Santé
Il est indispensable d'être en bonne santé. Ceux qui auraient des doutes doivent effectuer un bilan médical avant le départ.
Mal d'altitude
Le principal risque est lié à l'altitude qui entraîne, chez certaines personnes, le mal aigu des montagnes, le célèbre MAM des spécialistes. Lhassa est à 3 650 m d'altitude, si bien que la teneur en oxygène de l'air respiré est réduite des deux tiers. C'est pourquoi une bonne partie des voyageurs, qui arrivent directement de la plaine à cette altitude, vont souffrir de maux de tête, d'essoufflement, de nausées, de malaises...
Rien d'inquiétant pour la plupart d'entre eux : il suffira de se ménager, de ne faire aucun effort physique et de ne prévoir aucune excursion pendant les premiers jours, de boire beaucoup (à l'exclusion de boissons alcoolisées), de dormir autant que nécessaire et surtout de ne pas fumer. En bref, se laisser vivre et se reposer en attendant que l'acclimatation se fasse naturellement.
Ce processus pourrait être accéléré par divers médicaments, par exemple la Coramine-glucose ou le Diamox, aisément disponible sur place. À voir impérativement avec votre médecin avant de partir. Pour lutter contre les symptômes, on peut aussi essayer de nombreux remèdes locaux (faire les pharmacies de Lhassa ; MAM se dit gaoshanbing en chinois) ou tout simplement prendre du paracétamol.
En cas de forte crise, la seule solution reste de redescendre calmement à un niveau d'altitude un peu moins élevé (au moins 500 m plus bas).
L'oxygénothérapie, qui consiste à respirer un air enrichi en oxygène, disponible un peu partout à Lhassa et dans les villes, en bouteille d'un litre rechargeable, peut être d'un grand secours, mais ne guérit pas le mal.
Maladies courantes
On a affaire à un pays très pauvre, à l'hygiène très défectueuse, ce qui signifie une présence élevée de toutes les maladies suivantes : diarrhée, hépatite A, fièvre typhoïde, autres salmonellose et shigellose, amibiase, giardiase et toutes les autres maladies dites « des mains sales ».
Il est indispensable de faire bien attention à ce que l'on mange et ce que l'on boit, en respectant les « précautions universelles ».
Bien évidemment, il n'y a pas de paludisme à cette altitude (les moustiques vecteurs de la maladie ne survivent pas au-dessus de 1 800 m en Asie).
Précautions
- Faire attention à l'air froid et poussiéreux qui cause fréquemment des infections respiratoires. Traiter le moindre rhume avec attention, une simple toux peut empirer rapidement. Bien se couvrir et emporter des pastilles pour la gorge ainsi que du paracétamol...
- Les rayons du soleil : redoutables à ces altitudes. Apporter une crème solaire à fort indice de protection, un baume pour les lèvres et des lunettes de montagne.
- Les chiens : nous vous recommandons d'être extrêmement vigilant avec eux. À demi sauvages et imprévisibles, évitez-les autant que possible, les morsures sont courantes, la rage également.
- Enfin, à ceux qui portent des lentilles, nous conseillons d'opter plutôt pour des lunettes, en raison de la poussière et du vent.
Si les hôpitaux des grandes villes sont acceptables pour les petits pépins (notamment l'hôpital militaire de Lhassa ; essayez d'être accompagné d'un interprète), en cas de coup dur, mieux vaut soit se faire rapatrier (encore faut-il être en mesure de supporter le long voyage de retour), soit se faire acheminer vers une capitale asiatique plus proche : Bangkok, Hong Kong ou Singapour.
Vaccinations
Voir le paragraphe dédié dans la rubrique « Avant le départ ».
Dangers et enquiquinements
PSB - Public Security Bureau
Une fois à
Lhassa (et dans le proche périmètre incluant le lac Namtso), on est
libre de ses mouvements tant qu'on reste dans ce périmètre. Au-delà, il
faut se plier à certaines règles et avoir son travel permit.
C'est le PSB qui s'occupe de toutes les formalités concernant les visas et travel permits une fois sur place. Dans chaque bureau, il y a théoriquement un policier du Foreign Affairs
(le département qui s'occupe des touristes) qui parle l'anglais. Les
horaires sont ceux des bâtiments officiels : de 9 h à 13 h et de 16 h à
19 h tous les jours sauf le week-end.
Pour les permis et
prolongation de visas, les agences de voyages de Lhassa servent
d'intermédiaires obligatoires à toute démarche en vue d'obtenir des
permis. En revanche, à Shigatsé et Ali, les indépendants sont acceptés.
Pour les formalités, munissez-vous de votre passeport et de votre
visa d'entrée s'il figure sur une feuille séparée. Les prix sont en
général affichés.
Les travel permits
Venant compléter le permis TTB,
prélude à toute entrée au Tibet, autorisations et permis sont
obligatoires dans pratiquement tout le pays, en dehors de Lhassa et sa
région (le lac Namtso inclus). Ces documents sont délivrés par l'agence
qui vous a fourni le permis TTB.