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Transports Sénégal

Les transports sont bon marché, mais il faut savoir attendre. Folklore garanti.
Petit conseil : avant de partir, réfléchissez à votre heure d'arrivée. À moins de partir très tôt le matin, dès que le trajet est un peu long, il y a des chances que vous arriviez tard, voire de nuit.

Le train

Au Sénégal, une seule grande ligne à voix unique : Dakar-Kidira, qui se prolonge au Mali jusqu'à Bamako (1 230 km au total). Arrêts à Thiès, Diourbel, Guinguinéo, Kaffrine, Kounghel, Tambacounda, Goudiry, Kidira, Kayes (Mali) et terminus Bamako, au terme de 72h de rail, et bien plus en cas d'incident mécanique !
Mais depuis mai 2009, la ligne est suspendue : un déraillement, vers Goudiry, a causé la mort de cinq passagers. Début 2010, la société Transrail, gestionnaire de la ligne depuis la privatisation, a annoncé vouloir investir beaucoup d'argent pour relancer le trafic. Puis l'État a entamé des discussions avec un consortium chinois...
Il existe aussi un « petit train de banlieue » (ex-petit train bleu), navette autorail reliant Dakar à Thiès.

Le stop

La plupart des véhicules (en général, ce sont les camions) qui s'arrêtent pour vous prendre sur le bord de la route vous demanderont de l'argent : à vous de négocier, éventuellement de vous entendre avant avec le chauffeur pour payer vous-même le carburant à la pompe.
Enfin, beaucoup de voitures gouvernementales circulent à travers le pays, et leurs conducteurs sont trop heureux de se faire un peu d'argent de poche.
Avec de la chance, vous tomberez sur des toubabs en vacances ou des « Sénégaulois » (ceux qui, il y a 20 ou 30 ans de cela, avaient prévu de rester 3 semaines et qui sont encore là aujourd'hui...). Eux ne vous demanderont rien.

Les taxis-brousse

Ce sont des breaks 505 assez peu confortables, mais, avec le car, c'est le moyen le plus rapide et le moins cher pour les routards. Savoir cependant que les taxis ne sont pas toujours bien entretenus (pneus, suspensions, freins...) et qu'en cas d'accident, ils sont très mal assurés.
Attention, les taxis ne partent que quand ils ont 7 voyageurs et ne s'arrêtent pas en chemin. On les trouve aux stations-service ou aux gares routières (les garages).
Dans chaque village d'importance moyenne, il existe une gare routière d'où partent ces taxis. S'adresser toujours au vendeur officiel ou au chauffeur du véhicule, car passer par les rabatteurs, c'est perdre évidemment de l'argent ; commission oblige. Mieux vaut se faire répéter le prix par plusieurs autres voyageurs avant le départ. Le supplément pour les bagages est à négocier ferme, car il est fixé par le chauffeur : généralement entre 300 et 500 F.CFA, suivant l'importance dudit bagage. Cela peut constituer 10 à 20 % du prix du billet. Vous pouvez, si votre bagage n'est pas encombrant, exiger de le garder sur vos genoux et ne pas payer le supplément.
Pour les longs trajets, prendre de préférence les premiers taxis-brousse le matin vers 6h, 6h30 : il peut y avoir moins de monde, donc c'est plus facile de négocier et, en outre, il fait plus frais pour voyager. Sinon, départs tout au long de la journée, mais moins de départs l'après-midi, sauf sur de courtes distances.

Les « cars rapides » et les « N'Diaga N'Diaye »

Sous ces termes sont réunis des véhicules fort différents.

Les « cars rapides »

Les « cars rapides » sont généralement des camionnettes jaune et bleu, très malmenées et aménagées pour une vingtaine de personnes. Tout comme les taxis-brousse, les véhicules partent une fois pleins, ce qui, vu le nombre de places, rend les horaires imprévisibles. Ils font en général des étapes plus courtes que les taxis-brousse. Incroyablement décorés selon la fantaisie ou les convictions de chaque propriétaire : dessins multicolores, slogans-prières en arabe, etc.
Ces véhicules sont la cause de bon nombre d'accidents graves. Sur le trajet, lorsqu'ils ne font pas la course avec leur concurrent pour leur piquer les clients, ils ne signalent pratiquement plus leur arrêt (leurs clignotants ayant rendu l'âme depuis belle lurette) et ne prennent même pas la peine de se mettre sur le bas-côté.
Amis automobilistes, ne les suivez pas de trop près ! Jouez du klaxon pour vous faire remarquer, car ils n'utilisent jamais leurs rétroviseurs (quand ils en ont, ce qui est très rare). Attendez le moment opportun pour dépasser, même si le nuage de gazole recraché par le bestiau vous prend à la gorge.

Les « N'Diaga N'Diaye »

Heureusement, les « N'Diaga N'Diaye », des camionnettes Mercedes de couleur blanche, prennent la relève en embarquant une trentaine de personnes, et offrent plus de sécurité et de régularité.
Un peu moins cher que les taxis-brousse. Le prix des bagages est fixe.

Location de voitures

Intéressant seulement pour quatre personnes, mais il faut savoir qu'avec une voiture de tourisme ordinaire on n'est pas autorisé à fréquenter les pistes. De plus, certaines routes étant parfois pires qu'une piste, attention à la casse.
Si vous décidez de louer une voiture, voyez si vous n'avez pas intérêt à demander un chauffeur en même temps (environ 25 % plus cher). Vous perdez une place, mais vous évitez les erreurs de parcours et les ennuis en cas d'accident. Entre la conduite à l'africaine et les bêtes qui traversent, on n'est jamais trop prudent. Dans la traversée des villages, il est effrayant de voir comme les enfants se méfient peu des voitures. Alors, roulez au pas et jouez du klaxon sans modération.
Dans tous les cas, surtout si vous passez par des loueurs locaux, regardez bien les assurances incluses dans le tarif et à la charge de qui sont les dommages causés au véhicule.
Enfin, la fréquence des contrôles et des contraventions peut décourager le touriste individuel, comme si la cherté d'une location de voiture ne suffisait pas.
Le code de la route est le même qu'en France. Alors, un petit conseil : pour récupérer vos papiers au plus vite, payez l'amende et n'oubliez pas de demander gentiment le reçu, qui vous servira si vous voulez en contester auprès de la direction de la gendarmerie à Dakar.

L'avion

Senegal Airlines, la compagnie aérienne nationale remplaçant Air Sénégal International, n'assurait, en 2011, que des vols à destination de la sous-région, en attendant la création d'Air Teranga, destinée à desservir les aéroports régionaux du pays. Une petite compagnie, Senegalair, assure des vols entre Dakar et la Casamance, comme la compagnie Arc-en-Ciel.
À noter également l'existence d'une société de taxis aériens.

Le bateau

- Dakar-Ziguinchor : la société Cosama assure la liaison, avec le ferry Aline Sitoe Diatta, depuis le Môle 3 du port ; accès et billetterie au 1, boulevard de la Libération, à l'angle de la rue du Port. Tél. : 33-821-29-00. Courriel : cosama@orange.sn. Embarquement le mardi et le vendredi de 16h30 à 18h, pour un départ à 20h, et arrivée le lendemain matin vers 11h.
Tarifs par personne : environ 15 500 F.CFA en fauteuil (4e catégorie) ; 18 500 F.CFA en couchettes 8 places (3e catégorie) ; 28 500 F.CFA en couchettes 4 places avec salle de bains (2e catégorie) ; pour les plus fortunés, 30 500 F.CFA en cabine privée de 2 places (1re catégorie) ; demi-tarif 4-12 ans ; gratuit pour les moins de 4 ans. Compter 63 000 F.CFA pour un véhicule.
Resto à bord. Retour de Ziguinchor le jeudi et le dimanche à 15h (embarquement 11h-14h45).


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