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Culture Pays basque

Médias

Au nord, quatre journaux peuvent vous intéresser : Sud-Ouest est le grand quotidien régional d’informations. La Semaine du Pays basque est un hebdomadaire. Le touriste y trouvera de bonnes pages culturelles et sportives, avec calendriers des manifestations. Enbata est le journal des indépendantistes du Nord (bilingue). On y trouve des informations souvent pointues en matière culturelle. Enfin, Le Journal du Pays basque cherche sa place entre presse locale et presse militante.
Au sud, hormis la presse espagnole qui est omniprésente, la libéralisation a vu la floraison d’une multitude de journaux en euskara, souvent très politisés. Au sud toujours, il existe de nombreuses versions régionales de la presse nationale espagnole. El Diario Vasco et El Diario de Navarra sont d’excellentes sources d’information, notamment pour les fêtes.
Francophone, Pays basque Magazine est un trimestriel luxueusement illustré, au contenu irrégulier : en général, les articles traitant de randonnée ou de nature sont bien faits, mais on aime moins certains reportages un peu snob. La situation politique y est soigneusement évitée.

Les radios locales sont exclusivement bascophones. Il y en a pratiquement une par vallée. On peut y accrocher souvent de bons programmes musicaux.

Il existe une télévision  basque avec deux chaînes : ETB 1 en basque, ETB 2 en espagnol. On y trouve, comme en Espagne, beaucoup de sport (surtout beaucoup de pelote), des variétés et des feuilletons, mais presque autant de débats, de talk-shows, de discussions sur des thèmes politiques ou sociaux (les Basques adorent ça !).

Musées et sites

Au nord, tout est payant. Au sud, l'essentiel est gratuit (c'est le cas de tous les musées publics en Álava), même si de plus en plus de musées deviennent payants.
Les sites importants, dans les provinces du Sud, pratiquent des prix comparables à ceux du Nord. Les musées privés restent dans la même fourchette, de 4,50 à 7 € l'entrée. Nombreux sont les petits musées du Sud qui pratiquent des tarifs raisonnables (moins de 5 €). Il y a peu de réductions pour les étudiants.
Au sud, les églises posent un problème. Si certaines sont payantes (à Sangüesa, par exemple), leur visite est en général gratuite, sauf dans les villages. Le problème : ces églises sont souvent fermées et ce sont des bénévoles qui en ont la clé. Ils indiqueront le tarif de l'obole à donner au curé (environ 1 €). Cela s'explique par les frais d'entretien qui sont à la charge de la paroisse, même dans certains sites classés.

Les horaires sont, en général, scrupuleusement tenus (on a bien dit en général !). Le plus souvent, le jour de fermeture est le lundi. À noter que côté sud, pendant et autour des jours fériés (les fêtes de fin d'année en particulier et la Semaine sainte), les horaires sont différents et restreints : dans les grandes villes, les offices de tourisme disposent alors en général d'une fiche récapitulant les horaires modifiés de tous les sites. Enfin, les petits ermitages n'ouvrent généralement qu'une fois dans l'année : le jour du saint auquel ils sont dédiés.

La pratique du toro

A nord d’une ligne marquée par la sierra de Gorbeia, on ne trouve de plaza de toros (ou arènes) que dans les grandes villes. Pas de plaza en Soule ni en Basse-Navarre, peu dans les autres provinces.
En revanche, en Navarre, chaque ville, chaque village possède son arène, parfois minuscule: le toro est roi. Et ce n'est qu'en Navarre qu'on peut assister à des encierros.

Le toro

Le toro de combat est issu d'une sélection rigoureuse. Chaque année, les jeunes veaux sont envoyés au pâturage où ils forment des groupes exclusivement composés de mâles qui doivent arriver puceaux au combat. Ils ne verront jamais un homme à pied afin de ne rien en savoir le jour où ils pénétreront dans l'arène. On dit qu'ils sont limpios (propres).

Le torero

Pendant longtemps, les toreros avaient une image très négative. Issus des milieux défavorisés, ils étaient assimilés à des voyous. Les temps ont changé, et les toreros gèrent aujourd’hui leur fortune comme des hommes d'affaires. Ils ont des agents et font souvent la une des revues people comme Hola ou Semana.

La corrida

Les meilleures corridas ont lieu dans les plus grandes villes, principalement en Navarre. Mais les petits villages réservent parfois de bonnes surprises.
Les bons spectacles sont souvent les plus chers. Bayonne est la plaza la plus chère du Sud-Ouest, et peut-être l’une des meilleures plaza du monde. Dans toutes les arènes, les places les plus onéreuses sont à l'ombre et au premier rang, les moins chères au soleil, en haut des gradins (dans les grandes plazas, le prix varie de 15 à 90 € en fonction de la localisation).
Les corridas sont généralement regroupées en ferias (une course par jour pendant 3 ou 4 jours d'affilée). Les plus renommées sont la feria de l'Assomption à Bayonne et les ferias de Bilbao et Donostia. La feria de San Fermin à Pampelune est assez particulière vu l'ambiance qui règne dans l'arène.
Une corrida est précédée par un lâcher de toros ou encierro. Cette spécialité éminemment navarraise est surtout connue pour la feria de San Fermin à Pampelune. Dans beaucoup de villages, l'encierro remplace la corrida qu'on ne peut pas s'offrir. Il suffit de louer quelques vaches et de les lâcher dans les rues de la ville.

Musique, danses et chansons

Un moyen d'entendre les Basques chanter est de se rendre tout simplement à la messe en basque. Ne pas manquer les grandes fêtes religieuses.

Les instruments traditionnels

Il y a d'abord le tambourin. Il y a aussi le txistu, sorte de flûtiau aigrelet que le joueur accompagne au tambour (une main sur la flûte, l'autre tient une baguette). Il y a enfin la gaïta, petit hautbois à double anche dont le son évoque à s'y méprendre une cornemuse ou une flûte arabe.
On a failli oublier l’alboka, flûte taillée dans une corne de bélier, très rarement jouée, ainsi que la txalaparta, poutre posée en équilibre sur 2 supports, l’instrument de percussion le plus ancien du monde.

Le chant choral

Plus qu'une tradition, c'est une passion. La plus petite formation est un chœur de huit hommes, l'oxote, mais il n'est pas rare de rencontrer des chœurs de 50 ou 80 bonshommes. Le chant basque est toujours une polyphonie : les voix sont bien placées, bien différenciées, chacun chantant sa partie.

Danses et traditions

Tout le monde connaît le fandango popularisé par Luis Mariano, mais les danses basques sont innombrables et les costumes souvent exceptionnels.

La jota

En Navarre, la musique par excellence est la jota. Un couplet, parfois 2, chantés à 2 ou plusieurs voix. Les plus grandes manifestations sont le concours des Finalistes de Tafalla et le mémorial Raimundo Lanas de Murillo el Fruto.

Les bertsularis

Il s'agit d'une poésie improvisée, chantée, sur un thème imposé. En fait, il s'agit d'une forme de « duels de chants » que l'on retrouve sur une partie de la façade atlantique.

Artisanat

L'artisanat basque se caractérise par l'utilisation de peu de matières (bois, cuir, cuivre, lin) et par un soin extrême apporté à la solidité des objets.
Citons LE bâton traditionnel basque, le makila. Il est fabriqué en bois de néflier sauvage et superbement ouvragé.
Trois fabricants au nord, les meilleurs du Pays basque : Bergara à Larressore, Leoncini à Bayonne et Harizpuru à Ibarolle.

Le cuir

La fameuse chaussure de marche Pataugas a été inventée à Mauléon pour les besoins des bergers (et de l'armée). Mais la concurrence est rude et la fabrication a cessé.
L'objet le plus traditionnel, presque emblématique, reste la gourde en cuir (chahakoa).

L'espadrille

Elle est cousue en spirale, et on lui rajoute une toile de lin ou de coton. Pour ne pas vous tromper, allez chez un fabricant traditionnel comme Pare-Gabia à Bayonne, Garcia à Bidart, Prodiso à Mauléon ou Armaité à Idaux-Mendy. En supermarché, la marque France-Espadrilles cache un regroupement de petits fabricants souletins qui assurent une assez bonne qualité.

Le béret

Un bon béret dure (presque) toute une vie. Il faut une excellente laine, bien feutrée, bien serrée pour tenir chaud l'hiver, frais l'été et être étanche sous la pluie.
Une marque surpasse toutes les autres : Elosegui de Tolosa. Mais le must reste de se faire faire un béret sur mesure : chez Jacky , rue Port-de-Castets à Bayonne.

Le mus

Le mus (on prononce « mouch ») est presque une religion et, pendant l'été, fleurissent les affiches annonçant tournois et compétitions. C'est un jeu de cartes d'une subtilité diabolique mais où tout se passe en basque, ce qui nécessite un peu de vocabulaire pour suivre les péripéties d'une partie.
Les parties les plus acharnées se disputent à 4 (2 équipes de 2).



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