Géographie
En plus de la région sous contrôle chinois, le Tibet géographique, culturel et ethnique, englobe d'une part le Ladakh, le Zanskar, le Spiti et le Lahoul (contrées rattachées à l'Inde) et, d'autre part, les régions du Kham et de l'Amdo. Ces dernières couvrent un territoire allant de la frontière birmane au désert de Gobi, du Yangzi à Chengdu, et sont aujourd'hui intégrées aux provinces chinoises limitrophes du Yunnan, Sichuan et Gansu.
L'ensemble représente un énorme territoire de 3 500 000 km² alors que la « région autonome du Tibet » ne s'étend plus que sur 1 228 000 km² (quand même plus de deux fois la France).
Plus haut plateau du monde, avec une altitude moyenne de 4 000 m, le Tibet est bordé au sud par la barrière de l'Himalaya et au nord-ouest par les chaînes du Karakoram et des Koun Lun. Le territoire est divisé en trois grandes régions naturelles : le haut Tibet ou Changthang au nord, le Tibet oriental et le Tibet méridional autour de Lhassa. Le Changthang - plateau entrecoupé de montagnes culminant à 6 000 ou 7 000 m et de lacs salés où vivent les nomades et leurs immenses troupeaux de yacks, de moutons et de chevaux - occupe la majeure partie du Tibet.
Géologie
Si le Tibet est considéré aujourd'hui comme le toit du monde, il faut savoir qu'il ne l'a pas toujours été et ne le sera pas éternellement. Les scientifiques s'accordent à dire que dans un avenir somme toute assez proche d'un point de vue géologique (de l'ordre de 50 millions d'années), le Tibet devrait perdre près de la moitié de sa hauteur.
Climat
Comme chacun sait, Tintin au Tibet se passe au Népal et non au Tibet, où il ne neige pratiquement pas, si ce n'est sur les frontières himalayennes. De même, contrairement à un autre mythe très répandu, les Himalayas n'arrêtent pas la mousson en été. Ils l'atténuent, certes, mais juillet et août voient une bonne moitié des précipitations annuelles s'abattre sur le pays, ainsi que de fréquents orages accompagnés de chutes de grêle. L'est tibétain (pays kham) est alors de loin le plus arrosé.
Les provinces centrales jouissent d'un climat plus tempéré que l'ouest (région du Kailash) et le nord (Changthang). La clémence des températures à Lhassa (3 650 m) se comprend mieux quand on se souvient qu'elle se situe à la latitude du Caire.
On peut agréablement camper de juin à début octobre. En dehors de l'été, il faut toujours rester très couvert car les températures peuvent descendre en dessous de 0 °C, même en pleine journée et les nuits peuvent être glaciales. En raison de l'altitude, les écarts de température sont importants, notamment au printemps et en automne.
Quand y aller ?
- Mai, juin, septembre et octobre : ce sont les meilleurs mois, beaux et secs. Température douce dans la journée, belle lumière, sommets dégagés. Ce sont les mois idéaux pour s'adonner aux activités de pleine nature : rafting, VTT, trekking.
- De novembre à avril : c'est la basse saison, avec très peu de touristes et des prix qui dégringolent. Malgré le froid, c'est une très belle saison pour se rendre dans la région de Lhassa et dans les villes alentour. Sur le plateau ou en altitude, dans quelques monastères paumés, il faut s'attendre à des conditions difficiles.
- Juillet et août : c'est la haute saison touristique. Il fait bon, mais il peut pleuvoir, notamment à proximité des Himalayas. Souvent nuageux aussi. À partir du 15 juillet, certaines parties de la Friendship Highway sont parfois emportées par les pluies. C'est une saison à éviter si on compte axer son périple sur un aspect culturel.