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Thaïlande

Traditions

Religions et croyances

Le temple bouddhique

Le temple bouddhique thaïlandais, le wat, regroupe un ensemble de monuments religieux, souvent d'époques et/ou de styles variés. Centre de la vie socio-culturelle, le wat remplit de nombreuses fonctions : lieu de culte, d'enseignement, de réunion, d'échanges...

Le bot

Sanctuaire principal du wat, le bot ou ubosot est une salle de plan rectangulaire à nef unique avec des bas-côtés. Considéré comme sacré, ce périmètre est consacré à la psalmodie des textes sacrés et aux ordinations monastiques.

Le vihara

Grande salle où moines et fidèles se rassemblent pour écouter les sermons. Elle renferme des représentations de Bouddha ainsi que les objets sacrés du temple. La salle est rectangulaire, avec des toits en pente sur plusieurs niveaux, décorés de chofas (« pointe du toit »).

Le sala

C'est l'un des premiers bâtiments que l'on rencontre en arrivant dans un monastère. Les fidèles y circulent pour leur propre méditation, pour assister aux offices, ou encore pour y écouter des sermons. Mais on peut aussi y prendre ses repas, parler et même y dormir !

Les autres bâtiments

- Le bot, le vihara et le sala forment, avec le réfectoire des moines, les bâtiments communautaires principaux. Les bonzes vivent autour, dans de petites huttes, appelées kutis, ou dans des bâtiments quand la place vient à manquer. C'est là qu'ils passent le plus clair de leur temps à méditer, recevoir des visiteurs, se reposer...
- D'autres bâtiments composent un temple, dont le chedî, une tour-reliquaire contenant des reliques de Bouddha, d'un saint homme, ou d'un personnage royal. Le chedî est souvent à l'origine de la construction d'un wat. Sa forme de dôme, ou de cloche, est surmontée d'un empilement de parasols.
On peut aussi y trouver un clocher qui sert à rythmer la journée des moines, des hos trais (ou bibliothèques) et un crématorium.

Les maisons aux Esprits

À côté de la plupart des immeubles se dresse une sorte de petite pagode colorée, posée sur un pilier. Cette demeure miniature abrite l’esprit de la maison, le phra phum. On y dépose un bouquet de fleurs, quelques bâtonnets d'encens et plusieurs bougies
Lorsqu'un étranger est invité, il doit tout d'abord demander la permission d'entrer, faute de quoi il risquerait de très mal dormir. S'il ne respecte pas cette coutume, l'esprit viendra au cours de la nuit s'installer sur sa poitrine, ce qui engendre toujours, c'est bien connu, d'horribles cauchemars.

Savoir-vivre et coutumes

Les massages : une vieille tradition

Venue d'Inde et de Chine, la tradition des massages a toujours été plus ou moins liée à la philosophie bouddhique qu'elle met en pratique à travers les quatre états de l'esprit divin enseignés par « l'Illuminé » (la bonté, la compassion, la joie de vivre et la sérénité). Cela explique pourquoi, dans le passé, une salle était réservée à cet effet dans chaque temple.
Mais au-delà de cet aspect spirituel, le massage est une pratique très répandue en Thaïlande : la mère apprend aux filles, qui massent le père, qui les masse à son tour, et l'on se masse entre soi le plus naturellement du monde. C'est un acte quotidien, familial, de réconfort et de convivialité.

Prostitution

Tout le monde connaît la réputation de la Thaïlande et de ses femmes « dociles », et tout le monde sait aussi que la prostitution y est assez, voire très répandue. Pourquoi ? Et quelle est l'ampleur de ce phénomène ?

Origines culturelles

Sur la question du pourquoi, il est primordial d'intégrer le rôle de la religion bouddhique, où, c'est ainsi, la femme est tenue pour « inférieure ». Mais attention, nul machisme ici : inférieure dans le sens des réincarnations, et c'est tout.

Posés ces facteurs culturels, l'économie s'impose. C'est l'offre et la demande, ni plus ni moins. Et la demande est forte. Depuis toujours la femme thaïlandaise est cotée, celle du Nord surtout ; elle a commencé par plaire aux Chinois et aux Japonais.
La plupart des filles sont contraintes d’aller vivre de leurs charmes quelques années à Bangkok, pour nourrir leur famille, souvent avec l'assentiment des parents, qui parfois même les vendent. Leur nom en thaï est phouyng ha kin, qui signifie littéralement « celles qui cherchent à manger ».
Le laisser-faire des années 1970 et 1980, période d’explosion de la prostitution, avec notamment les Américains engagés dans la guerre du Vietnam, basés à Pattaya, a poussé à bout la logique du sordide. Le réveil, sous l’égide de nombreuses associations internationales, a été long à venir, mais, finalement, même les autorités thaïlandaises ont commencé à se sentir concernées, notamment à cause de la dégradation de l’image du pays à l’étranger.

Sida, pédophilie

Ainsi les choses ont-elles changé depuis quelques années, et le dernier pointage, réalisé par l'armée américaine, ne donnait plus que 100 000 prostituées. Une baisse considérable, due d'abord au sida, catastrophique en Thaïlande (environ 1 million de séropositifs).Puis il y a eu le scandale de la pédophilie, qui ternissait considérablement l’image du pays.
Rappelons aussi, avec la TAT (Tourism Authority of Thaïland), qui condamne l'exploitation sexuelle des enfants, que les « clients » sont passibles de 4 à 20 ans de prison si les prostituées ont entre 13 et 15 ans, et de prison à perpétuité si l'enfant a moins de 13 ans. Pour aider la TAT dans son combat et pour toutes infos : E-mail : tat@cs.ait.ac.th.





 



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