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Ouzbékistan

Argent

Monnaie, banques, change

- La monnaie est le soum ouzbek (UZS), divisé en 100 tivins. Il n’est pour l’instant pas convertible hors du pays. Le soum a longtemps été très instable, mais depuis début 2003, il se maintient à peu près au même niveau.
- Le change au marché noir était jusqu’en 2002 très avantageux, de l’ordre de 30 à 50 % supérieur à celui pratiqué par les banques. La lutte contre le marché noir rend aujourd’hui le change classique dans les banques plus avantageux et le change dans les bazars ou à l’arrière des taxis plus risqué. Tous les bureaux de change des hôtels de luxe acceptent les cartes de paiement et les chèques de voyage, mais ne délivrent que de la monnaie locale. Enfin dans les petits hôtels ou B&B, vous pourrez changer du cash en négociant un peu le cours.
- Banques : on en trouve quasiment partout, mais les banques locales se contentent de faire du change. Le personnel parle rarement anglais et les cartes de paiement et chèques de voyage sont de grands mystères.
Seule la NBU est habilitée à délivrer des devises étrangères. C’est aussi là que vous pourrez utiliser une carte de paiement, des chèques de voyage, ou retirer en cash des dollars ou des euros. Également présentes dans les principales villes du pays, des antennes de la Western Union.
- Carte de paiement : son usage est limité aux hôtels de luxe et à quelques très rares magasins de luxe. On ne trouve de distributeurs automatiques que dans les halls d’accueil de ces mêmes hôtels, et uniquement à Tachkent.

Budget

Hébergement

Les budgets indiqués correspondent aux premiers prix affichés en saison touristique, entre avril et octobre. L’hiver, et lors des grandes chaleurs, en juillet et août, la fréquentation est moindre et ces prix baissent de 10 à 15 %. Le prix indiqué est pour deux personnes et, sauf précision, le petit-déjeuner est compris.

- Bon marché : moins de 10 € pour une nuit sans petit-déjeuner dans un hôtel soviétique délabré. Moins de 15 € pour une petite chambre d’un B&B ou sur les toits en été.
- Prix moyen : 30 à 40 € pour une chambre dans un B&B classique
- Plus chic : 40 à 60 € pour une chambre dans un B&B de charme ou un hôtel privé.
- Chic : plus de 130 € pour les chambres standard des hôtels de luxe Ouzbektourism.

Repas

- Bon marché : 3 à 6 € correspondant à deux repas complets et du thé dans les tchaïkhanas des bazars.
- Budget moyen : 6 à 20 € correspondant à deux repas complets en B&B ou petit restaurant.
- Budget élevé : plus de 25 € pour manger dans les restaurants des grands hôtels. On ne trouve de véritables restaurants que dans les parties modernes de Tachkent et Samarkand. À Boukhara, il n’y a que le restaurant de Palace Boukhara ou les tchaïkhanas très touristiques autour du bassin central.

Sorties

Les sorties en Ouzbékistan sont aussi peu chères que peu variées. Bien sûr, dans la capitale, Tachkent, on peut aller à l’opéra pour moins de 2 €, au cirque pour moins de 1 € et sortir en boîte de nuit pour 3 €. Ailleurs, l'entrée des boîtes de nuit locales coûte moins de 1 €. Il n’existe pas de bistrot au sens occidental du terme : on boit du thé, de la bière ou de la vodka dans les tchaïkhanas. Les tarifs sont très modiques et il n’y a qu’à Tachkent que l’on trouve des cafés « branchés », dans lesquels le budget peut dépasser les 5 € pour une bière importée. Une place de cinéma coûte entre 1 et 2 €.

Transport

- Location de voiture avec chauffeur : à partir de 80 € par jour avec une Nexia (le haut de gamme de Daewoo en Ouzbékistan).
- L’essence coûte 0,20 à 0,30 € le litre, mais le pays n’est pas autosuffisant et il n’est pas rare que les stations soient vides. Au marché noir, les prix sont multipliés au moins par cinq sans aucune garantie de qualité.
- Taxi partagé : entre 1,50 et 2,50 € par tranche de 100 km.
- Bus : grosso modo, il faut compter entre 1 et 1,50 € la tranche de 100 km. Pour les transports courte distance de ville à banlieue, les bus coûtent 0,10 €, soit juste un peu moins cher que les machroutka (minibus).
- Train : il faut compter moins de 8 € pour le trajet Tachkent-Boukhara, et autant pour Boukhara-Ourgentch.
- Avion : les lignes intérieures sont nombreuses et fréquentes. En tant que touriste, vous allez payer beaucoup plus cher qu’un Ouzbek. Mais les tarifs restent modiques : le vol le plus long, reliant Tachkent à Ourgentch coûte entre 60 et 80 € selon la saison. D’une manière générale, lorsque vous avez bien planifié votre voyage, tâchez d’acheter les billets des vols intérieurs à l’avance, en France ou à Tachkent plutôt que dans les aéroports locaux.

Marchandage

On ne négocie pas les trajets en bus ou en train, les repas dans les bazars ni les entrées dans les monuments. Tout le reste, ou presque est négociable : taxi, hébergement, et souvenirs évidemment...

Artisanat, souvenirs

Sur ce terrain, l’Ouzbékistan n’offre que l’embarras du choix. Dans les grandes villes touristiques, vous pourrez vous rendre à l’intérieur des madrasas pour trouver toutes sortes d’étoffes, de foulards en soie, de céramiques...
Négociez hardiment les suzanis, ces tentures murales aux motifs traditionnels. Les anciennes, qui se reconnaissent aux couleurs moins vives sont faites à la main contrairement à la plupart des nouvelles, aux motifs moins attrayants. Chaque ville possède des motifs différents. À Boukhara, visez plutôt les tapis : sombres ou chamarrés, aux motifs afghans, turkmènes ou boukhariotes.
Soyez très prudent avec les bijoux, souvent de mauvaise qualité. On trouve également les yourtas, ces longs rubans en laine de chameau, couverts de motifs traditionnels kazakhs et qui servaient à décorer l’intérieur des yourtes en s’entrecroisant dans tous les sens. Dans tous les bazars, les tioupés, petites calottes traditionnelles noires ornées des motifs de la région d’appartenance s’étalent en quantité.
D’une manière générale, tous les produits artisanaux peuvent être achetés au bazar à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués dans les madrasas touristiques.
La soie se trouve dans tout le pays, mais est tissée dans la vallée de Ferghana, à Marguilan. Le plus fréquemment, on la trouve sur les bazars au mètre, décorée des couleurs vives des ikats traditionnels.
La céramique provient de Gijduvan, à quelques dizaines de kilomètres de Boukhara, ou de Rishtan, dans la vallée de Ferghana.





 



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