Religions et croyances
Le christianisme
Ici les commandements de la Bible se mêlent aux traditions « païennes ». C'est
ce qui s'appelle le christianisme créole.
Les catholiques sont majoritaires (95 %) aujourd'hui. Les protestants
se divisent en quatre groupes distincts : les pentecôtistes, les
adventistes, l'Église évangélique, l'Église réformée officielle.
L'hindouisme
C’est la deuxième religion de l'île.
- Vishnu : dieu solaire.
- Çiva : le troisième dieu de la trinité hindoue. Il est le dieu
de la Destruction et de la Dissolution, mais il peut aussi être une divinité
bienfaitrice dans la mesure où il peut anéantir Avidya, l'Ignorance.
- Ganesh : une tête d'éléphant et quatre mains sur un petit corps
dodu, au ventre rebondi. Il est la divinité qui enlève les obstacles et garantit
le succès dans l'existence terrestre comme dans la vie spirituelle.
L'islam
- L'islam sunnite : il est majoritaire sur l’île.
Les mosquées peuvent se visiter à condition de porter une tenue correcte et
décente, et de rester discret, notamment aux heures de prière.
- Le cercle des Mourides de l'océan Indien : la vie spirituelle
prévaut sur la prédication et les démonstrations extérieures de la foi.
- L'islam chi'ite : cette communauté chi'ite réunionnaise compte
en son sein les trois plus petites minorités religieuses de l'île : les ismaéliens,
les duodécimains et les dawoodi bohras.
Le bouddhisme
Cette philosophie orientale se base essentiellement sur les enseignements délivrés
par le Bouddha ; à savoir : le détachement des illusions terrestres, le rejet
des désirs et l'obligation pour chaque croyant de prononcer des paroles justes
et de réaliser des actes justes. Pourtant le bouddhisme réunionnais a sa propre
originalité, car il ne rejette pas mais, au contraire, intègre les grandes vertus
morales et certains rites hérités du confucianisme et du taoïsme.
Croyances
Les Réunionnais croient beaucoup aux âmes errantes (zom lé pa ramassé),
celles qui ne sont pas montées au paradis. Dans l'île, les croyances existent
sous différentes formes. Ce sont les poules noires, la plupart du temps, qui
en font les frais !
Côté religieux, n'oublions pas les ti bon dié (petit bon Dieu). De tous
les saints, Expedit est incontestablement le plus réputé de l'île.
Savoir-vivre et coutumes
- La pêche aux bichiques (d'octobre à mars) : les bichiques
sont des petits alevins de la forme d'une anguille. Ils naissent en mer, et
pondent leurs œufs à l'embouchure des rivières. C'est là que les pêcheurs les
guettent et les capturent avant qu'ils n'aient eu le temps de pondre (triste
!).
- La « batay-coqs » : comme aux Antilles, les combats de coqs,
importés d'Afrique par les esclaves, constituent une tradition ancestrale de
l'île. Le samedi matin sur la place du marché à Grands-Bois, des spécialistes
se rassemblent pour l'entraînement des coqs de combat élevés et dressés avec
le plus grand soin. Les coqs, qui ont entre 1 an et 18 mois, s'exercent à des
gallots, avant de se lancer dans une arène de 8 m de côté. Le combat
est gagné par celui qui parviendra à mettre la crête de son adversaire à terre.
Le match peut durer 2 h. Les spectateurs font d'importants paris.
- La chasse aux larves de guêpes : chaque année, en mars et avril,
des centaines de chasseurs courent après les nids de guêpes. Ils grimpent aux
arbres, observent les lieux, et sortent leur arsenal de braconnier. Ils enroulent
un chiffon autour d'une canne desséchée, et y mettent le feu. La fumée dégagée
écarte momentanément les guêpes de leur nid, ce qui permet aux chasseurs de
s'emparer des larves. Cette activité rapporte pas mal aux
chasseurs mais elle n'est pas sans danger.
- Le Jacquot malbar : danseur de religion malbar qui se produit
au début de l'année, en l'honneur de son dieu, Hanuman. Son corps est recouvert
de peinture à l'huile de toutes les couleurs. Il fait peur en parcourant les
rues de son quartier. Si un badaud lui lance une pièce de monnaie, il doit la
saisir avec sa bouche pour la déposer dans sa cagnotte.
- La batay kréol ou moringue : d'origine afro-malgache, cet art
guerrier, pratiqué au son des percussions et des tambours, met en scène des
combattants dont les gestes et les mouvements ancestraux évoquent à la fois
la danse et les arts martiaux.