Patrimoine culturel
L'art grec
On trouve en Sicile des vestiges d'architecture civile et sacrée.
Les premiers sont constitués de forts et de villes d'importance
différente. Bâtis dans des lieux stratégiques, ils assuraient la
défense des villes et des routes principales. On en trouve de beaux
exemples à Erice et à Capo Soprano, près de Gela.
De nombreuses villes siciliennes ont, quant à elles, conservé le modèle grec, organisé selon des axes nord-sud et est-ouest.
L'architecture
sacrée se compose essentiellement de temples de style dorique et de
théâtres. Construits en dehors des villes, ils sont souvent situés sur
des sites exceptionnels. Les théâtres, édifiés dans les environs d'un
temple, servaient à la célébration des fêtes dionysiaques. Ceux de
Taormina et de Ségeste sont à ne pas manquer.
Il ne subsiste que
très peu de témoignages de la peinture grecque en Sicile. Toutefois, de
nombreux vases ont réussi à nous parvenir.
L'époque paléochrétienne
Outre quelques ruines de catacombes découvertes à proximité des villes, c'est à partir de 725 que la Sicile entre vraiment dans l'ère paléochrétienne. À cette époque, de nombreux groupes d'artistes et de moines débarquent sur ses côtes, fuyant Byzance et l'interdiction formulée par l'empereur de reproduire des images sacrées.
De cette époque ne subsistent que quelques habitations troglodytiques, creusées dans la roche, ainsi que des cube, c'est-à-dire de petites églises cubiques, qu'il est possible d'apercevoir dans la région de l'Etna, près de Noto (Citadella) et de Syracuse.
Le baroque
Le baroque, omniprésent en Sicile, est l'aboutissement de l'œuvre des jésuites
du Basque Ignace de Loyola. Conséquence de la Réforme, l'Église catholique a
vu ses lieux de culte désertés par une masse de plus en plus nombreuse de pratiquants.
De l'architecture à la peinture en passant
par la musique et la sculpture, tout a dû être revu et réinventé pour attirer
à nouveau les fidèles et les déserteurs de l'Église.
L'appartenance de l'île à la couronne d'Espagne au XVIIe s est le facteur déterminant de l'évolution de ce nouvel art au service de la Foi.
Le séisme de 1669 et surtout celui de 1693
ont obligé les autorités à repenser entièrement l'urbanisme des villes détruites. On fait appel aux plus grands architectes.
Le mouvement et la contorsion semblent être les éléments communs à tous les artistes. Fini le beau statique, l'équilibre des formes, il faut étonner et non reposer l'esprit. Tout devient jeux de perspective, présentation théâtrale ; le foisonnement du décor va jusqu'à l'extrême.
Poussé à son extrême, cet art évoluera vers le rococo.
La musique
La musique en Sicile est une affaire de cœur, peu ou pas d'école : la tradition populaire fut assez forte pour influencer les mélomanes en herbe. La siciliana (chant de bergers) a largement inspiré les pièces instrumentales et vocales des XVIIe et XVIIIe sècles. La tarantella, danse folklorique très populaire, trouve ses origines en Italie du Sud ; un temps considérée comme une danse diabolique, elle fut bannie avant d'incarner la danse de la résistance contre les dogmes du pape. Mais surtout, la Sicile a donné naissance à Scarlatti et Bellini.
La Sicile influença par ailleurs Verdi et ses Vêpres siciliennes.
Musées, églises et monuments
Horaires
C'est un peu l'anarchie. Chiuso signifiant « fermé » et qui décore le plus souvent la porte d'un musée qui devrait être ouvert...
Les musées ouvrent en règle générale entre 8 h et 9 h 30 pour fermer entre midi et 14 h. Ils rouvrent l'après-midi entre 14 h et 15 h 30 jusqu'à 17 h, 18 h, voire 19 h ou même 20 h pour les plus importants. En hiver, les horaires sont réduits.
Certains ne font pas de pause déjeuner ; d'autres, assez nombreux, ferment le lundi.
Souvent, les sites archéologiques à ciel ouvert sont accessibles de 9 h à une heure avant le coucher du soleil. Les églises, elles, sont le plus souvent ouvertes le matin (dès 6 h 30 quelquefois et jusqu'à 13 h) et certaines à nouveau en soirée ; beaucoup n'ouvrent jamais...
Tarifs
Pour la plupart, les tarifs demeurent élevés. Cependant, certains sont tout à fait abordables. Les étudiants en histoire de l'art ou en architecture peuvent entrer gratuitement (ou bénéficier d'une importante réduction) dans certains musées, de même que les professeurs disposant d'une carte d'accréditation.
Les jeunes de moins de 18 ans ainsi que les personnes âgées de plus de 65 ans ressortissants de l'Union européenne bénéficient de réduction ou de gratuité dans bon nombre de musées et sites nationaux. Munissez-vous donc de votre carte d'identité ou de votre passeport. Les réductions étudiants sont peu fréquentes, mais le demi-tarif est souvent appliqué pour les 18-24 ans. Rares aussi sont les explications et commentaires traduits en langues étrangères.