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Culture Pays basqueMédiasAu nord, quatre journaux peuvent vous intéresser : Sud-Ouest est le grand quotidien régional d’informations. La Semaine du Pays basque est un hebdomadaire. Le touriste y trouvera de bonnes pages culturelles et sportives, avec calendriers des manifestations. Enbata est le journal des indépendantistes du Nord (bilingue). On y trouve des informations souvent pointues en matière culturelle. Enfin, Le Journal du Pays basque cherche sa place entre presse locale et presse militante.
Les radios locales sont exclusivement bascophones. Il y en a pratiquement une par vallée. On peut y accrocher souvent de bons programmes musicaux. Il existe une télévision basque avec deux chaînes : ETB 1 en basque, ETB 2 en espagnol. On y trouve, comme en Espagne, beaucoup de sport (surtout beaucoup de pelote), des variétés et des feuilletons, mais presque autant de débats, de talk-shows, de discussions sur des thèmes politiques ou sociaux (les Basques adorent ça !). Musées et sitesAu nord, tout est payant. Au sud, l'essentiel est gratuit (c'est le cas de tous les musées publics en Álava), même si de plus en plus de musées deviennent payants. Les horaires sont, en général, scrupuleusement tenus (on a bien dit en général !). Le plus souvent, le jour de fermeture est le lundi. À noter que côté sud, pendant et autour des jours fériés (les fêtes de fin d'année en particulier et la Semaine sainte), les horaires sont différents et restreints : dans les grandes villes, les offices de tourisme disposent alors en général d'une fiche récapitulant les horaires modifiés de tous les sites. Enfin, les petits ermitages n'ouvrent généralement qu'une fois dans l'année : le jour du saint auquel ils sont dédiés. La pratique du toroA nord d’une ligne marquée par la sierra de Gorbeia, on ne trouve de plaza de toros (ou arènes) que dans les grandes villes. Pas de plaza en Soule ni en Basse-Navarre, peu dans les autres provinces. Le toroLe toro de combat est issu d'une sélection rigoureuse. Chaque année, les jeunes veaux sont envoyés au pâturage où ils forment des groupes exclusivement composés de mâles qui doivent arriver puceaux au combat. Ils ne verront jamais un homme à pied afin de ne rien en savoir le jour où ils pénétreront dans l'arène. On dit qu'ils sont limpios (propres). Le toreroPendant longtemps, les toreros avaient une image très négative. Issus des milieux défavorisés, ils étaient assimilés à des voyous. Les temps ont changé, et les toreros gèrent aujourd’hui leur fortune comme des hommes d'affaires. Ils ont des agents et font souvent la une des revues people comme Hola ou Semana. La corridaLes meilleures corridas ont lieu dans les plus grandes villes, principalement
en Navarre. Mais les petits villages réservent parfois de bonnes surprises. Musique, danses et chansonsUn moyen d'entendre les Basques chanter est de se rendre tout simplement à la messe en basque. Ne pas manquer les grandes fêtes religieuses. Les instruments traditionnelsIl y a d'abord le tambourin. Il y a aussi le txistu, sorte de flûtiau
aigrelet que le joueur accompagne au tambour (une main sur la flûte, l'autre
tient une baguette). Il y a enfin la gaïta,
petit hautbois à double anche dont le son évoque à s'y méprendre une cornemuse
ou une flûte arabe. Le chant choralPlus qu'une tradition, c'est une passion. La plus petite formation est un chœur de huit hommes, l'oxote, mais il n'est pas rare de rencontrer des chœurs de 50 ou 80 bonshommes. Le chant basque est toujours une polyphonie : les voix sont bien placées, bien différenciées, chacun chantant sa partie. Danses et traditionsTout le monde connaît le fandango popularisé par Luis Mariano, mais les danses basques sont innombrables et les costumes souvent exceptionnels. La jotaEn Navarre, la musique par excellence est la jota. Un couplet, parfois 2, chantés à 2 ou plusieurs voix. Les plus grandes manifestations sont le concours des Finalistes de Tafalla et le mémorial Raimundo Lanas de Murillo el Fruto. Les bertsularisIl s'agit d'une poésie improvisée, chantée, sur un thème imposé. En fait, il s'agit d'une forme de « duels de chants » que l'on retrouve sur une partie de la façade atlantique. ArtisanatL'artisanat basque se caractérise par l'utilisation de peu de matières (bois,
cuir, cuivre, lin) et par un soin extrême apporté à la solidité des objets. Le cuirLa fameuse chaussure de marche Pataugas a été inventée à Mauléon pour les
besoins des bergers (et de l'armée). Mais la concurrence est rude et la fabrication a cessé. L'espadrilleElle est cousue en spirale, et on lui rajoute une toile de lin ou de coton. Pour ne pas vous tromper, allez chez un fabricant traditionnel comme Pare-Gabia à Bayonne, Garcia à Bidart, Prodiso à Mauléon ou Armaité à Idaux-Mendy. En supermarché, la marque France-Espadrilles cache un regroupement de petits fabricants souletins qui assurent une assez bonne qualité. Le béret Un bon béret dure (presque) toute une vie. Il faut une excellente laine, bien
feutrée, bien serrée pour tenir chaud l'hiver, frais l'été et être étanche
sous la pluie. Le musLe mus (on prononce « mouch ») est presque une religion et, pendant l'été, fleurissent les affiches
annonçant tournois et compétitions. C'est un jeu de cartes d'une subtilité diabolique
mais où tout se passe en basque, ce qui nécessite un peu de vocabulaire pour
suivre les péripéties d'une partie. On en parle sur le forum Pays basque |
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