![]() Culture RussieCinémaVous êtes au pays de Sergueï Eisenstein (Potemkine, La Grève),
Vsevolod Poudovkine (La Mère), Alexandre Dovjenko (La Terre) et
du documentariste Dziga Vertov. C’est l’élan idéologique révolutionnaire qui
a inspiré ces maîtres du cinéma mondial comme beaucoup d’autres artistes dans
les années 1920. Le cinéma soviétique
La Seconde Guerre mondiale a fourni une source d’inspiration infinie, sans risques si on évitait les sujets tabous. Certains films sont des chefs-d’œuvre. On voit apparaître les noms de Serguei Bondartchouk, Grigori Tchoukhraï et, surtout, André Tarkovski. Le thème a été trop largement utilisé jusqu’à la fin de l’époque soviétique. Quand passent les cigognes de Mikhaïl Kolotozov a marqué en 1957 le retour du cinéma soviétique sur la scène mondiale (grand prix à Cannes). Mais ce sont les années 1960 qui, tout comme en littérature et en poésie, ont marqué une vraie renaissance
grâce au « dégel » de l’époque kroutchévienne, qui a relâché un peu
et provisoirement la censure. De grands réalisateurs apparaissent : Kira
Mouratova, Elem Klimov, Gleb Panfilov, Andreï Kantchalovski... Ils prônent un socialisme
à visage humain. Dans les années 1970 apparaît Nikita Mikhalkov, fils de Sergueï Mikhalkov, auteur de l'hymne soviétique. Le fils se fait d'abord un prénom comme acteur dans le film Je marche dans Moscou. Il est aujourd'hui sans doute l'un des plus connus des cinéastes russes et l'un des plus commerciaux. Le cinéma et l'économie de marchéEn 1986, l’Union des cinéastes est autorisée à élire une direction libérale qui lève la censure et le monopole d’État sur les achats de films, et sort les films interdits des placards. La Petite Vera, de Vassili Pitchoul, est le dernier film soviétique et le premier de la nouvelle époque : il montre une jeunesse peu sage et des scènes de sexe. 50 millions de spectateurs l’ont vu en salle. Depuis, aucun film russe n’a atteint une telle audience.
Mais l’implosion de l’URSS
en 1991 porte un coup sévère au cinéma. Il commence à peine à s’en
relever. La tutelle de l’État pesait lourd sur les artistes et
réalisateurs, mais les mettait à l’abri du besoin. Les lois du marché
introduites brutalement déstabilisé l’édifice. Paradoxalement, la liberté soudaine de créer a quelque peu coupé l'inspiration des auteurs. Dans un premier temps, ils se sont précipités dans la dénonciation du régime soviétique. Avec l'amélioration de la situation économique, une nouvelle aide de l'État et la création d'un distributeur qui a soutenu une renaissance des salles de cinéma dans les grandes villes (et aussi une lassitude du public pour les productions hollywoodiennes), les réalisateurs russes recommencent à viser de nouveau le grand public. Les studios revivent petit à petit. Malheureusement, peu de grosses productions s'avèrent rentables, sauf si elles ont la chance d'être distribuées en Europe. LittératureC’est souvent par les noms de Pouchkine, Dostoïevski, Gogol ou Tolstoï que certains d’entre nous ont entendu parler de la Russie. Il y a la littérature russe d’avant Alexandre Pouchkine
(1799-1837), peu connue, et celle d’après Pouchkine, appréciée du monde
entier. L’écrivain ou le poète russe est plus qu’un artiste : il a
été une conscience sociale, politique et morale et rempli le
rôle d’une opposition politique le plus souvent interdite, aussi bien
sous le tsarisme que sous le régime soviétique. Beaucoup l’ont payé
cher. Musique et balletsMusique classique et contemporaineLes Russes chantent spontanément
à plusieurs voix. Les chants de leurs ancêtres, les Slaves, généralement dotés
de significations religieuses, étaient toujours optimistes. Sous la longue occupation
tatare apparaît le chromatisme et des mélodies plus mélancoliques. Au XIIe siècle,
un moine orthodoxe décide d’interdire la musique, dans laquelle il voit l’expression
des démons du paganisme. Seul le chant d’église a droit de cité. Que se passe-t-il du XIIe au XIXe siècle ? On le saura
grâce à Mikhaïl Glinka (1804-1857) qui découvre alors une musique populaire
que des siècles de tradition orale ont transformée en un trésor d’une richesse
inouïe. Son opéra Rouslan et Lioudmila reste aujourd’hui l’une des œuvres
fondatrices de l’école musicale russe. Le duo Stravinski-Diaghilev C'est au génie de Stravinski et de Prokofiev que la compagnie de ballet de Serge Diaghilev, les Ballets russes, doit son essor. Et c'est, inversement, à Serge Diaghilev que Stravinski, alors peu connu, doit de pouvoir mettre son génie au service de ce qu'on appellerait aujourd'hui des superproductions. On en parle sur le forum Russie> Tous les messages culture Russie
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