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Traditions Réunion

Religions et croyances

Le christianisme

Ici les commandements de la Bible se mêlent aux traditions « païennes ». C'est ce qui s'appelle le christianisme créole.
Les catholiques sont majoritaires (95 %) aujourd'hui. Les protestants se divisent en quatre groupes distincts : les pentecôtistes, les adventistes, l'Église évangélique, l'Église réformée officielle.

L'hindouisme

La deuxième religion de l'île est arrivée avec les nombreux immigrants indiens (Malabars et Tamouls) venus travailler comme « engagés » dans les plantations de canne à sucre, à partir du milieu du XIXe siècle. Il existe huit grands temples sur l'île et une multitude de petites chapelles ou oratoires.

L'islam

L'islam a été introduit à partir du milieu du XIXe siècle, par les immigrés indiens originaires du Gujarat, un État situé au nord-ouest de l'Inde. Ces nouveaux venus furent nommés z'arabes, parce que les créoles pensaient que les seuls musulmans du monde étaient les Arabes du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.

- L'islam sunnite : il est majoritaire sur l’île.
- Le cercle des Mourides de l'océan Indien : c'est une toute petite confrérie adepte du soufisme, la partie la plus mystique de l'islam. La vie spirituelle prévaut sur la prédication et les démonstrations extérieures de la foi.
- L'islam chi'ite : il ne concerne qu'une minorité de musulmans, pour la plupart des Karanes venus d'Inde via Madagascar, mais aussi des Comoriens et des Mahorais. Cette communauté réunionnaise compte en son sein les trois plus petites minorités religieuses de l'île : les ismaéliens, les duodécimains et les dawoodi bohras.

Le bouddhisme

L'erreur consiste à croire que les Réunionnais d'origine chinoise sont tous bouddhistes alors qu'une large majorité d'entre eux s'est convertie au christianisme au XIXe siècle. Une minorité pratique le bouddhisme.
Cette philosophie orientale se fonde essentiellement sur les enseignements délivrés par le Bouddha : le détachement des illusions terrestres, le rejet des désirs, causes de la souffrance, et l'obligation pour chaque croyant de prononcer des paroles justes et de réaliser des actes justes. Pourtant, le bouddhisme réunionnais ne rejette pas mais intègre les grandes vertus morales et certains rites hérités du confucianisme et du taoïsme.
Les Chinois prient généralement chez eux.

Les croyances

Les Réunionnais croient beaucoup aux âmes errantes (zom lé pa ramassé), celles qui ne sont pas montées au paradis. Dans l'île, les croyances existent sous différentes formes. Ce sont les coqs rouges ou noirs, la plupart du temps, qui en font les frais !
Côté religieux, n'oublions pas les ti bon dié (petit bon Dieu). De tous les saints, Expedit est incontestablement le plus réputé de l'île.

Savoir-vivre et coutumes

La Réunion est indéniablement une île métissée. Voici quelques exemples de traditions spécifiques à la « créolie », toujours vivaces aujourd'hui. 

- La pêche aux bichiques (d'octobre à mars) : les bichiques sont des petits alevins de la forme d'une anguille. Ils naissent en mer et pondent leurs œufs à l'embouchure des rivières. C'est là que les pêcheurs les guettent et les capturent avant qu'ils n'aient eu le temps de pondre.
- La « batay-coqs » : comme aux Antilles, les combats de coqs, importés d'Afrique par les esclaves, constituent une tradition ancestrale de l'île. Le combat est gagné par celui qui parviendra à mettre la crête de son adversaire à terre. Le match peut durer 2h maximum. Les spectateurs font d'importants paris, en principe interdits par la loi, tolérés dans la pratique.
- La chasse aux larves de guêpes : chaque année, en mars et avril, des centaines de chasseurs courent après les nids de guêpes. Ils grimpent aux arbres, observent les lieux, et sortent leur arsenal de braconnier. Cette activité rapporte pas mal aux chasseurs mais elle n'est pas sans danger.
- Le Jacquot malabar : danseur de religion malabar qui se produit au début de l'année, en l'honneur de son dieu, Hanuman. Son corps est recouvert de peinture à l'huile de toutes les couleurs. Il fait peur en parcourant les rues de son quartier. Si un badaud lui lance une pièce de monnaie, il doit la saisir avec sa bouche pour la déposer dans sa cagnotte. La tradition revit à Piton-Saint-Leu.
- La « batay kréol » ou moringue : d'origine afro-malgache, cet art guerrier, pratiqué au son des percussions et des tambours, met en scène des combattants dont les gestes et les mouvements ancestraux évoquent à la fois la danse et les arts martiaux.



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