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Pays de la Loire

Un peu d’histoire

Quelques dates

- Vers 400 : partout, les Gaulois succombent aux Germains. En Grande-Bretagne, ils s'esquivent à l'arrivée des Angles et des Saxons, venus de Hollande et du Danemark, et s'installent en Petite-Bretagne (la nôtre), en important un dialecte assez différent du celte local.
- Du XIe au XIIIe siècles : essor des grandes maisons ducales - Anjou, Maine, Poitou -, qui se bagarrent avec entrain pour un ruisseau ou trois villages. Une grande famille émerge, qui va les éclipser : héritiers des comtes d'Anjou et de Poitou, les Plantagenêts deviennent aussi ducs d'Aquitaine, de Normandie et... rois d'Angleterre. Toute la France de l'Ouest - hormis la Bretagne - est ainsi administrée par Londres. Paris pâlit. Le roi de France n'aura plus qu'un but : bloquer les Plantagenêts dans leur île. Nom de l'opération : la guerre de Cent Ans.
- 1532 : rattachement de la Bretagne à la France.
- XVIe siècle : loin de Paris l'imprévisible, les rois mettent à la mode l'Orléanais et la Touraine, mais aussi l'Anjou. À l'ombre de l'université d'Angers, on écrit (Rabelais), on versifie (Du Bellay), on guérit (Ambroise Paré). Des châteaux superbes sortent de terre. Suivent les guerres de Religion. Après une Saint-Barthélemy féroce à Orléans, Angers et Saumur se rallient à la Réforme. C'est à Nantes qu'Henri IV promulgue, en 1598, l'édit qui les stoppe : un royaume, deux religions.
- La Révolution française : elle est d'abord bien accueillie. Mais la répression contre l'Église, la conscription et les excès de la Terreur font bientôt fermenter les campagnes dans toute la région.
- Novembre 2003 : sortie des chantiers navals de Saint-Nazaire du plus gros paquebot du monde, le Queen Mary II. Ce lancement sera malheureusement entaché par un accident qui fera 15 victimes lors de l'effondrement d'une passerelle.

Les guerres de Vendée

Les provinces de l'ouest de la France accueillirent plutôt favorablement la prise de la Bastille et les principes fondamentaux de 1789. Toutefois, aucune solution ne fut apportée suffisamment rapidement à la grave crise économique qui régnait là-bas. Pire, la suppression des marchés bénéficiant de privilèges fiscaux importants fut reçue comme une brimade dans la région. La religion se retrouva également au centre des polémiques.
En 1792, les Vendéens vécurent comme une trahison l'exécution de Louis XVI. La guerre déclarée aux monarchies européennes, avec la décision de lever une armée de 300 000 hommes par la conscription, fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Même si seulement 3 % des Vendéens étaient concernés par cette mobilisation, le procédé avait des airs de déjà-vu sous l'Ancien Régime.
Dès lors, le fardeau des injustices et des incompréhensions fut trop lourd à porter pour la Vendée, département issu du décret de 1790. Par cette insurrection, elle acquit le statut de province, fédérant autour d'elle une partie de la Loire-Atlantique, des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire dans un rectangle allant de Paimbœuf au sud d'Angers en longeant la Loire, descendant jusqu'à Parthenay et revenant vers Les Sables-d'Olonne. Cette Vendée militaire devint l'emblème d'une révolte populaire, rurale et religieuse réunissant plus de 700 paroisses éparpillées dans ce vaste périmètre. L'émeute populaire se change en une guerre de principe. On se bat pour « Dieu et le Roi ».
En octobre 1793, 80 000 « soldats » traversent la Loire avec femmes et enfants, et partent chercher des renforts en Bretagne auprès des chouans en révolte, en espérant également trouver le soutien des Anglais, qui ne vinrent pas. Charette signa la paix le 17 février 1795 en obtenant des garanties concernant la liberté religieuse et l'exemption de conscription. Il aurait également négocié la restauration de la royauté. Réalité ou prétexte : s'estimant trahi, il reprend les combats quelques mois plus tard. Il continue la « guérilla » avec une poignée de fidèles, mais tombe bientôt sous le nombre des troupes lancées à ses trousses. Arrêté le 23 mars 1796 dans le bois de la Chabotterie, il est fusillé à Nantes une semaine plus tard.
La guerre de Vendée est finie... Pas les polémiques.

Chouans ou pas chouans ?

Dire des Vendéens qu'ils sont des chouans frise l'hérésie. D'ailleurs, on vous regardera avec un drôle d'œil si, d'aventure, vous commettez ce crime de « lèse-Vendée ».
Autrefois, les faux-sauniers, spécialistes de la contrebande du sel, signalaient à leurs camarades l'approche des gabelous en imitant le cri de la chouette. L'animal ayant pour surnom le chat-huant, on les appela les « chouans ». Dès lors, pendant la Révolution, tous les insurgés de l'ouest de la France ont été dénommés du terme générique de chouans.
Mais la vraie chouannerie vient du Maine, de Bretagne, du Haut-Anjou et de Basse-Normandie. Rien à voir avec le Bas-Poitou. Le terme de chouan fut galvaudé au XIXe siècle par un amalgame facile dû à l'indifférence générale des historiens pour une guerre franco-française plutôt gênante.





 



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