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Poitou-Charentes

Itinéraires conseillés

Parcours

L'itinéraire commencera à Fontenay-le-Comte, porte d’entrée vendéenne du Marais. Après un petit tour dans la forêt de Mervent-Vouvant, au pays de Mélusine, direction Maillezais, où Rabelais séjourna un moment.
Puis nous entrerons dans les Deux-Sèvres (Coulon, Magné, Saint-Hilaire-la-Palud...) avant de passer en Charente-Maritime (vers Marans). Nous rejoindrons ensuite la Vendée pour visiter le Marais desséché et la baie de l’Aiguillon où l’air marin chatouille les narines du routard avide de découvertes naturelles et culinaires.

Angoulême

De l’origine du papier velin

Nous sommes en Charente, un département discret voire secret, qui a toujours voulu gardé sa tranquillité et s’est ouvert au tourisme assez tard. Et pourtant au fil des siècles, il a alimenté et enrichi les deux provinces qui constituent le véritable cœur du pays charentais : l’Angoumois riche en histoire, et le Cognaçais qui vit au rythme du breuvage divin.

La bande dessinée

Tout le monde connaît Angoulême, ne serait-ce que pour son magnifique festival de la bande dessinée qui a lieu tous les ans. Un festival issu directement de la tradition du papier qu’a connu Angoulême. Depuis le Moyen Âge, les artisans d’Angoulême avaient compris que la qualité des eaux charentaises permettait de fabriquer du papier de qualité. Sous Colbert, le papier « royal » d’Angoumois devint le meilleur de son temps, fut exporté dans toute l’Europe sous le nom devenu célèbre de vélin. Une tradition ancestrale qui fit fantasmer Balzac : il fit d’un papetier d’Angoulême le héros de ses Illusions perdues.

La vieille ville

Quand on se promène dans la ville, on découvre un petit côté méridional. La clarté de la lumière, les maisons aux toits de tuiles et les terrasses de cafés lui donnent un petit côté italien que Théophile Gautier soulignait.

Un de nos hôtels préférés ici, c’est l’hôtel du Palais (4, place Francis-Louvel, tél : 05-45-92- 54-11, www.hotel-angouleme.fr). Il a pour atout d’être un des rares situés dans la vieille ville, face à la jolie place du palais de justice. Pour le reste, c’est le vieil hôtel de charme pur sucre. Certaines ont un grand balcon avec vue sur la vieille ville.

Ne pas manquer, bien sûr le Centre national de la Bande dessinée et de l’Image (www.cnbdi.fr), installé dans un magnifique bâtiment futuriste, et qui présente des expositions temporaires.

La cathédrale Saint-Pierre

Et puis il y a la cathédrale Saint-Pierre, construite au XIIe siècle. Un bâtiment absolument superbe avec une gigantesque coupole, un clocher à 6 étages. Mais l’église est surtout connue pour sa façade sculptée, chef-d’œuvre de l’art roman. L’élégance et la cohérence de la façade se traduisent par une succession d’arcatures, supportées par des colonnes d’une grande finesse. On compte 75 personnages tout en relief : une vrai BD en trois dimensions !
Depuis la cathédrale, il faut ensuite partir dans les vieilles ruelles pavées jalonnées de jolies maisons.

Entre pineau et cognac

Terre d’histoire et pays de Cocagne, la vallée de la Charente relie les villes les plus importantes du département. Elle ne vit que par et pour les vignes. Vous voici donc au doux pays du pineau et du cognac. Des boissons qui doivent avoir une influence non négligeable sur les habitants, puisqu’on y trouve le plus chaleureux des accueils.
En plus, il doit faire bon vivre sur les rives de ce fleuve, tapissées de verdure et respirant le calme, aux paysages empreints de charme : courbes du fleuve, coteaux impeccablement proprets, ponts de pierre, îlots de verdure, fermes paisibles, le tout nimbé dans une lumière d’ambre.

Mosnac

Et on s’arrête presque à chaque kilomètre, car de nombreux sites sont à voir, tel le musée de la Voiture à pédales (lieu-dit Chez Testaud, tél. : 05-45-96-02-25), qui rassemble une collection unique en son genre, exclusivement constituée de modèles rares.

Jarnac

Puis on arrive à Jarnac, un bourg qui s’étire langoureusement le long de la Charente, qui fit fortune dans le commerce du cognac et qui a vu naître François Mitterrand. Jarnac a donc hérité d’une collection de cadeaux offerts à notre tonton pendant ses septennats. Et depuis l’enterrement-événement, la petite ville, autrefois tranquille, est devenue un lieu de pèlerinage.

Cognac

Voilà que se profile Cognac à l’horizon. Une ville célèbre dans le monde entier, comme Dijon et la moutarde. Une ville riche et bourgeoise, une ville d’histoire, mais avant tout la ville du cognac. Partout où les toits ont noirci, c’est à cause d’un champignon microscopique qui se nourrit des vapeurs d’alcool et produit une patine noirâtre. Il y a de quoi faire avec les 80 000 hectares de vignes de la région. L’évaporation représente l’équivalent de 23 millions de bouteilles.
Pour connaître l'histoire du cognac et de sa fabrication, un petit tour au musée des Arts du cognac s'impose (place de la Salle-Verte, tél. : 05-45-36-21-10, www.alienor.org/maco).
Et puis, bien sûr, vous pouvez partir dans les chais. Par exemple chez Otard (château de Cognac, 127, boulevard Denfert-Rochereau, tél. : 05-45-36-88-86, www.otard.com). Cette célèbre maison de cognac a été fondée en 1795 par le baron Otard. Pour installer son négoce, il acheta carrément le château de Cognac. Ironie de l’histoire, ce château n’était autre que la « maison » natale d’un roi de France : François Ier !





 



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