Transports et déplacements Sénégal

Les transports terrestres sont assez bon marché, mais il faut parfois savoir attendre. Folklore garanti.

Petit conseil : avant de partir, réfléchissez à votre heure d'arrivée. À moins de partir très tôt le matin, dès que le trajet est un peu long, il y a des chances que vous arriviez tard, voire de nuit.

Le train

Au Sénégal, la première ligne de chemin de fer, inaugurée en 1885, reliait Dakar à Saint-Louis. Puis il y eut la ligne Dakar-Kidira, qui se prolongeait au Mali jusqu'à Bamako (1 230 km au total). Arrêts à Thiès, Diourbel, Guinguinéo, Kaffrine, Kounghel, Tambacounda, Goudiry, Kidira, Kayes (Mali) et terminus Bamako, au terme de 72h de rail, et bien plus en cas d'incident mécanique !
Mais depuis 2009, la ligne est suspendue (seuls des trains de marchandises y circulent) : un déraillement, vers Goudiry, a causé la mort de cinq passagers.
Début 2010, la société Transrail, gestionnaire de la ligne depuis la privatisation, a annoncé vouloir investir beaucoup d'argent pour relancer le trafic, mais on n’a rien vu venir à l’horizon.
Un accord avec la China Railway Construction International a été signé en décembre 2015 pour la réhabilitation de la ligne côté sénégalais (Dakar-Kidira). Il en est de même côté malien. 4 ans de travaux sont prévus... rendez-vous vers 2020.

Quant à la ligne Dakar – Saint-Louis, elle a été abandonnée au début des années 1990. Seul demeure, pour l’instant, le petit train de banlieue (autorail) entre Dakar et Thiès, avec à peine un départ par jour du lundi au vendredi.

Le stop

La plupart des véhicules (en général, ce sont les camions) qui s'arrêtent pour vous prendre sur le bord de la route vous demanderont de l'argent : à vous de négocier, éventuellement de vous entendre avant avec le chauffeur pour participer aux frais de carburant.

Enfin, beaucoup de voitures gouvernementales circulent à travers le pays, et leurs conducteurs sont trop heureux de se faire un peu d'argent de poche.

Avec de la chance, vous tomberez aussi sur des toubabs en vacances ou des « Sénégaulois » (ceux qui, il y a 20 ou 30 ans, avaient prévu de rester 3 semaines et sont toujours là...). Eux ne vous demanderont généralement rien.

Les taxis-brousse (Les « sept-places »)

C’est le moyen de transport le plus utilisé par les routards pour relier les différentes parties du pays. Il s’agit de breaks Peugeot 505 assez peu confortables (et pas toujours bien entretenus), qui ne partent que quand ils ont sept voyageurs et ne s’arrêtent pas en chemin.

Dans chaque ville, même petite, il existe un endroit ou une gare routière spécifique d’où partent ces taxis. S’adresser toujours au vendeur officiel ou au chauffeur du véhicule plutôt que de passer par les rabatteurs.
Les tarifs sont généralement imposés, mais mieux vaut se faire répéter le prix par plusieurs autres voyageurs avant le départ. Le supplément pour les bagages est à négocier ferme, car il est fixé par le chauffeur : généralement entre 500 et 1 000 F.CFA, suivant l’importance dudit bagage. Cela peut constituer un pourcentage non négligeable du prix du billet.
Sinon, vous pouvez, si votre bagage n’est pas encombrant, exiger de le garder sur vos genoux et ne pas payer le supplément.

Pour les longs trajets, prendre de préférence les premiers taxis-brousse le matin vers 6h-6h30 : il y a parfois moins de monde, donc c’est plus facile de négocier et, en outre, il fait plus frais pour voyager. Sinon, départs tout au long de la journée, mais moins de départs l’après-midi, sauf sur de courtes distances.

Les bus, « minicars », « cars rapides » et N'Diaga N'Diaye

Sous ces termes sont réunis des véhicules fort différents.

Les minicars, des minibus (Mercedes ou Renault) d’une quinzaine de places (mais prenant souvent jusqu’à 20 personnes), sont l’alternative la plus commune aux taxis-brousse pour aller d’une ville à l’autre. Ils sont moins chers (de 30 % environ) mais un peu plus lents et, surtout, ils mettent plus de temps à se remplir (aucune heure fixe de départ, évidemment).

Sinon, pour voyager dans le pays, il y a aussi des grands bus, qui embarquent plus de 60 personnes.

Dans les villes importantes et leur banlieue, ce sont plutôt les cars rapides qui prennent la relève : généralement des camionnettes jaunes et bleues, très malmenées et aménagées pour une vingtaine de personnes, quoiqu’embarquant souvent plus. La plupart sont incroyablement décorés, selon la fantaisie ou les convictions de leurs propriétaires : dessins multicolores, slogans-prières en arabe, etc.

Enfin, il y a aussi les N’Diaga N’Diaye (du nom d’un gros propriétaire mouride), qui sont des petits bus Mercedes de couleur blanche, qui chargent jusqu’à 40 personnes.

Sans oublier les véhicules Tata, en train de se tailler une place de choix sur le marché des transports intra-urbains...

Les taxis ordinaires

Le mode de transport urbain le plus pratique, mais on y a parfois aussi recours pour rejoindre une destination en dehors des villes, lorsqu’il n’y pas (ou peu) de taxis-brousse pour nous y emmener.
Le prix est alors évidemment plus élevé qu’en taxi-brousse, mais à plusieurs, ça peut encore être abordable.
Quoi qu’il en soit, tant en ville qu’en dehors, il n’y pas de compteur et il faut négocier le prix de la course (dont il vaut mieux avoir une idée au préalable !).

Les « clandos »

Ce sont des taxis clandestins. Ils sont aussi nombreux que les taxis officiels, sinon plus. On les utilise surtout pour les petites distances. Ce sont eux qui vous sollicitent en général. Comme les taxis-brousse, ils sont souvent regroupés en un point névralgique de la ville (grande intersection, abords de la gare routière).

Location de voitures

C’est évidemment en ayant votre propre véhicule que vous serez le plus libre, mais il faut savoir qu’avec une voiture de tourisme ordinaire, on n’est pas autorisé à emprunter les pistes. De plus, certaines routes étant parfois pires qu’une piste, attention à la casse ! Sachez aussi qu’il y a très peu d’indication de direction et qu’il vous faudra régulièrement demander votre chemin.

Compte tenu de ce qui précède, voyez si vous n’avez pas intérêt à demander une voiture avec chauffeur (environ 25 % plus cher). Vous perdez une place, mais vous évitez les erreurs de parcours et les ennuis en cas d'accident. Entre la conduite à l'africaine et les bébêtes qui traversent, on n'est jamais trop prudent. Dans la traversée des villages, il est effrayant de voir comme les enfants se méfient peu des voitures. Alors, roulez au pas et jouez du klaxon sans modération.
Dans tous les cas, surtout si vous passez par des loueurs locaux, regardez bien les assurances incluses dans le tarif de location et à la charge de qui sont les dommages causés au véhicule.

Enfin, en cas de contravention, payez l’amende (pour récupérer vos papiers au plus vite) et n’oubliez pas de demander gentiment le reçu, qui vous servira si vous voulez en contester le montant ou la justesse auprès de la direction de la gendarmerie à Dakar.

L'avion

La compagnie aérienne Senegal Airlines a été déclarée en faillite en avril 2016. Le gouvernement sénégalais a annoncé la création d’une nouvelle compagnie mais, à la mi-2016, rien de précis n’était encore connu.

Des vols à destination de la Casamance (Ziguinchor) sont assurés au départ de Dakar avec la compagnie Transair.

Le bateau

Le moyen de transport privilégié pour se rendre en Casamance depuis Dakar.

Depuis 2008, un bateau flambant neuf, l’Aline Sitoe Diatta, est en service entre Dakar et Ziguinchor. Malheureusement, à lui seul, ce bateau, avec moins de 500 places passagers, ne suffit pas, et il est nécessaire de s’y prendre à l’avance si on souhaite voyager à une date précise.
Attention, pas de résa de cabine possible depuis l’Europe, il faut passer par une agence sénégalaise (par exemple, Diambone Voyages à Ziguinchor) ou la COSAMA directement (mais dans ce cas, CB refusées). Pour réserver par agence, il faut s’y prendre 3 semaines par avance et fournir une copie du passeport (1e page). Prévoir un virement bancaire ou un transfert par Western Union. Les billets seront alors retirés à l’embarquement au bureau COSAMA. Commission à payer (Diambone Voyages prend ainsi 6 500 F.CFA)...

À l’embarquement, nombreux contrôles (éviter les objets tranchants). Attention : seule une petite valise est acceptée en cabine, les bagages plus encombrants allant en soute.

  • À Dakar, rens à la COSAMA (Consortium sénégalais d’activités maritimes) au 1, boulevard de la Libération (à l’angle de la rue du Port), à côté de l’embarcadère de Gorée : tél. : 33-821-29-00 (gare maritime) et 33-821-34-34 (siège).

Ce bateau quitte Dakar mardi et vendredi vers 20h et arrive le lendemain vers 10h. Embarquement 15h-18h. Départ de Ziguinchor jeu et dim à 13h, embarquement 9h-11h-pour une arrivée le lendemain vers 7h à Dakar. Possibilité d’enregistrer les bagages à partir de 9h. Noter que les horaires sont stricts et qu’à Dakar, mieux vaut prévoir large pour se rendre au port, en raison des embouteillages. Enfin, depuis 2014, le bateau fait escale sur l’île de Carabane.

- Tarifs par personne : environ 15 500 F.CFA en fauteuil (4e catégorie) ; 18 500 F.CFA en couchettes 8 places (3e  catégorie) ; 28 500 F.CFA en couchettes 4 places avec salle de bains (2e catégorie) ; pour les plus fortunés, 30 500 F.CFA en cabine privée de 2 places (1e catégorie) ; petit déj inclus pour les cabines de 2 et 4 places ; demi-tarif 4-11 ans ; gratuit pour les moins de 4 ans. Tarifs résidents moins élevés. Compter 64 000 F.CFA pour un véhicule (mais résa slt la veille ; CB refusées). Resto à bord.

Depuis 2015, deux autres bateaux, l’Aguène et le Diambone, assurent également la liaison : les mêmes jours (et aux mêmes heures) que l’Aline Sitoe Diatta pour l’Aguène ; et les jeu et dim depuis Dakar pour le Diambone (retour de Ziguinchor les mar et ven). Tarif : 15 900 F.CFA/pers (fauteuils uniquement). Pas de resto à bord. Infos auprès de la COSAMA (voir plus haut).

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