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Culture Pays basqueLa pratique du toro A nord d’une ligne marquée par la sierra de Gorbeia, on ne trouve de plaza de toros (ou arènes) que dans les grandes villes. Pas de plaza en Soule ni en Basse-Navarre, peu dans les autres provinces. Le toro Le toro de combat est issu d'une sélection rigoureuse. Chaque année, les jeunes veaux sont envoyés au pâturage où ils forment des groupes exclusivement composés de mâles qui doivent arriver puceaux au combat. Ils ne verront jamais un homme à pied afin de ne rien en savoir le jour où ils pénétreront dans l'arène. On dit qu'ils sont limpios (propres). Le torero Pendant longtemps, les toreros avaient une image très négative. Issus des milieux défavorisés, ils étaient assimilés à des voyous. Les temps ont changé, et les toreros gèrent aujourd’hui leur fortune comme des hommes d'affaires. Ils ont des agents et font souvent la une des revues people comme Hola ou Semana.
La corrida Les meilleures corridas ont lieu dans les plus grandes villes, principalement
en Navarre. Mais les petits villages réservent parfois de bonnes surprises. Musique, danses et chansons Un moyen d'entendre les Basques chanter est de se rendre tout simplement à la messe en basque. Ne pas manquer les grandes fêtes religieuses. Les instruments traditionnels Il y a d'abord le tambourin. Il y a aussi le txistu, sorte de flûtiau
aigrelet que le joueur accompagne au tambour (une main sur la flûte, l'autre
tient une baguette). Il y a enfin la gaïta,
petit hautbois à double anche dont le son évoque à s'y méprendre une cornemuse
ou une flûte arabe. Le chant choral Plus qu'une tradition, c'est une passion. La plus petite formation est un chœur de huit hommes, l'oxote, mais il n'est pas rare de rencontrer des chœurs de 50 ou 80 bonshommes. Le chant basque est toujours une polyphonie : les voix sont bien placées, bien différenciées, chacun chantant sa partie. Danses et traditions Tout le monde connaît le fandango popularisé par Luis Mariano, mais les danses basques sont innombrables et les costumes souvent exceptionnels. La jota En Navarre, la musique par excellence est la jota. Un couplet, parfois 2, chantés à 2 ou plusieurs voix. Les plus grandes manifestations sont le concours des Finalistes de Tafalla et le mémorial Raimundo Lanas de Murillo el Fruto. Les bertsularis Il s'agit d'une poésie improvisée, chantée, sur un thème imposé. En fait, il s'agit d'une forme de « duels de chants » que l'on retrouve sur une partie de la façade atlantique. Artisanat L'artisanat basque se caractérise par l'utilisation de peu de matières (bois,
cuir, cuivre, lin) et par un soin extrême apporté à la solidité des objets. Le cuir La fameuse chaussure de marche Pataugas a été inventée à Mauléon pour les
besoins des bergers (et de l'armée). Mais la concurrence est rude et la fabrication a cessé. L'espadrille Elle est cousue en spirale, et on lui rajoute une toile de lin ou de coton. Pour ne pas vous tromper, allez chez un fabricant traditionnel comme Pare-Gabia à Bayonne, Garcia à Bidart, Prodiso à Mauléon ou Armaité à Idaux-Mendy. En supermarché, la marque France-Espadrilles cache un regroupement de petits fabricants souletins qui assurent une assez bonne qualité. Le béret Un bon béret dure (presque) toute une vie. Il faut une excellente laine, bien
feutrée, bien serrée pour tenir chaud l'hiver, frais l'été et être étanche
sous la pluie. Le mus Le mus (on prononce « mouch ») est presque une religion et, pendant l'été, fleurissent les affiches
annonçant tournois et compétitions. C'est un jeu de cartes d'une subtilité diabolique
mais où tout se passe en basque, ce qui nécessite un peu de vocabulaire pour
suivre les péripéties d'une partie. |
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