Géographie
Les 17 millions de km² de la Russie s’étendent d’ouest en est
en cinq bandes de territoire à la végétation contrastée. Du nord au sud, on
trouve :
- la toundra, recouverte de glace en hiver, et qui laisse en été
pousser le lichen dont se nourrissent les rennes ;
- la taïga, qui constitue
le plus vaste massif forestier du monde ;
- la forêt mixte où les déboisements
entrepris à partir du XIIe siècle ont permis le développement
d’une agriculture en Russie centrale ;
- puis la steppe, et quelques étendues
de désert au nord des ex-républiques d’Asie centrale.
Climat
Les températures se refroidissent du sud au nord, mais également d'ouest en est à mesure que l'influence continentale grandit.
Cela dit, Moscou et Saint-Pétersbourg connaissent des températures relativement peu éloignées (légèrement plus tempérées à Saint-Pétersbourg) : les moyennes de janvier tournent autour de - 7 °C dans la ville de Pierre le Grand contre - 10 °C à Moscou ; celles de juillet autour de 16 à 18 °C. On note toutefois une plus grande variabilité de ces températures à Moscou, où des variations d'amplitude de 10 °C ou plus en quelques jours, voire en quelques heures, sont fréquentes.
Les précipitations sont à peu près les mêmes dans les deux villes, mais il tombe plus de neige que de pluie à Moscou. En hiver, chapka et gants obligatoires ! Le soleil est un tout petit peu plus présent dans la capitale en hiver, mais les nuits blanches (qui ne le sont pas tout à fait), en juin, sont un phénomène unique dans les régions du Nord et à Saint-Pétersbourg. Les célèbres nuits blanches de Saint-Pétersbourg durent du 24 ou 25 mai au 16 ou 17 juillet et culminent le 21 juin, lorsque le soleil à minuit ne descend que de 6° sous l'horizon. Dans cette dernière ville, le vent venu de la Baltique souffle très souvent. En avril, c'est l'époque de la fonte des neiges...
Environnement
Les Russes ont avec leur terre un rapport extrêmement sentimental. L’action
des pouvoirs publics en vue de protéger cette terre a connu des hauts et des
bas, mais la création du premier parc national (la Russie
en compte 98) remonte à 1916 !
Les conditions actuelles de la vie civile et politique marginalisent complètement
le parti écologiste Kedr (« le Cèdre »).
Seule l’organisation Greenpeace parvient à maintenir son action.
Vu l’échelle du pays, les problèmes d’environnement auxquels il est confronté
concernent toute la communauté internationale. Ainsi un ministre adjoint de
l’Économie suggérait-il récemment que la Russie rembourse une partie de ses
dettes au Club de Paris en facturant la protection du lac Baïkal, le plus grand
réservoir d’eau douce du monde !
En tant que pays froid, la Russie n’a pas directement intérêt à agir contre le réchauffement de la planète. La Russie a enfin accepté la ratification du protocole de Kyoto - dont l'application pourrait devenir pour elle une source de rémunération - en 2004, même si, en 2003, un de ses hauts responsables déclarait que son pays se trouvait dans l'impossibilité de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La Russie manque de ressources pour répondre à ses différents défis environnementaux. L'un des sujets les plus préoccupants reste toutefois le problème des déchets radioactifs, notamment en raison du secret qui l'entoure.