L'auto-stop
Aisé à pratiquer, mais concurrence très rude. Vu l'insuffisance des moyens de transport tant individuels que collectifs, les Roumains hèlent avec véhémence tout véhicule qui passe à leur portée... La demande excède largement l'offre. Les conducteurs s'arrêtent volontiers et vous prennent en échange d'une modeste rétribution équivalant au prix du bus, mais généralement pour de courtes distances. Si l'on ne vous demande rien, 10 à 20 bani (soit 3 à 6 centimes d'euros) du kilomètre par personne est la règle.
Le bus (autobusul)
Le maillage du réseau de transports roumain est fondé sur le couple train-bus. Les bus des compagnies locales roulent sur de courtes distances. Il existe des liaisons entre les villes d'une même région. Beaucoup de villages sont reliés par bus, mais à des fréquences souvent réduites.
Les vieux « Roman Diesel » ou les « Dac » plus récents sont poussifs, bringuebalants, pollueurs en diable, lents, bondés, et s'arrêtent fréquemment. Les voyages sont épuisants mais colorés.
Moins cher que le train, le bus reste souvent le seul moyen d'atteindre bon nombre de petits villages.
L'autogara, la gare routière, est le plus souvent située près de la gare ferroviaire, donc excentrée, mais elle est reliée au centre. Attention à l'affluence et gare à vos poches.
Le site www.autogari.ro référence toutes les compagnies de bus officiant en Roumanie, il suffit d'inscrire sur la page d'accueil sa ville de départ et d'arrivée.
Les microbus (ou maxitaxi)
Une formule bien roumaine et souvent bien pratique : des minibus de 9 à 16 places, de bonne qualité, assurent des liaisons régulières de Bucarest vers toutes les grandes villes du pays. Il existe aussi des liaisons entre ces villes.
La destination est peinte sur la carrosserie. Le maxitaxi ne démarre que lorsqu'il a fait le plein de clients.
Formule bon marché, mais il faut faire très attention à ses bagages et à son portefeuille.
Certains microbus font aussi la navette avec la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal...
Le train (trenul)
La Roumanie a de quoi faire vibrer les amateurs de voyage en train, mais ça ne va pas durer. Dans un pays où les routes secondaires sont en triste état, où les bus sont des épaves enveloppées d'une épaisse fumée noire, on parle de fermer les petites lignes secondaires.
Cependant, le train est sans aucun doute le meilleur moyen de transport, car le réseau ferré des CFR (Societatea Naţională a Căilor Ferate Române) est dense. Des liaisons assez nombreuses permettent d'accéder à des petites localités.
Vous pouvez vous procurer l'indicateur annuel des trains (mersul trenurilor) dans l'agence CFR de Bucarest. Un outil indispensable pour les amateurs de trains, quoique un peu compliqué.
Les trains roumains ne sont ni très propres ni très confortables. Assez lents, mais relativement fiables du point de vue des horaires et, surtout, bon marché.
Il existe plusieurs types de trains. Pour les dessertes locales, ils se nomment cursa. Sur les grandes lignes, on trouve quatre appellations : personal, rapid, accelerat et I.C. Les trains mentionnés personal sont des omnibus. Soumis à réservation, les accelerat et rapid desservent tout le pays dans de bonnes conditions. Les I.C. (Intercity) sont confortables, rapides et bon marché, mais attention: les heures de départ de Bucarest ne permettent pas la correspondance avec les avions venant de l'étranger.
Pour les trains rapid, accelerat et I.C., sans oublier les vagon de dormit (wagons-lits), la réservation est non seulement souhaitable, mais quasi obligatoire.
Depuis peu, une nouvelle catégorie de train fait son apparition, la Săgeata albastră (« Flèche bleue »). Ils sont confortables, propres et calmes. De plus en plus de villes sont desservies par ce train.
Les billets ne sont mis en vente dans les gares qu'1 h avant le départ et l'affluence est en général importante. Réservation et supplément de vitesse augmentent le prix d'environ 25 à 30 %.
Internet : www.infofer.ro.
La voiture (maşina)
Choisir de circuler en Roumanie avec son propre véhicule ne pose plus de problème. Avantages : grande autonomie de déplacement par rapport aux transports en commun, lents et rares dans certaines régions ; possibilité de réaliser des économies sur l'hébergement en accédant plus aisément aux campings, chalets de montagne et auberges. Inconvénients : l'état du réseau secondaire est assez redoutable pour les amortisseurs, la direction et les pneumatiques et, en cas de gros pépins mécaniques, mieux vaut être nanti d'un solide contrat d'assistance. Moralité : soyez extrêmement prudent !
Il est également indispensable d'avoir une bonne carte routière.
Pensez à allumer vos feux pendant tout le trajet, car cela fait partie de la réglementation.
Les principaux axes (à 2 voies) sont dans l'ensemble corrects. Il existe quelques portions d'autoroutes en service (Bucarest-Piteşti ou Bucarest-Constanţa). Le réseau secondaire, en revanche, est truffé de nids-de-poule et crevasses (idem pour les périphéries des villes). La qualité des routes s'améliore régulièrement grâce à la politique volontaire du ministère des Transports et aux subventions de l'UE. Faites vraiment très attention dans les villages et tout particulièrement la nuit.
La violence routière devient préoccupante : agressivité, grande vitesse dans les villages, dépassements suicidaires. De plus, leurs voitures ne sont pas toujours en très bon état.
- Taxe de route (taxa de drum) : pour pouvoir circuler sur les routes de Roumanie, il est obligatoire d'acheter la rovinieta (rovignette). Elle est vendue à la frontière dans des guérites ad hoc et dans les grandes stations-service. Son prix varie en fonction de la norme de pollution du véhicule et sa durée peut être de 7 jours, 30 jours, 6 mois ou 12 mois. Compter environ 8 € pour un mois. Internet : www.roviniete.ro.
- Vulcanizare : ces échoppes sympas pullulent car les crevaisons sont fréquentes, liées notamment à la mauvaise qualité des pneumatiques. Si vous êtes prudent, munissez-vous d'une bombe de gonflage.
- Location de voitures : toutes les grandes marques de location de voitures sont présentes. Réservation conseillée avant le départ. Vérifiez méticuleusement les clauses du contrat. Évitez surtout de louer une voiture à des particuliers, car ils ne sont jamais bien assurés.
L'avion
La Tarom (Transporturile Aeriene Române) assure essentiellement des vols en étoile à partir de Bucarest sur toutes les grandes villes. On peut payer en devises ou en lei dans les agences de voyages Tarom de chaque ville ou à l'aéroport. Internet : www.tarom.ro.
La compagnie helvéto-moldave Carpatair assure des liaisons originales : par exemple Bacău (Moldavie)-Timişoara, en correspondance avec son vol Timişoara-Munich.