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Sardaigne

Géographie et climat

Géographie

La Sardaigne a la forme d'un rectangle avec quatre golfes placés de chaque côté : celui de Cagliari au sud, celui d'Oristano à l'ouest, Orosei à l'est et Asinara au nord.
Le territoire est essentiellement montagneux (altitude moyenne : 500 m) et atteint son point culminant à Punta Lamarmora (1 834 m) au centre de l'île, dans le massif du Gennargentu. La seule plaine est celle du Campidano qui traverse l'île d'ouest en est, reliant les golfes d'Oristano et de Cagliari. Il y a aussi de lacs artificiels et beaucoup d'étangs. Les côtes regorgent de plages de sable, mais également de grottes, de criques et de rochers. La végétation dominante se compose de maquis, d'oliviers et de figuiers de Barbarie.

Climat

Le climat de la Sardaigne est de type méditerranéen, avec des étés chauds et humides atténués par des brises marines, et des températures pouvant atteindre 35 °C en juillet et août. La période des pluies se situe entre novembre et février (surtout au Nord-Ouest), mais le volume annuel des précipitations reste faible. Les hivers sont tempérés avec des températures autour de 10 °C en moyenne, mais beaucoup plus rigoureux au centre de l'île. L'ensoleillement est en moyenne de 300 jours par an, allant de 7 heures par jour en hiver à 10 heures en été. On peut se baigner dans la mer d'avril à octobre et pratiquer des sports nautiques toute l'année. Le mistral est le vent dominant (frais et sec, provenant du Nord-Ouest) et le sirocco, chaud et humide, ne souffle qu'à la fin de l'été.

Quand y aller ?

La meilleure saison est sans doute le printemps, pas trop chaud et l'ensoleillement est garanti sans trop de touristes dans les parages. En été, la température de l'eau s'avère idéale pour nager ou pour la plongée et la chaleur est rarement suffocante, avec des brises rafraîchissantes sur les côtes en fin de journée. Le sirocco, le vent chaud d'Afrique, ne souffle heureusement que quelques jours par an.
Une autre période calme est l'automne, en particulier de septembre à novembre, quand la mer reste encore tiède et le soleil encore au rendez-vous. L'hiver est doux avec la présence régulière du soleil, la température flirte souvent avec les 15 ° pendant la journée et ne descend pas au-dessous de 8 ° le soir dans les zones côtières. Ces dernières années, l'île a connu un phénomène de printemps anticipé avec la floraison des amandiers en janvier et février, un magnifique spectacle !

Plages

Elles figurent parmi les plus belles de la Méditerranée, sans conteste. La Sardaigne, avec ses 1 840 km de côtes, son aspect en grande partie sauvage et intact, sa mer limpide, son climat tempéré et sa longue saison chaude, est devenue l'un des lieux de vacances estivales les plus convoités.
Citons quelques-unes des plus belles plages : la plage de Chia, après Pula, près de Cagliari ; la Cala Corsara dans le parc national de la Madeleine ; les dunes de Piscinas sur la Costa Verde ; la plage de S'Arena Scoada à San Vero Milis, la superbe plage de La Pelosa et celles des environs de Santa Teresa de Gallura, même si la Costa Smeralda et ses stations balnéaires de luxe leur ont généralement volé la vedette sur le plan touristique... ou encore la Cala Gololirtzé et la Cala Sisine dans le golfe d'Orosei.

Environnement

Toute l'île est en fait une réserve marine et terrestre où la beauté ensoleillée des côtes s'ajoute à celle, plus âpre, de l'intérieur. Voici quelques endroits à ne pas rater :

Le cap Teulada

Situé sur la côte occidentale de la Sardaigne, Capo Teulada, avec Porto Pino, constitue sans aucun doute l'un des plus beaux paysages côtiers de l'île. Haut de 40 m, ce promontoire est constitué de calcaire gris foncé recouvert de grès. La végétation qui le recouvre est principalement constitué de pins d'Alep, de chênes et de deux espèces de genévriers. Le sable, étonnamment blanc et fin, est repoussé par le vent jusqu'à l'extrémité opposée de la baie où se créent ainsi d'énormes dunes mesurant jusqu'à 30 m de haut. On a observé plusieurs fois la présence de tortues marines qui semblent avoir élu cette plage pour déposer leurs œufs.

La Costa Rei

La côte qui va de Salto di Quirra jusqu'à la Costa Rei se caractérise par sa linéarité et sa platitude, le col de Genna Arrela culminant à 83 m. Les plages s'enchaînent les unes après les autres et possèdent des infrastructures touristiques. Vers l'intérieur du pays, on trouve de nombreuses cultures d'agrumes.

La Giara di Gesturi

Ce vaste haut plateau s'étend sur 12 000 ha de terrain comprenant les provinces de Cagliari, de Nuoro et d'Oristano. L'accès principal au site se fait par la route qui relie Gesturi au village nuragique de Bruncu Madili. La Giara comprend plusieurs paulis, marais de différentes tailles créés par la stagnation des eaux de pluie dans des dépressions d'origine volcanique. La présence de ruisseaux permet d'éviter la sécheresse estivale. La faune abondante se compose de renards, porcs-épics, martes, buses, geais, perdrix, huppes et les chevaux sauvages sardo-arabes font la renommée mondiale de l'endroit. Il s'agit en effet des derniers chevaux sauvages d'Europe et il en resterait environ huit cents.

Le parc de Monte Arcosu

C'est l'habitat des dernières populations de cerfs sardes et l'un des plus grands parcs gérés par le WWF. Il s'étend sur 3 000 ha et inclut aussi le Gennastrina et la superbe paroi de Monte Lattias. On y trouve aussi un lac artificiel et des ruisseaux dont l'eau est absorbée par le manteau herbeux des sous-bois. La flore de cette réserve est elle aussi très intéressante : chênes verts et chênes liège, maquis méditerranéen composé de lentisques, myrtes, romarins, cistes, en plus des aulnes et des saules sur la vallée de Guttureddu. La faune se compose quant à elle de cerfs sardes, de chats sauvages, de sangliers et de martes. La réserve se visite toute l'année.

Le golfe d'Orosei

Il constitue probablement l'une des côtes les plus sauvages d'Italie. Il se caractérise à la fois par des parois à pic sur la mer, des baies exposées, des rives inaccessibles, des cavernes profondes et des petites plages et calanques dont la transparence de l'eau turquoise fait rêver. La plupart d'entre elles ne sont accessibles que par la mer ou par des petits sentiers muletiers.

Le parc du Gennargentu

Il concerne, outre le massif du Gennargentu, le Supramonte, l'Ogliastra et jusqu'aux calanques du golfe d'Orosei. Le paysage en est par conséquent très varié. Le massif montagneux du Gennargentu est fait de schiste paléozoïque d'où émergent des veines de porphyre. Le point culminant est à 1 834 m et s'appelle Punta la Marmora en l'honneur du général Alberto La Marmora. Le parc se caractérise par un aspect rude et sauvage, de très vieux genévriers s'accrochant à la roche, du houx, des ifs et des érables. Le Supramonte se distingue par ses forets de chênes verts qui s'étendaient autrefois sur toute la chaîne de montagnes. En descendant vers la côte, le maquis méditerranéen les remplace peu à peu. Sa faune est composée de mouflons, de sangliers, de renards, de chats sauvages, de martes, de perdrix et de lièvres. Les rochers abritent aussi des faucons pèlerins, des aigles royaux et des buses. Le griffon est un vautour qui se fait de plus en plus rare. La mouette corse et le faucon de la reine trouvent refuge le long de la cote.

L'archipel de la Madeleine

Situé au nord de la Sardaigne et accessible en bac depuis Palau, l'archipel de la Maddalena est l'un des plus beaux endroits de la Méditerranée. Il n'y a qu'un seul village, portant le nom de l'archipel et qui a conservé l'aspect des bourgs côtiers de la région. Quand les conditions météorologiques le permettent, il est possible d'aller admirer le paradis naturel qu'offrent les petites îles de Spargi, Budelli, Razzoli et Santa Maria avec leurs criques de sable blanc surmontées de granit rose poli par la mer et les vents et leurs eaux transparentes protégées par les écueils et les baies. Le maquis méditerranéen pousse sur toutes les îles et les points panoramiques à couper le souffle ne manquent pas. L'île de Caprera, outre la beauté de ses paysages, est aussi intéressante d'un point de vue historique puisqu'on y trouve la tombe de Garibaldi et la maison où il finit ses jours, aujourd'hui transformée en musée sur sa vie.

Le mont Limbara

D'origine granitique, la seconde cime de Sardaigne domine la partie septentrionale de l'île et permet même d'apercevoir les neiges éternelles de la Corse. Les parois rocheuses sont recouvertes d'une intense végétation composée essentiellement de chênes verts, de chênes liège, d'arbousiers, de lentisques et de bruyères. La faune se compose quant à elle d'espèces de grande valeur telles que la perdrix sarde, le faucon pèlerin, l'autour, le milan royal, le corbeau impérial et la poule des prés.





 



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