ont tendance à s'aligner sur Beijing et, si vous n'y prenez pas garde, ils viendront vous chercher vers 10 h, avec une pause déjeuner vers 11 h 30. L'après-midi, ils seront là vers 15 h et vous déposeront à votre hôtel à 17 h !
Électricité
220 volts 60 cycles comme en Chine, donc pas de transformateurs nécessaires. La plupart des prises sont multiformats et acceptent les deux broches de nos appareils électriques. Sinon, on trouve sans problèmes des adaptateurs à Lhassa.
Poste
L'envoi de courrier est sûr, mais relativement lent puisqu'il est acheminé jusqu'à Pékin où il est trié. Compter 2 ou 3 semaines jusqu'à la France.
Il y a des postes un peu partout, même dans les villes de taille moyenne comme Shegar ou Nyalam. Nous vous conseillons tout de même de poster votre courrier depuis Lhassa. De nombreux hôtels vendent cartes postales et timbres et disposent d'une boîte aux lettres.
Pour les envois de paquets hors du Tibet, il faut exclusivement s'adresser à la poste principale de Lhassa.
Téléphone et télécommunications
Téléphone
- De la France vers le Tibet : composez le 00, puis le 86, suivi de l'indicatif de la ville (sans le « 0 ») et du numéro du correspondant.
- Du Tibet vers la France : composez le 00, puis le 33, suivi du numéro à 9 chiffres (sans le « 0 » initial) du correspondant. Comptez 8 ¥ (0,8 €) la minute pour la France chez China Telecom.
- Pour la Suisse, faites le 00-41 ; pour la Belgique, le 00-32.
- À Lhassa, Shigatsé et quelques autres chefs-lieux, on peut facilement accéder à l'international depuis les locaux de China Telecom (Zhonguo Dianxin) situés souvent à côté de la poste, ou depuis certains points téléphones à carte (ICKA). Les cartes sont en vente dans les postes ou dans certaines échoppes. Mieux, tout comme en Chine, les petits centres téléphoniques China Unicom (ou CNC, etc.) se multiplient dans les villes. Les tarifs y sont en moyenne de 50 % inférieurs à ceux de China Telecom.
Il existe également des cartes prépayées, parfois encore plus économiques. Attention, elles ne marchent en général que dans leur région d'achat.
La couverture mobile est assez bonne dans toutes les zones habitées. Les malins préféreront acheter une puce locale et fonctionner sur le mode de la recharge par carte de type « nomade », ce qui revient moins cher qu'un roaming mis en place chez un opérateur national. Demander conseil à un résident au sujet de l'offre la plus intéressante. Dernière solution pour vos coups de fil, les grands hôtels, mais c'est évidemment plus cher.
- À l'intérieur du Tibet, pour les appels interurbains, composer l'indicatif de la ville, précédé du « 0 », puis le numéro du correspondant. Dans une même ville, composer directement le numéro du correspondant. Plusieurs possibilités : China Telecom, point phone et petites échoppes.
- Pour les fax, aller dans les postes ou chez les agences China Telecom des principales villes. Les grands hôtels proposent aussi ce service... pour plus cher.
Internet
Accéder au Web et envoyer des e-mails n'est plus un problème à Lhassa, Shigatsé, Gyantsé, Nyalam et Zhangmu. C'est souvent possible depuis les hôtels, notamment ceux pour routards. Sinon, demander la direction du plus proche cybercafé (wangba) ; il y en a presque partout.
Prix très bas : environ 5 ¥ (0,50 €) l'heure. Parfois, on vous demandera d'écrire préalablement votre nom et votre numéro de passeport dans un registre. C'est une pratique que l'on retrouve sur tout le territoire chinois.
Les e-mails peuvent théoriquement être lus, voire censurés. Dans la pratique, le gouvernement parvient surtout à interdire l'accès de certains sites, notamment des blogs. De votre côté, évitez de vous rendre sur une page exhibant une grande photo du dalaï-lama pendant qu'un aréopage de Tibétains intrigués s'est réuni derrière vous.
Trucs et astuces
Une foule de renseignements pratiques sont laissés intentionnellement par de routards altruistes : l'état des routes, des hôtels, la localisation des checkpoints et autres bons plans. Scrutez les cahiers tenus par des restos de Lhassa comme ceux du Makye Ame ou du Tashi et pensez à Internet (forums, pages perso, blogs, etc.).
À Lhassa, la rencontre avec les autres routards est extrêmement aisée, et nombreux seront les conseils que vous y récolterez.
Si vous voulez partager une jeep ou joindre un groupe de trek, consultez absolument les petites annonces affichées dans les hôtels Yak, Snowland, Banakshöl et Kirey.