Plus qu'un sport national, la lutte révèle l'âme du pays, à travers une mise en scène qui mêle la danse, la musique et la religion. Il s'agit du premier sport individuel pratiqué dans le pays.
Les combats se déroulent dans une sorte d'arène, sur le sable, et attirent un large public. Lorsque le lutteur fait son entrée, les griots se déchaînent sur leurs tam-tams. Le lutteur se met alors à tournoyer sur lui-même, puis, toujours soutenu par la musique, il récite les baks, poèmes qui proclament sa gloire. La foule lui hurle son soutien.
Au même moment, les jeteurs de sorts s'affairent. Le mysticisme africain trouve là de quoi s'exercer : chaque combattant est coaché par un marabout qui lui prescrit différents rituels à suivre pour mettre toutes les chances de son côté, et on considère que les combats sont parfois des assauts à distance entre marabouts.
Le combat peut durer 45 mn. Il se termine quand l'un des lutteurs chute ou s'il doit prendre appui sur le sol avec les deux mains et les deux genoux. Les meilleurs lutteurs sont des gloires nationales et touchent en conséquence des cachets phénoménaux (en 2005, les « lions » sénégalais ont reçu chacun 500 000 F.CFA, pour avoir permis au Sénégal de s'imposer en finale du championnat d'Afrique de lutte africaine). D'ailleurs, la lutte avec frappe est l'objet d'enjeux financiers très importants, les meilleurs lutteurs faisant partie d'« écuries » et bénéficiant d'un marketing.
À Dakar, le stade Demba-Diop est le haut lieu de la lutte. Grand tournoi également au stade Léopold-Sédar-Senghor le 1er janvier.
Si la lutte demeure le sport traditionnel populaire du Sénégal et donne lieu à des combats déchaînant tous les paris et les passions dans de grands stades, cela n'est rien en comparaison avec le football.
Les résultats de l'équipe nationale à l'échelle internationale catalysent les folies des supporters des Lions du Téranga. Et quand l'équipe réalise une piètre prestation, c'est une tragédie nationale.
Où que vous soyez, n'hésitez jamais à enfiler votre short pour taper la balle avec de jeunes Sénégalais. Plaisir assuré.
Dans une bien moindre mesure, le basket et l'athlétisme sont les autres sports les plus pratiqués.
À l'image de nombreux peuples africains, le jeu est très présent dans la vie des Sénégalais. Découvrez le jeu d'awalé, jeu de stratégie simple mais qui demeure un chef-d'œuvre d'intelligence ludique. Différents autres jeux à même le sable méritent que l'on s'y intéresse.
Quant au jeu de dames, il est pratiqué par beaucoup de Sénégalais sur les trottoirs des villes ou villages, et les meilleurs joueurs sénégalais font partie de l'élite mondiale.
Les côtes de l’Afrique occidentale sont très poissonneuses et propices
à la pêche. En effet, elles sont le point de rencontre des courants
chauds équatoriaux et des eaux froides des Canaries. De nombreux clubs
spécialisés dans la pêche sportive, aux tarifs certes élevés, ont
pignon sur plage.
La haute saison pour la pêche sportive s’étend de mai
à novembre, car l’ensoleillement y est maximal.
Plusieurs types de
pêche sont pratiqués selon les régions : pêche au lancer, dite surf-casting,
à la traîne, au gros. Les passionnés du moulinet ou de la canne comme
les amateurs de poisson frais seront donc particulièrement bien
accueillis. On trouve : espadons, thons, thiofs, capitaines, barracudas, carangues, merlus...
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