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La terre et les hommes Pays de la LoireGéographie Perche, Maine, Anjou... Leurs noms fleurent bon la campagne, féconde et douce, des vieux livres d'histoire. Si l'industrie fait vibrer quelques villes - Nantes, Angers, Le Mans... - les Pays de la Loire ressemblent à ce qu'en montre la carte : une vaste plaine, par endroits bosselée de bocages. Dans le Maine, au nord, on trouve des bocages à fromages, des buttes forestières, des ruisseaux à truites, de nobles gentilhommières et toute une ruralité opulente que dément à peine le discret activisme des villes (assurances et industrie automobile au Mans, électronique et agro-alimentaire à Laval). De l'Anjou au pays Nantais, la Loire sinue dans une buée d'or, pendant que de gros bourgs hissent leurs toits d'ardoise entre le maillage des vignobles de légende. Après le Saumurois des ceps et des tournesols vient l'Anjou proprement dit, dont les paysages suaves sonnent comme une arrière-pensée de la Touraine. Bientôt, les plaines maraîchères succèdent aux vergers opulents, tandis que le souffle tiède de l'Océan remplit de fleurs les jardins. Les usines se multiplient pour former le poumon industriel de la région, dont le plus beau fleuron est le port de Nantes-Saint-Nazaire, 4e de France, et qui occupe 60 km de l'estuaire. Ligérienne de fait, la Loire-Atlantique reste bretonne par tradition. Sans surprise, c'est la côte, notamment celle de Guérande, qui bretonne avec le plus d'entrain. L'influence se poursuit dans les îles - Aix et Yeu - de la Vendée voisine. EnvironnementLa région est née sous le signe de l'eau : tous les départements portent le nom de la Loire ou de ses affluents (navigables pour la plupart !), quand ils ne font pas référence à l'océan Atlantique. La LoireIncohérente unité
La Loire est un fleuve encore partiellement sauvage et l'un des plus capricieux.
Du Puy-en-Velay jusqu'à Nantes, ce sont 1 000 km de course de fond.
Avec un tel périple, la Loire ne pouvait être qu'un fleuve à métamorphoses. Avec l'Anjou, elle entre dans les grandes largeurs et finit par occuper 5 kilomètres (voire 8) du Val,
lorsqu'aucun goulet ne vient l'étrangler. Un fleuve indomptable
En 1856, les levées de terre se trouvèrent épaulées par quelque 85 retenues d'eau qui devaient remédier tant aux crues de printemps qu'à la sécheresse estivale. Mais le danger demeure. C'est pourquoi, dans les années 1980, les élus locaux ont soumis au gouvernement un projet de régulation du fleuve au moyen de quatre nouveaux barrages. |
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