Mausolée Gour Emir à Samarcande - Ouzbékistan
Mausolée Gour Emir à Samarcande - Ouzbékistan © maxime - stock.adobe.com

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Santé

- Pas de vaccins obligatoires mais il est conseillé d’être à jour pour les vaccins classiques, à commencer par le tétanos. Selon les conditions de voyage, on pourra conseiller les vaccins contre les hépatites A et B, la typhoïde.

- L’eau charrie quantité de déchets toxiques, pesticides, engrais chimiques... Celle du robinet n'est pas potable, que ce soit pour des raisons chimiques ou biologiques. Dans les hôtels, une petite bouteille par personne est placée dans les chambres. Elle n'est pas toujours renouvelée. Il faut donc prévoir de grandes réserves pour éviter d'être acculé, en pleine nuit, à boire au  robinet. 

Si l'on randonne au large des villes, acheter avant de partir des comprimés d'hydroclonazone contre parasites et microbes, et si l'on en a une, emporter sa pompe portative à chandelle filtrante, qui débarrassera de surcroît le liquide de ses composants chimiques. 

- Le Sida frappe l’ensemble des républiques d’Asie centrale, mais il est encore très difficile d’avoir des chiffres sûrs concernant le nombre de cas et d’individus séropositifs. On ne trouve des préservatifs (kondomy) de bonne qualité que dans les grandes urbanisations.

- Même si les médecins médiévaux de l'Asie centrale étaient en avance sur ceux d'Occident, même si la recherche médicale soviétique était en pointe, le système de santé ouzbek ne répond pas forcément aux normes occidentales, surtout en dehors de Tachkent et de Samarcande. Le rapatriement sera généralement préférable (penser à souscrire un contrat d'assistance).

Urgences

- Numéros d’urgence : pompiers : 01 ; police : 02 ; ambulances : 03.
- Clinique internationale de Tachkent : Elle est en théorie réservée aux expatriés, mais on ne refuse pas l’entrée aux touristes qui se présentent aux urgences. Les médecins parlent anglais. Ailleurs dans le pays, il vaut mieux s’adresser à la réception de son hôtel avant de se rendre à l’hôpital.

Sécurité

La criminalité a tendance à augmenter dans les grandes villes du pays. Cependant, l’Ouzbékistan reste un pays sûr même pour ceux qui voyagent seuls par les moyens locaux. Les précautions d’usage concernant les pickpockets et les chauffeurs de taxi trop insistants (qui feront payer cinq fois et en dollars le prix normal et chercheront à s'assurer de la totalité de vos déplacements, pour vous couper des réalités tarifaires) sont en général suffisantes.

A part les tarifs parisiens des marchands de souvenirs (qui baissent facilement des trois quarts le prix initial), les prix gonflés des taxis aux gares et aéroports, il y a peu à redouter des Ouzbeks, même quand, un peu dérouté par le nombre de zéros des billets, vous donnez dix ou cent fois trop : vous serez rappelé à l'ordre par votre interlocuteur, qui ronchonnera contre votre légèreté en matière de décimales du soum... Il est courant qu'un étranger confie ses millions (!) de soums au commerçant et le laisse se payer : peu d'accrocs à redouter. 

Le gouvernement actuel se veut très préoccupé par les problèmes de corruption. Il a mis en place un centre d'appel : 71-202-04-02 et un e-mail : info@anticorruption.uz. A choisir, se tourner en priorité vers la police touristique (dossard Tourism Police, en anglais dans le texte) en cas de problème.

L’Ouzbékistan se situe dans une zone d'activité sismique, et le risque de tremblement de terre reste élevé. 

Zones déconseillées

Le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement tout déplacement dans les zones frontalières avec l'Afghanistan et le Tadjikistan et, sauf raison impérative, la frontière avec la Kirghizie et l'Afghanistan.

Conseils pour le voyage

- Transports : le voyage en train est pratique bien qu'inconfortable, au sens où il ne faut pas imaginer dormir beaucoup : chaleur insupportable (clim nulle, et un contrôleur ferme d’autorité les fenêtres, dès qu’on traverse le désert avec ses risques de vent de sable), et surtout bruit des autres voyageurs... Attention de mettre un réveil, car les stations ne sont pas toujours signalées, ni facile à identifier (le train est long, et la fenêtre ne tombe pas forcément en face du fronton de la gare). Le réseau ne souffre pas trop des retards.

Opter pour le bus ne pose aucun problème, et en général les autres passagers lieront connaissance avec vous très rapidement. Il arrive que certains deviennent désagréables s’ils abusent de la vodka, mais rarement plus, et les autres passagers se chargent de les mettre à l’écart. 

Les taxis affrétés via les hôtels ou B&B sont sûrs, mais ces derniers prennent souvent une commission. Le mieux est de charger l'appli russe Yandex Go, disponible en anglais (attention : certaines vérifications sont opérées d'office grâce à votre compte... Telegram, qu'on suppose que vous avez forcément !). Il y a le choix entre un prix "économique", parfait pour un trajet court sans trop de bagages (les bouteilles de gaz pour la propulsion remplissent les trois quarts du coffre !) et un prix "confort", plus élevé, garantie d'un véhicule récent et spacieux. Le chauffeur n'attend pas de pourboire... mais n'a parfois "pas de monnaie".

Lorsqu'on n'est pas trop pressé et qu'on a un dos de vingt ans, il y a aussi les marchroutki, homologues des taxi-brousse qui partent une fois pleins, à chercher dans les gares routières et sur l'axe routier que vous comptez emprunter, en sortie des centres ville.

- Voyager de nuit : prendre des bus ou des taxis la nuit est un moyen pratique de faire des étapes, compte tenu de la durée des trajets. La sécurité est quasi totale, mais si quelqu’un a envie de discuter, marchroutka, bus ou train, il ne fera aucune concession au sommeil des autres. 

Dans les villes ou les quartiers secondaires, l’éclairage est inexistant. En les évitant, vous éviterez de tomber dans une des innombrables rigoles ou une bouche d’égout. 

La tradition de vie nocturne en Ouzbékistan est très faible, et mis à part quelques restaurants et boîtes de nuit encore plus rares, le reste de la ville est désert et obscur dès la tombée de la nuit.

- Voyager lorsqu'on est une femme seule : cela ne pose pas de problème majeur. Dans les transports, on attend d'une femme qu'elle rejoigne la compagnie des autres femmes, mais on comprendra qu'une étrangère se lie plus volontiers à un "Américain" qui parle sa langue. Les hommes restent polis et à leur place, mais la femme occidentale est souvent vue comme "disponible" si elle voyage seule. Il n'y a rien à attendre de bon d'un garçon qui entamerait tout de suite une conversation volubile aux gestes appuyés.

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