Le train
- Au nord, une seule ligne, Paris-Madrid, avec arrêts selon les trains à Bayonne, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye. On ajoutera la délicieuse ligne de la vallée de la Nive, qui conduit de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port par les gares d'Ustaritz, Cambo ou Baïgorry.
- Au sud, deux tendances. Celle de la Communauté d'Euskadi qui a créé la compagnie Eusko Tren pour gérer les lignes de proximité (notamment Irún-Bilbao) et laisse RENFE (la compagnie nationale) s'occuper des longues distances. L'Álava, sous-équipée en voies ferrées mais peu peuplée, est principalement gérée par la RENFE. En Navarre, il n'existe que RENFE.
- Un numéro de téléphone national pour la RENFE : tél :902-24-02-02. Internet
: www.renfe.es.
- Comme dans nombre de pays, le tarif d'un billet de train dépend du jour et de l'heure, de la date, de la classe de réservation... Vous trouverez aussi des réductions selon l'âge. Prendre un aller-retour revient quasiment toujours moins cher que de prendre l'aller puis le retour séparément.
- Sur certaines lignes, les lignes AVE (les TGV espagnols) en particulier, prévoir une bonne marge pour vous rendre à la gare, car les bagages sont passés dans des machines de sécurité du même type qu'aux aéroports : cela prend forcément du temps !
Si vous désirez réserver et retirer vos billets en France, une adresse :
- Iberrail France : 57, rue de la Chaussée-d'Antin, 75009 Paris. M. : Trinité ou Chaussée d'Antin. Tél. : 01-40-82-63-64. Numéro Indigo pour la province : tél. : 0825-079-200. Représentant officiel de la RENFE en France. Les billets ne vous coûteront pas plus cher.
Eusko Tren est le meilleur moyen pour se déplacer le long de la côte. C'est bon marché et les liaisons sont fréquentes et régulières. Bien vérifier au départ les gares où le train s'arrête. Tél. : 902-54-32-10. Internet
: www.euskotren.es.
Pour simplifier, une grande ligne nord-sud et deux transversales. La nord-sud, c'est Paris-Madrid avec plusieurs arrêts entre Bayonne et Irún, puis Donostia et Vitoria-Gasteiz. Les deux transversales sont respectivement les lignes Irún-Alicante (ou Barcelona) et Gijón-Barcelona. La première dessert surtout la Navarre (Pamplona, Tudela), la seconde dessert Vitoria et Pamplona. Les trains de grandes lignes sont tous au standard européen. Presque tous les trains sont maintenant climatisés, même les trains de banlieue. Dans les Talgo, la réservation est strictement obligatoire.
N'oublions pas FEVE, chemins de fer à voie étroite et classe unique, qui, au Pays basque, ne gère que deux lignes au départ de Bilbao.
Internet : www.feve.es.
L'avion
Côté espagnol
Iberia (et sa filiale Air Nostrum) et Air Europa sont les deux principales compagnies intérieures classiques présentes en Espagne. Nombreuses liaisons depuis Bilbao, Donostia (et dans une moindre mesure Vitoria et Pampelune) vers les principales villes espagnoles.
Les compagnies espagnoles low-cost, comme Vueling ou Clickair, filiale d'Iberia, desservent Bilbao (depuis les grandes villes d'Espagne et même Paris pour Clickair).
Côté français
- Aéroport international de Bayonne-Anglet-Biarritz : tél. : 05-59-43-83-83. Internet : www.biarritz.aeroport.fr. Liaisons quotidiennes avec Paris, Lyon, Clermont-Ferrand, mais aussi selon la saison et les compagnies qui opèrent, liaisons hebdomadaires avec Nice, Genève, Londres, Birmingham, Oslo et Copenhague.
La route
- Attention : au sud, il est obligatoire, sous peine d'une forte amende, d'avoir deux triangles de signalisation dans son coffre. Et en plus de ces deux triangles de signalisation, un gilet fluorescent (à conserver dans l'habitacle et non dans le coffre) est obligatoire dans tous les véhicules (y compris étrangers) circulant en Espagne. Ce gilet devra être utilisé par tout automobiliste amené à quitter son véhicule sur le bord d'une route, sous peine d'une amende de 90 €. Ce type de gilet est désormais en vente dans la plupart des stations-service du pays.
- Côté sud, les limitations de vitesse ne sont pas toujours les mêmes qu'au nord (sur autoroute, la limitation de vitesse est à 120 km/h et non 130) et, malgré les apparences, le port de la ceinture est obligatoire. Important également : les stops ne sont pas toujours matérialisés par une bande blanche au sol.
- Les routes sont refaites à neuf à peu près partout et, en général, le réseau est bon. Les petites routes sont souvent meilleures au nord qu'au sud. - Quelques routes de montagne en Navarre font exception.
- Évitez les autopistas (autoroutes), souvent hors de prix. Les autovías, qui correspondent à nos « voies express » (quatre-voies avec un terre-plein central), sont gratuites. Préférez les nationales ou les autovías, sauf dans un cas : la N 10 entre Bayonne et la frontière, qui est une vraie galère en été (notamment la traversée de Saint-Jean-de-Luz). Au sud, l'axe idéal est Donostia-Irurtzun-Vitoria par l'autopista A 15 (gratuite et somptueuse). De cet axe, vous pouvez rejoindre tous les points intéressants, sauf la côte. Depuis qu'elle a été refaite, la N 1 Donostia-Vitoria n'est pas mal non plus. - Les Espagnols conduisent vite, mais ils nous ont globalement semblé plus respectueux des autres et globalement moins hargneux et moins impatients que les Français.
- Attention à l'ertzainza (police basque) qui, le week-end, fait la chasse aux conducteurs en état d'ébriété. Si vous êtes pris, l'amende est salée et payable immédiatement, sous peine de confiscation de la voiture.
Signalisation routière
Petit problème pour le voyageur : le manque d'unité dans le bilinguisme.
- Dans les provinces du Nord (en France), les noms français précèdent les noms basques. Ces derniers sont en général en italique. Sur les autoroutes, les indications en français sont suivies d'un panneau équivalent en basque.
- Dans le Sud, la règle est celle de la majorité. Si le village ou la ville est quasi exclusivement bascophone, seul est indiqué le nom basque. Si la localité est majoritairement bascophone, le nom espagnol suit le nom basque. S'il n'y a pas de bascophones, seul existe le nom espagnol. Il peut donc y avoir des conflits, comme à Tudela, où les bascophones minoritaires et agissants ont sorti la bombe à taguer pour rétablir la situation.
La bombe à taguer sort d'ailleurs très facilement quand l'été revient. En général, elle sert à masquer le nom français ou espagnol pour ne laisser que le nom basque. D'où des difficultés pour l'automobiliste qui ne sait pas que Burguete et Auritz, Mendionde et Lekorne, c'est la même chose. Mais dans certaines zones, c'est le contraire, et les noms basques sont tagués par des militants hispanophones.
L'autobus
Le réseau de bus d'Euskadi (Gipuzkoa, Biscaye, Álava) est très performant. Celui de Navarre est bon sur les grands axes, mais au nord, la situation n'est pas brillante, sauf sur la côte. Au sud comme au nord, les vallées pyrénéennes sont desservies régulièrement mais pas souvent.
Il n'existe aucune connexion entre les réseaux, sauf à Béhobie. Autrement dit, n'espérez pas aller de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux en bus.
C'est néanmoins le moyen de transport le plus économique, d'autant que le train (sauf sur la côte) n'est pas vraiment concurrentiel.
En Navarre, pour se renseigner sur les horaires, les compagnies et les prix des différentes destinations, consulter le site Internet www.autobusesdenavarra.com.