Géographie
L’écrivain Viktor Pelevine compare dans une de ses nouvelles la Russie à un
taureau : au Kamtchatka correspondrait sa queue tandis que la Carélie figurerait
les cornes.
Les 17 millions de km² de l’animal s’étendent d’ouest en est
en cinq bandes de territoire à la végétation contrastée. Du nord au sud, on
trouve :
- la toundra, recouverte de glace en hiver, et qui laisse en été
pousser le lichen dont se nourrissent les rennes ;
- la taïga, qui constitue
le plus vaste massif forestier du monde ;
- la forêt mixte où les déboisements
entrepris à partir du XIIe siècle ont permis le développement
d’une agriculture en Russie centrale ;
- puis la steppe, et quelques étendues
de désert au nord des ex-républiques d’Asie centrale.
Climat
Les températures se refroidissent du sud au nord, mais également d'ouest en est à mesure que l'influence continentale grandit.
Moscou et Saint-Pétersbourg connaissent des températures relativement voisines (légèrement plus tempérées à Saint-Pétersbourg) : les moyennes de janvier tournent autour de - 7 °C, dans la ville de Pierre le Grand, contre - 12 °C à Moscou ; celles de juillet autour de + 16/+ 17 °C. On note toutefois une plus grande variabilité de ces températures à Moscou, où des variations d'amplitude de 10 °C ou plus en quelques jours, voire en quelques heures, sont fréquentes.
Les précipitations sont à peu près les mêmes dans les deux villes, mais il tombe plus de neige que de pluie à Moscou - le problème pour les touristes occidentaux est alors de parvenir à garder l'équilibre sur le verglas.
Pour une visite en avril, il faut s'attendre à patauger car c'est l'époque de la fonte des neiges.
Le soleil est un tout petit peu plus présent dans la capitale en hiver, mais les nuits blanches (qui ne le sont pas tout à fait), en juin, sont un phénomène unique à Saint-Pétersbourg et dans les régions du Nord. Dans cette dernière ville, le vent venu de la Baltique souffle très souvent.
Environnement
Les Russes ont avec leur terre un rapport extrêmement sentimental. L’action
des pouvoirs publics en vue de protéger cette terre a connu des hauts et des
bas, mais il faut savoir que la création du premier parc national (la Russie
en compte 98) remonte à 1916 !
Les conditions actuelles de la vie civile et politique marginalisent complètement
le parti écologiste Kedr (« le Cèdre »).
Seule l’organisation Greenpeace parvient à maintenir son action.
Vu l’échelle du pays, les problèmes d’environnement auxquels il est confronté
concernent toute la communauté internationale. Ainsi un ministre adjoint de
l’Économie suggérait-il récemment que la Russie rembourse une partie de ses
dettes au Club de Paris en facturant la protection du lac Baïkal, le plus grand
réservoir d’eau non salée du monde !
En tant que pays froid, la Russie n’a pas directement intérêt à agir contre le réchauffement de la planète. Elle est pourtant signataire du Protocole de Kyoto sur les changements du climat, dont l’application pourrait devenir pour elle une source de rémunération.
La Russie manque cruellement de ressources pour
répondre à ses différents défis environnementaux. L’un des sujets les plus préoccupants
reste toutefois le problème des déchets radioactifs, notamment en raison du
secret qui l’entoure.