Calanques
Tout le monde a dans l'esprit des falaises
blanches, surplombant une mer caraïbe, à peine vêtues d'un zeste de
végétation et colorées par d'anciens cabanons de pêcheurs. Mais n'allez
surtout pas dire à un Marseillais que vous êtes allé vous promener dans
les calanques du côté de Cassis ou de Martigues ! Le vrai massif des
calanques appartient au 8e arrondissement de Marseille.
Pour découvrir ce site de 5 000 ha, il vous faudra circuler à pied ou en bateau. Un site exceptionnel, qui va très bientôt être protégé par la création d'un parc naturel (en cours de création). Vous serez conquis par la beauté de ce décor naturel, mais vous devrez aussi le conquérir, en marchant longtemps sous le soleil, sur des sentiers odorants et des pistes plus difficiles.
Camargue
En arrivant à Arles, le Rhône se sépare en deux bras, le Grand Rhône à l'est, le Petit Rhône à l'ouest. Entre les deux, la Grand Mar,
la grande mer, c'est-à-dire l'étang du Vaccarès ainsi que quelques
centaines de kilomètres carrés de terres inondables, jadis largement
marécageuses, aujourd'hui bien domestiquées. C'est la Camargue.
Il
faut y ajouter un joli bout de plaine aride, caillouteuse, steppique,
la Crau, qui n'est, selon certains, rien d'autre que l'ancien delta de
la Durance, c'est-à-dire un bout de Camargue aujourd'hui asséché.
La
terre est riche, formée de milliers de tonnes d'alluvions apportées par
les fleuves. En Camargue humide, le problème majeur fut longtemps les
inondations. Quelques siècles de drainage, d'entretien des canaux, la
régulation du Rhône et de la Durance ont permis de juguler la
montée des eaux. Désormais, on contrôle les niveaux, ce qui permet de
cultiver aussi bien le riz que les arbres fruitiers. Les roseaux qui
servent à couvrir les petites maisons camarguaises sont plantés de
manière à protéger terres et hameaux de la violence du vent. Sur les
digues, un lacis de routes conduit aux mas isolés dans des prairies
humides, royaume du taureau.
La création du parc naturel régional de Camargue a permis de protéger ce biotope exceptionnel et d'en tenir éloignés les démons du tourisme de masse.
Incendies
La forêt provençale, essentiellement constituée de chênes blancs ou
verts et de pins, est très importante. Malheureusement, chaque été en
Provence, plusieurs milliers d'hectares de forêt, parfois même
plusieurs dizaines de milliers, partent en fumée. Les pyromanes sont
responsables de 10 à 20 % des feux. La grande majorité des incendies
sont provoqués par des imprudences (barbecue, camping-gaz, mégots...).
Pour
prévenir les incendies, la préfecture des Bouches-du-Rhône a pris des
mesures draconiennes : la circulation, automobile et piétonne, est
strictement réglementée dans les massifs boisés du 1er juin au
samedi qui précède le 30 septembre. Si vous êtes dans le
coin à ce moment et que vous voulez aller vous balader du côté de la
montagne Sainte-Victoire, les calanques ou les Alpilles, surtout n'oubliez pas de vous renseigner (0811-20-13-13 ; coût d'un appel local), ou de consulter le site paca.pref.gouv.fr, pour vous assurer de l'accessibilité du coin qui vous intéresse. Dans les
autres départements de la région, on est plus cool, puisque seuls
certains sentiers sont fermés par périodes. Bien lire les panneaux
avant de s'engager sur une piste.
Mistral
Appelé « tramontane » dans le Languedoc et le Roussillon, il devient mistral dans la bouche des Provençaux. C'est le vent du nord, froid et sec.
Engendré par les hautes pressions situées sur le Massif central ou l'est de la France, il suit le couloir rhodanien pour aller combler les dépressions en Méditerranée. Rafraîchissant l'été, il donne l'impression de pénétrer partout en hiver.
Il souffle couramment à 80-100 km/h autour de 120 jours par an au niveau d'Orange et 90 jours par an à Marseille. On dit qu'il « sort » toujours par multiple de 3, soufflant 3, 6 ou 9 jours de suite. Sans lui, la vallée du Rhône serait une région humide et marécageuse !