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![]() QuébecCulturePetite enclave francophone dans l’Océan anglophone de l’Amérique du Nord, le Québec fait preuve, notamment grâce à une politique culturelle volontariste, d’une vitalité peu commune dans ce domaine pour une province d’à peine 7 millions d’habitants. Médias, chanson, danse, cinéma, théâtre, la « belle province » s’exprime en français dans tous les domaines artistiques et bon nombre de ses artistes connaissent aujourd’hui une audience internationale. Médias Télévision Le petit écran joue un grand rôle dans l’affirmation de l’identité québécoise.
Les pouvoirs publics de la province financent d’ailleurs une chaîne publique,
Télé Québec, d’excellente qualité, qui fait office de chaîne culturelle
francophone. La chaîne nationale Société Radio-Canada est disponible
dans les versions francophone et anglophone (Canadian Broadcasting Corporation).
Enfin, deux chaînes privées TVA et TQS complètent le paysage des
chaînes généralistes hertziennes. Radio La Société Radio-Canada fait office de radio de référence avec une grille comportant des émissions d’informations, musicales, des talk-shows et des magazines culturels ou sportifs. De nombreuses radios commerciales proposent essentiellement de la musique à Montréal et en région. Parmi les plus populaires, Energie, Rock-Détente et Rythme FM. Des radios anglophones émettent également au Québec, principalement à Montréal. Il existe également des radios communautaires comme Radio Centre-Ville. Presse Le Journal de Montréal, qui ressemble aux tabloïds anglais, est le quotidien le plus populaire de la province. Son principal concurrent, La Presse, possède une grande influence sur les décideurs québécois : c’est un journal de très bonne tenue, plutôt fédéraliste, qui propose de nombreux reportages et des cahiers de suppléments. Quotidien indépendant, mais proche du mouvement indépendantiste, Le Devoir est un titre renommé, surtout pour sa partie culturelle. Du côté anglophone, The Gazette est basé à Montréal, tandis que National Post et The Globe and Mail, basés à Toronto, ont une audience nationale. Enfin, Montréal possède quatre hebdomadaires culturels gratuits : Ici, Voir, Hour et Mirror, aux articles souvent irrévérencieux et d’une grande liberté de ton. Du côté des magazines, le news L’actualité, d’excellent niveau, est très populaire. Littérature Même s’il existe une littérature d’expression canadienne-française depuis le
temps de la colonie et de la Nouvelle-France, c’est essentiellement depuis les
années 1960 et la « Révolution tranquille » que la littérature québécoise
fait preuve d’une très belle vivacité. Le très grand succès du Bonheur d’occasion
de Gabrielle Roy, en 1945, est un signe avant-coureur du réveil culturel
de la province à la fin du régime clérical et autoritaire de la « Grande
noirceur ». Arts vivants Dans les années 1960, le théâtre fait sa révolution avec une
pièce novatrice, Les Belles-Sœurs de Michel Tremblay, écrite en « joual »
(argot montréalais) et montrant la vie des classes populaires québécoises. Depuis,
le théâtre québécois fait preuve d’une grande diversité de styles et de tons,
avec des auteurs comme Jean Barbeau (Une brosse), Marcel Dubé (Les
Beaux dimanches), Michel-Marc Bouchard (Les Feluettes), René-Daniel
Dubois (Being At Home With Claude) ou Wajdi Mouawad (Littoral).
Le dramaturge et metteur en scène Robert Lepage (La face cachée de la lune)
connaît, quant à lui, avec son univers onirique et fortement marqué par la technologie,
une audience internationale. Chanson Les chanteurs québécois sont populaires dans tout l’espace francophone. Engagée, poétique et indépendantiste dans les années 60-70 avec des grands noms comme Felix Leclerc, Gilles Vigneault (son Mon Pays est devenu l’hymne « national » québécois), Robert Charlebois ou Diane Dufresne, la chanson québécoise est aujourd’hui plus commerciale avec les comédies musicales de Luc Plamondon et les « voix » d’Isabelle Boulay, sans oublier le phénomène Céline Dion, devenue une méga-star planétaire. Des interprètes comme Richard Desjardins, Lynda Lemay, Yann Perreault ou le groupe Loco Locass perpétuent, quant à eux, la tradition de la chanson québécoise à texte et engagée. Cinéma Soutenu par l’Office National du Film et une politique volontariste, le cinéma
québécois fait preuve d’une très bonne forme depuis une quarantaine d’années.
Réaliste, engagé et tourné avec peu de moyens dans les années 1960, il évoque
la Nouvelle Vague et le Free Cinema anglais dans les années 1960 et 1970. Les
réalisateurs québécois, souvent indépendantistes et engagés à gauche, font un
cinéma résolument social et proche du documentaire. C’est la grande époque des
Claude Jutra, Gilles Carle (La mort d’un bûcheron), Michel Brault (Les
ordres) et Francis Mankiewicz (Les bons débarras). « Le Refus Global » Un groupe d’artistes signe ce manifeste anticonformiste en 1948, en pleine
« Grande noirceur ». Le texte dénonce l'hégémonie de l'Église et le
conservatisme du premier ministre Maurice Duplessis, dans une société canadienne-française
arriérée et en marge du monde. Prônant une rupture totale avec le traditionalisme,
le « Refus Global » annonce la « Révolution tranquille »
qui libèrera la société québécoise dans les années 1960 et la fera entrer dans
la modernité. Le « manifeste du Refus Global » est également à l’origine
du Mouvement automatiste. Québec, terre de festivals Les Québécois aiment les festivités en tous genres. Quelque 250 festivals sont célébrés chaque année, la plupart en été. Cinéma, jazz, théâtre, danse, mais aussi homard, western, canard et fromages : tout est prétexte à festival pour le peuple québécois qui aime beaucoup se rassembler pour célébrer sa culture et son histoire. Pour avoir un aperçu de l’ensemble des festivités de la province, vous pouvez consulter notre rubrique agenda. |
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