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Pérou

Culture

Artisanat

Il est possible de troquer sur les marchés (à l’exception du Nord, vers Huaraz). Les capes de pluie, les K-Way, les gourdes ainsi que tout le matériel de montagne européen sont très appréciés.

- E'keko : symbole quechua le plus original. Il s'agit d'une figurine représentant un homme portant sur le dos tout ce qui peut assurer sa survie : argent, sacs de nourriture, instrument de musique, jarres, tissus... en fonction de l'inspiration de l'artisan qui l'a conçu.
- Beaucoup d’artisanat en laine, le tissage étant connu et réputé depuis l’époque inca : ponchos, pulls, gants, chullos (bonnets).
- Retablos : ces figurines contenues dans une boîte de bois à volets peints constituent l’une des expressions les plus intéressantes de l’art populaire. Ces retablos ont pour origine les triptyques byzantins qui étaient transportés sur les champs de bataille pour présider les combats. On les utilisait comme autels ambulants contre les bandits et les malédictions lors des voyages. Les Espagnols y représentaient des scènes chrétiennes et tout particulièrement San Marcos. Puis les Indiens reprirent l’idée, mais en y mettant leurs propres divinités : le condor et le puma afin d’éloigner les maladies, la misère et la sécheresse. D’origine religieuse, la raison d’être des retablos fut complètement détournée pour devenir invocations païennes et pragmatiques.
- Églises de barro : ce sont de petites églises miniatures en argile dont l’origine vient de l’ange minero de la zona et qui rappellent le style baroque des églises du Pérou.
- Calebasses (mates burilados) : pyrogravées et peintes, à Huancayo, Huancavelica, Ayacucho, Cuzco, ou gravées à l’eau-forte (Etén, Monsefú).
- Objets en filigrane d’or (Piura) ou d’argent (Huancayo, Lima) : coffrets, étuis à cigarettes, etc. L’argent porte toujours le poinçon 925.
- Masques de carnaval (et figurines masquées représentant des acteurs de la Diablada) : à Puno. Les plus beaux se trouvent à La Paz.
- Objets sculptés en pierre : à Ayacucho (albâtre) et à Arequipa (pierre volcanique, au grain très fin).
- Cierges (de couleur à motifs géométriques, floraux) : à Ayacucho, Junín, dans le callejón de Huaylas, à Lima, etc.
- Artisanat de la selva amazonienne : arcs et flèches, carquois pour dards de sarbacane, plumasserie, sans oublier la poterie, les tissus et les paniers shipibos, dans la région de Pucallpa.
- Céramique : à Ayacucho (vases zoomorphes à motifs sur fond d’ocre, mais en réalité produits par Quinua, chandeliers, sifflets en terre cuite), à Cajamarca (copies de vases préhistoriques, poterie commune), à Pucara (taureaux, monochromes en noir avec des dessins incisés, ou couleur d’argile et motifs en ocre rouge), à Pucallpa (récipients confectionnés par les Indiens Shipibos, au décor géométrique peint très finement), à Cuzco, etc.
- Bijoux : au village de Catacaos près de Piura, et surtout à Lima, au marché Inca de l'av. Petit Thours et dans la Paz (Miraflores). Les plus beaux sont en argent, avec des pierres semi-précieuses comme lapis-lazuli, la serpentine de couleur verte ou la turquoise péruvienne.

Médias

La presse

La presse péruvienne s'intéresse surtout aux infos de proximité, au sport en général et aux divertissements (spectacles, fêtes, cinéma, etc.). Quelques journaux sérieux : El Comercio (droite), l'Espresso (droite), Per (neutre) et La República (centre gauche), et un anglophone, Lima Times, mais assez cher. La presse internationale est essentiellement américaine et espagnole. Dans les kiosques, les tabloïds sont largement majoritaires. De plus, pour en accélérer la vente, les premières pages avec la pin-up de service ou la dernière photo de la vedette du foot local sont en général accrochées aux vitrines.

La télévision

La télévision câblée est présente partout, et surtout dans tous les hôtels de catégorie supérieure. On peut y regarder les sept chaînes nationales, certaines nord-américaines, et latino-américaines, dont de nombreuses séries mexicaines à l'eau de rose.

Liberté de la presse

Élus locaux, hommes politiques, policiers ou simples cocaleros ont le coup de poing facile contre des journalistes qui s'intéressent d'un peu trop près à des affaires de corruption et de narcotrafic. En 2007, le pays a battu le triste record d'agressions physiques directes contre des journalistes, surtout locaux, sur l'ensemble du continent américain avecune centaine d'affaires. Etonnament passives, la police et la justice encouragent parfois l'impunité par leur clémence envers des agresseurs ou des assassins présumés.

 

Personnalités

Mario Vargas Llosa (Arequipa, 1936) : probablement l’écrivain péruvien le plus célèbre en Europe. Son œuvre est un véritable monument, miroir d’une Amérique latine déchirée, explosive et paradoxale... De La Ville et les Chiens en passant La Tante Julia et le scribouillard jusqu'à La Fête au bouc, l’écrivain s’interroge toujours sur ce continent meurtri sous la botte des dictateurs. Intellectuel de terrain, Vargas Llosa se frotte à toutes les idéologies, du guévarisme de sa jeunesse au libéralisme à tout crin. Il n’hésite pas à se présenter d’ailleurs aux élections présidentielles de 1990 mais, malgré une performance remarquable au premier tour, il essuie un échec cuisant au second tour et s’en retourne à sa plume.

- Garcilaso de la Vega, dit l'Inca : « l’Hérodote des Incas », fils d’un capitaine de Pizarro et de la nièce de Huayna Capac, a écrit en 1609 Commentaires royaux sur le Pérou des Incas. Glossaire sur la vie des Incas, leur histoire jusqu’au milieu du XVIe siècle et leur environnement, c’est l’ouvrage incontournable pour les mordus de la civilisation inca.

Susana Baca : à la lisière de trois cultures, la chanteuse mêle habilement dans sa musique guitare espagnole, flûtes andines et percussions africaines. La diva noire du Pérou ne cesse de charmer, d’un disque à l’autre, de sa voix enchanteresse portée par les mélodies métisses et limpides de ses musiciens. Susana Baca et son mari Ricardo Pereira ont créé, dans leur maison de Lima, l’Instituto Negrocontinuo qui vise à défendre et à promouvoir l’héritage culturel et musical afro-péruvien.

Hiram Bingham (1875-1956) : en 1911, un jeune professeur en archéologie de l’université de Yale, aux États-Unis, s’embarque à la tête d’une expédition américano-péruvienne à la recherche de cités incas perdues au sud du Pérou. Le 24 novembre de la même année, Bingham et son équipe découvrent, au sein d’une jungle humide et luxuriante, la plus grande cité inca jamais trouvée par les conquistadores espagnols, le célèbre Machu Picchu.





 



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