![]() Un peu d’histoire RomeAu débutEn réalité, à partir du IIe millénaire av. J.-C., deux vagues successives d'envahisseurs indo-européens vinrent se mêler aux éléments méditerranéens indigènes pour donner naissance à des peuples très diversifiés. La tradition admet la fusion des deux peuples et l'existence de successeurs latino-sabins à Romulus. La République romainePremiers aspects Le gouvernement républicain reposait sur l'équilibre des pouvoirs. Un colosse aux pieds d'argile La nouvelle dimension de la République romaine changea aussi la société, et ce dès le IIe siècle av. J.-C. L'hellénisation des arts, de la langue, de la culture, ainsi que l'enrichissement des élites romaines, la montée des grandes familles plébéiennes creusèrent le fossé avec le peuple, ruiné par des guerres incessantes. Les derniers soubresauts de la République Le triumvirat fut dissous après la nouvelle de la mort de Crassus, et Pompée, personnage ambitieux, se fit nommer par le Sénat Premier consul extraordinaire, avec les pleins pouvoirs. Il exigea le rappel de César et le licenciement de ses troupes. Furieux, celui-ci franchit le Rubicon en grommelant « Alea jacta est » (« Le sort en est jeté »). Il marcha sur Rome avec ses légions, et fut nommé dictateur la même année. Vaincu, Pompée s'enfuit. L'Empire romainRèglements de comptes Après la mort de César, le monde romain connut un moment de flottement avant qu'Octave, neveu de César, ne puisse s'imposer. Son principal rival fut Marc Antoine. Le premier Empire Pour la première fois, toutes les terres bordant la Méditerranée appartenaient à un même ensemble politique. Octave allait tenter d'en faire un État unifié. Il commença par garantir les frontières et réorganiser l'administration des provinces. La longueur de son règne lui permit d'édifier lentement mais sûrement la nouvelle civilisation impériale. L'ère chrétienne et NéronSelon la tradition, saint Pierre arriva à Rome après maintes tribulations et en devint le premier évêque avant d'être martyrisé sous Néron en l'an 64, dit la légende. En fait en 67, et peut-être pas si martyr que ça. Il serait enseveli sur le mont Vatican, au lieu même où s'élève la basilique qui porte son nom. L'âge d'or de l'Empire romainL'apogée de l'Empire romain se situe autour du règne des empereurs de la dynastie des Antonins, Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin et Marc Aurèle, période qui va de l'an 96 à l'an 192. L'Empire est débordé En 180, le fils de Marc Aurèle, Commode, se tourna vers un régime absolutiste et théocratique. On assassina beaucoup dans l'Empire romain à cette époque Il fut trucidé dans son bain le 31 décembre 192. Entre-temps, les Barbares s'agitaient aux limites de l'Empire. La fin de la puissance de RomeL'essor du christianisme Le 25 juillet de l'an 306, Constantin Ier fut proclamé premier empereur par ses légions de Germanie. Au même moment à Rome, Maxence, porté par sa garde prétorienne, devenait lui aussi empereur ! Le choc final se produisit le 28 octobre 312, à la bataille du Pont-Milvius. C'est après cette bataille, dont il sortit vainqueur, que Constantin favorisa ouvertement la religion chrétienne par l'édit de Milan (313). Où l'Église prend goût au pouvoirDébuts et expansion de l'Église romaine Dès le IIe siècle, l'évêque de Rome possédait une certaine prééminence, le « primat de Pierre » étant un fondement de l'autorité pontificale. Quand l'Église se développa dans le cadre de l'Empire romain grâce à Constantin Ier, elle reçut une position officielle qui marqua une étape fondamentale dans son histoire. Rome perd sa toute-puissance Sous le règne d'Honorius, le 24 août 410, les Wisigoths, le roi Alaric à leur tête, pénétrèrent dans Rome. L'Église : un État dans l'État Le 14 avril 754 à Quierzy, au nord-ouest de Paris, le pape Étienne II rencontra Pépin le Bref, roi des Francs, pour signer un traité qui allait donner à l'Église un État placé sous la souveraineté des papes (il ne sera véritablement fondé qu'après une intervention militaire de Pépin en Italie contre le roi des Lombards). Charlemagne et son grand EmpireL'an 771 voit l'avènement de Charlemagne, qui finit par écraser les Lombards et conquérir toute la moitié nord de l'Italie (774). Le 25 décembre de l'an 800, il est sacré empereur d'Occident, à Rome, dans la basilique Saint-Pierre, par le pape Léon III. De l'âge d'or à l'obscurantisme L'Europe chrétienne, à travers Rome, ne suivit pas la voie tracée par les savants de l'Antiquité (Aristote, Ptolémée...). Les géographes chrétiens durent consacrer toute leur énergie à donner du monde une vision conforme aux dogmes de l'Église : la géographie ne figurait pas parmi les « sept arts libéraux » du Moyen Âge. La Renaissance L'élection en 1447 du pape Thomas de Sarzana le début d'une période harmonieuse et épanouie dans l'histoire de l'Église, qui allait aboutir à la reconnaissance de la souveraineté des papes. Ayant pris le nom de Nicolas V, « le » pape de la Renaissance travailla de son côté à rebâtir et à fortifier Rome. Le pillage de Rome Le 6 mai 1527, des troupes espagnoles et des lansquenets entrent dans Rome et commencent l'énorme pillage de la Ville éternelle. Le pillage de Rome mit fin à la splendeur artistique de la ville pendant la première moitié du XVIe siècle. L'unification de l'ItalieDu rêve à la réalité Quand Napoléon se lança dans sa campagne d'Italie le 11 avril 1796, il ne pouvait se douter qu'il serait à l'origine d'un sentiment nationaliste. Cette nouvelle occupation française dura jusqu'en 1814. Les premiers pas de l'Italie naissante Victor-Emmanuel II fut proclamé roi d'Italie en mars 1861. Son royaume comprenait - outre le Piémont et la Lombardie - la Romagne, Parme, Modène, la Toscane, le royaume des Deux-Siciles, les Marches et l'Ombrie. Il restait le problème de la Vénétie et de Rome. De 1870 à nos joursL'entrée dans le XXe siècle Tout d'abord, un régime parlementaire fut institué ainsi qu'un système d'élections. À peine 10 ans après la fin des luttes pour l'unité, la droite se retrouva en minorité et la gauche arriva au pouvoir. L'Italie connaissait alors de grosses difficultés : le fossé économique et culturel entre le Nord et le Sud ne cessait de se creuser. La montée du fascismeAu terme de la Grande Guerre, la paix rendit à l'Italie Trieste, le Trentin, le Haut-Adige et l'Istrie, mais l'après-guerre fut accompagnée de grèves et connut une succession de gouvernements ; cela créa un terrain favorable à la montée du fascisme. L'après-guerre Devenue République par référendum en juin 1946, après l'abdication de Victor-Emmanuel III et la mise à l'écart de son fils Umberto II, l'Italie a connu une vie politique particulièrement agité. L'Italie de Berlusconi En 2001, il est de nouveau président du Conseil. Au programme : une politique ultralibérale (notamment dans le domaine de la fiscalité), des privatisations et des grands travaux. La parenthèse Prodi Après un coude à coude difficile, c'est finalement Romano Prodi, le leader de l'Unione (coalition de gauche), qui gagne les élections législatives de 2006. Énième crise politique Le ciment Prodi n'aura pas tenu longtemps. Son deuxième gouvernement finit par tomber en janvier 2008. Berlusconi : l'éternel retour Après la chute de Prodi, le président Napolitano refuse puis accepte finalement d'organiser des élections anticipées pour le mois d'avril 2008. À la grande satisfaction de Berlusconi qui les avait réclamées, pour ne pas dire exigées, et qui s'annonce de nouveau grand favori... Les années 2009 à 2011L'année 2009 a été marquée par les frasques multiples de Berlusconi, tant dans sa vie privée que dans sa vie publique. |
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