Culture et arts Ouzbékistan
Danse et musique
Il existe en Ouzbékistan plusieurs styles de danses, hérités des trois khanats ouzbeks : Khorezm, Boukhara et Kokand.
Les chorégraphies du Khorezm sont les plus remuantes et dégagent le plus de sentiments. Les danseuses portent aux pieds et aux poignets des grelots qui rappellent que la danse fut longtemps interdite : les pieds et mains des femmes qui s’y adonnaient étaient coupés. Les danses de Boukhara sont centrées sur la femme. Celles de Ferghana sont plus classiques. On évolue au son de divers types d’instruments : ney (flûte en bois ou en terre), cousins du luth, du bouzouki ou du rabab (violon oriental), tambourins à anneaux, bayan (accordéon russe)...
En dehors des spectacles folkloriques, les anniversaires ou mariages sont l’occasion pour les Ouzbeks de renouer avec ces danses.
Le chant et la poésie ont des places à part : les femmes chantent beaucoup lors des fêtes, en particulier Navrouz, où elles restent la nuit ensemble à préparer le soumalak, pâte sucrée dont la recette vient de la Perse antique. Les bakhchi psalmodient des poèmes qui véhiculent les légendes de tout l'univers steppique.
Si les rythmes technos et les stars du rock et du rap se sont fait une place dans les grandes villes, la variété russe reste au "top pyatdesyat" (le top 50). La musique traditionnelle se perpétue à travers de nombreux artistes locaux comme Cherali Jouraev, fort d'un répertoire de 600 chansons dont 300 de sa composition, ou Youldouz Ousmanova, qui a marié les rythmes traditionnels à des instrumentations modernes.
Cinéma
Comme toutes les républiques fédérées à Moscou, l’Ouzbékistan n’a pas vraiment eu de cinéma indépendant. Ce n’est que dans les années 1950 que la République d’Ouzbékistan obtiendra le droit de réaliser elle-même quatre films par an. La détente des années 1970 laisse un peu de marge aux cinéastes ouzbeks, mais la reprise en main sous Brejnev brise les maigres espoirs de création. Seule la réalisatrice Kamara Kamalova parvient à imposer une œuvre un peu plus personnelle, et fera sensation en 1989 avec Le Sauvage.
Après l’indépendance, le premier mouvement pour le renouveau des traditions et de la culture ouzbeks a fait espérer de beaux jours au septième art, avec des noms comme Zoulfikar Mousakov, ou les très critiques Yousoup RazykovIl et Rachid Malikov, mais les moyens financiers et les aides de l’État sont insuffisants, et le public se passionne beaucoup plus pour les productions indiennes et les superproductions américaines.
Médias
Les Ouzbeks lisent très rarement les journaux (en ouzbek et en russe), écoutent beaucoup les radios musicales russes, et les deux chaînes nationales font plus d’audience lors des diffusions de feuilletons brésiliens qu’à l’heure des informations.
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