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![]() PologneCultureLa culture affichée Depuis 1945, la Pologne tient le haut du pavé dans l'art de l'affiche. L'école polonaise de l'affiche a connu son apogée dans les années 1950 et 1960. Les œuvres de Wojciech Fangor illustrant les films d'Andrzej Wajda : La Cendre et le diamant et Les Magiciens innocents font date. Jerzy Skarzynki se fait connaître par l'affiche annonçant le film de Has : Le Manuscrit trouvé à Saragosse. Deux noms : Tadeusz Trepkowski et Henryk Tomaszewski se détachent de la foule. La métaphore surréaliste et l'économie de moyens de l'un, le dessin intimiste et plein d'humour de l'autre ont conquis nombre de prix et influencé les groupes d'artistes étrangers, comme le courant français Grupus. Cette période se distingue par le recours au grotesque et à l'humour. Certains critiques d'art regrettent l'absence d'une relève de jeunes créateurs. Restent les incontournables Jan Mlodozeniec et Andrzej Tomaszewski. Mais il s'agit là de la vieille garde. Tomaszewski est né en 1914. Depuis sa jeunesse il rafle tous les prix. En 1948, il reçoit quatre médailles d'or à l'Exposition internationale de l'Affiche à Vienne. Cet artiste a été l'un des premiers à s'intéresser à la typographie et à la manière d'insérer les lettres dans une peinture. Une des affiches qui l'ont rendu célèbre est celle du film Citizen Kane (1948). Ses œuvres sont reconnaissables au premier coup d'œil : des lettres écrites à la main comme dans un cahier d'écolier, des formes épurées, beaucoup de lumière, des fonds souvent blancs. Il faut mentionner un autre artiste, complètement à part, échappant
à toute classification : Roman Cieslewicz. Il fut longtemps méconnu
dans son pays, les Polonais ne lui ayant pas pardonné d'avoir émigré
en France en 1963 et d'avoir choisi, tout à fait librement (impensable
pour un Polonais !), de se lier avec les gauchistes parisiens. C'est lui qui
préparait les décors pour les fêtes des communistes français.
Une de ses œuvres les plus connues est l'affiche contre la faim dans le
tiers monde, créée en 1993. Cet artiste, récemment disparu,
a travaillé pour le centre Georges-Pompidou. Ses affiches ont annoncé,
entre autres, l'Exposition Paris-Berlin en 1978 et Paris-Moscou en 1979. Il
a été influencé par le Bauhaus, ainsi que par les constructivistes
russes, Rodtchenko notamment. Musées, visites, etc. Autant le savoir : en Pologne, l'accès à la culture coûte cher si, en plus du droit d'entrée aux sites (et souvent du parking), il faut ajouter les frais d'un guide, la plupart du temps, bien nécessaire si l'on ne parle pas le polonais. Les guides francophones étant assez rares, il est conseillé de réserver par téléphone quelques jours avant. Une astuce pour réduire les frais : trouvez sur place d'autres touristes parlant la même langue que vous et proposez-leur de se cotiser. Bon à noter : la carte internationale d’étudiant permet d’obtenir des tarifs réduits dans la plupart des musées et des sites. La plupart des musées sont fermés le lundi. Carte polonaise (Karta Polska) Lancée en 2004, sous forme d'une carte de réduction, la carte polonaise permet de profiter de réductions accordées par plusieurs établissements hôteliers, restaurants, musées, sites touristiques et boutiques sur l'ensemble du territoire polonais. Elle est distribuée gratuitement par les offices de tourisme en Pologne. Figures - Frédéric Chopin (1810, Zelazowa Wola - 1849, Paris) : sa vie a été romancée, portée à l'écran, notamment sa longue liaison avec George Sand. Quand Chopin arrive à Paris, le romantisme français triomphe et Paris devient la capitale des arts. Tenu pour le grand pianiste de son temps, il crée la balade instrumentale. |
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