Au nord, une seule ligne, Paris-Madrid, avec arrêts selon les trains à Bayonne,
Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye. On ajoutera la délicieuse ligne de la
vallée de la Nive qui conduit de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port par les gares
d'Ustaritz, Cambo ou Baïgorry.
Au sud, la compagnie Eusko Tren gère les lignes de proximité et laisse
RENFE s'occuper des longues distances. Eusko Tren gère aussi un réseau
d'autobus.
En Navarre, il n'existe que RENFE pour les longues distances comme
pour les omnibus de proximité. RENFE : tél. : 902-24-02-02. Internet
: www.renfe.es.
Eusko Tren est le meilleur moyen pour se déplacer le long de la côte.
C'est bon marché et les liaisons sont assez fréquentes et régulières.
Pour simplifier, on a une grande ligne Nord-Sud et deux transversales. La ligne Paris-Madrid fait plusieurs arrêts entre Bayonne et Irún, puis Donostia et Vitoria-Gasteiz. Les deux transversales
sont respectivement les lignes Irún-Alicante (ou Barcelona) et Gijón-Barcelona.
La première dessert surtout la Navarre (Pamplona, Tudela), la seconde dessert
Vitoria et Pamplona. Eusko Tren : tél. : (0034)-902-54-32-10. Internet
: www.euskotren.es.
N'oublions pas FEVE, chemins de fer à voie étroite et classe unique qui, au
Pays basque, ne gère que deux lignes au départ de Bilbao. Internet : www.feve.es. Pas de TGV au Pays
basque malgré les demandes pressantes du gouvernement de Vitoria. Dans les Talgo,
la réservation est strictement obligatoire.
La route
Attention : au sud, il est obligatoire, sous peine d’une forte
amende, d’avoir 2 triangles de signalisation dans son coffre. Et depuis juillet 2004, en plus des 2 traditionnels triangles de signalisation, un gilet fluorescent (à conserver dans l’habitacle et non dans le coffre) est obligatoire dans tous les véhicules (y compris étrangers) circulant en Espagne.
Évitez les autopistas (autoroutes) qui, au nord comme au sud, sont hors
de prix. Les autovías, qui correspondent à nos « voies express » (4 voies
avec un terre-plein central), sont quant à elles gratuites.
Attention à la ertzainza (police basque) qui, le week-end, fait la chasse
aux conducteurs en état d'ébriété.
La signalisation routière
Petit problème pour le voyageur : le manque d'unité dans le bilinguisme.
Dans les provinces du nord (en France), le français étant la langue officielle de la République,
les noms français précèdent les noms basques. Dans le sud, la règle est celle
de la majorité. Si le village ou la ville est quasi exclusivement bascophone,
seul le nom basque est indiqué. Si la localité est majoritairement bascophone,
le nom espagnol suit le nom basque : par exemple, Donostia-San Sebastián ou
Orreaga-Roncesvalles. Enfin, s'il n'y a pas de bascophones, seul le nom
Espagnol existe.
Il y en a un qui est le plus gros piège du Pays basque : à Béhobie,
le nœud de communications le plus fréquenté, ne confondez pas les panneaux indiquant
Irún, ville frontière, et Iruña (qui est Pampelune). Vous êtes en Communauté autonome et c’est la règle du nom basque qui s’applique.
L'autobus
Le réseau de bus d'Euskadi (Gipuzkoa, Biscaye, Álava) est très performant.
Celui de Navarre est bon sur les grands axes, mais au nord la situation n’est
pas brillante, sauf sur la côte. Les vallées pyrénéennes sont servies à intervalles réguliers mais éloignés. Il n’existe aucune connexion entre les réseaux
sauf à Béhobie.
C’est néanmoins le moyen de transport le plus économique, d’autant que le train n’est pas vraiment concurrentiel (sauf sur la côte).
En Navarre, pour se renseigner sur les horaires, les compagnies et les prix des différentes destinations : internet : www.autobusesdenavarra.com.
La moto
Partout, on peut s’arrêter facilement et admirer les points de vue, surtout sur la côte. Attention lorsqu’il pleut : les revêtements ne sont pas toujours terribles. Ne roulez pas avec un sac à dos et portez toujours un casque, ça va de soi.
L'auto-stop
Du fait des tensions politiques et de la psychose du terrorisme, les Espagnols
hésitent parfois à prendre des auto-stoppeurs. C'est vraiment dur sauf peut-être sur les routes de montagne où les transports en commun se font plus rares. Le Basque est un marcheur et ne fait jamais de stop.