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![]() OuzbékistanCultureCinéma Comme tous les satellites de Moscou, l’Ouzbékistan
n’a jamais eu de cinéma indépendant. Ce n’est que dans les années 1950
que la République d’Ouzbékistan obtiendra le droit de réaliser elle-même quatre
films par an, mais toujours sous surveillance très étroite. La détente laisse
un peu plus de marge aux cinéastes ouzbeks, mais la reprise en main sous Brejnev
brise les maigres espoirs de création. Seule la réalisatrice Kamara Kamalova
parvient à imposer une œuvre un peu plus personnelle, et fera sensation en 1989
avec Le Sauvage. Danse et musique Il existe en Ouzbékistan trois styles de danses différentes héritées des trois
khanats ouzbeks : Khorezm, Boukhara et Ferghana (khanat de Kokand). Le chant et la poésie ont des places à part :
les femmes chantent beaucoup lors des fêtes, en particulier navrouz,
où elles restent toute la nuit ensemble à préparer le sumalak. Les bakchi
sont des chanteurs de poèmes qui véhiculent les histoires, les légendes
et les traditions du pays. Leur importance est cruciale : les bakchi sont
la mémoire orale de la population. Médias La presse, la télévision et la radio sont entièrement contrôlées par les services du président Karimov, et il n’y a pas d’information libre en Ouzbékistan. Les Ouzbeks lisent très rarement les journaux, et les deux chaînes nationales font plus d’audience lors des diffusions de feuilletons brésiliens qu’à l’heure des informations où les présentateurs se contentent de lire les communiqués officiels. |
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