Une originalité de l'île : ses habitants sont essentiellement des descendants des Normands, des Bretons et des Vendéens qui s'installèrent ici sous l'Ancien Régime. Si les Suédois y furent présents durant près d'un siècle, ils n'ont laissé que peu de traces dans les mœurs et dans les gènes des Saint-Barths. L'île s'est retrouvée en 1878 avec les mêmes grandes familles aux patronymes inchangés : les Gréaux, les Bernier, les Aubin, les Magras...
De leur région d'origine, en tout cas, les colons ont gardé la langue (avec des touches créoles) et la blondeur des cheveux.
Ici, tout le monde est cousin (avec quelques inconvénients consécutifs à la consanguinité), ce qui n'empêche pas les rixes familiales sans fin. Ni chômage ni syndicat ne perturbent la vie sociale. De plus, ce petit morceau de France est allergique aux impôts et aux taxes. Et le vote de décembre 2003 a confirmé le rejet viscéral des Saint-Barths pour toute tentative de « normaliser » la situation. Saint-Barth reste une affaire de famille. Excepté Gustavia, les habitants n'ont pas d'adresse postale : anonymat garanti !
La population est encore blanche à 95 %. Résultat, aucune tension entre communautés raciales. Saint-Barth est vraiment différente des autres îles antillaises. Aujourd'hui, les ex-métropolitains sont devenus petit à petit plus nombreux que les Saint-Barths (la population a presque triplé entre 1974 et 2004 !).
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