Argent et budget Ouzbékistan
Argent, banques, change
Monnaie
La monnaie est le soum ouzbek (sum). En septembre 2025, 1 € = 14 000 soums et 10 0000 soums = 0,70 €. Le nombre de zéros est une source d’erreur constante, mais les Ouzbeks en profitent rarement, et rectifient lorsque vous leur versez dix fois la somme demandée.
Attention : pour un commerçant, le nombre de zéros est si évident en fonction de l'article qu’il a tendance à ne donner que le premier chiffre, surtout en russe, en anglais… ou avec les doigts. Ainsi, “5” peut vouloir indifféremment dire “5 000 soums”, “50 000 soums ”, voire “500 000 soums” !
Change et paiement
Les distributeurs automatiques pour les cartes bancaires se sont considérablement répandus, du moins dans les zones touristiques - pour ne pas dire qu’ils les ont envahies ! Les grandes villes se sont munies de petits kiosques aux vitres opaques évoquant des pissotières... On peut y tirer de l’argent discrètement, et surtout réfléchir et compter le nombre de zéros de la somme demandée sans être troublé par la chaleur ou les passants. Les instructions sont disponibles en ouzbek, russe et anglais.
Légal ou non ? Dans les faits, hôteliers, restaurateurs, taxis… acceptent très volontiers dollars et même euros - bien que le cours de ces derniers soit trop souvent considéré comme… égal au dollar ! Du reste, il est conseillé de partir en gardant sur soi, en dépannage, une somme de plusieurs centaines d’euros ou dollars, surtout si l’on circule dans des zones peu touristiques. Prévoir beaucoup de petites coupures, notamment des 5 € ou 1 dollar, car la monnaie sera à coup sûr rendue en soums.
Les commissions prélevées semblant fortes, les hôtels font très souvent le coup du lecteur de cartes bancaires en panne, préférant vous voir payer vous-même une commission… en allant au distributeur. Il faut refuser, ne serait-ce que parce que cela est contraire à la politique d’adhésion à tout réseau de carte bancaire.
Budget en Ouzbékistan
Hébergement
Les budgets indiqués correspondent aux premiers prix affichés en saison touristique, entre avril et octobre. L’hiver, et lors des grandes chaleurs, en juillet et août, la fréquentation est moindre et ces prix baissent. Le prix indiqué est pour deux personnes et, sauf précision, le petit-déjeuner est compris.
- Bon marché : moins de 10 € la nuit sans petit-déjeuner dans un hôtel vétuste de campagne. Environ 20 € pour une petite chambre d’un B&B ou, en été, sur les toits.
- Prix moyen : 30 à 40 € pour une chambre dans un B&B classique, sans salle de bain particulière.
- Plus chic : 50 à 100 € pour une chambre dans un B&B de charme ou un hôtel privé.
- Chic : plus de 100 € pour un hôtel "boutique", et quasiment les prix internationaux pour une chambre dans un établissement de chaîne.
Restaurants
- Bon marché : entre 7 et 10 € pour un repas complet, sans alcool, dans une tchaïkhana (jardin de thé, mais on y sert aussi de la bière).
- Budget moyen : 10 à 15 € pour un repas complet dans un petit restaurant.
- Budget élevé : plus de 15 € pour un restaurant à l'occidentale (Tachkent, Samarcande, Boukhara, Khiva...), sachant que les établissements vraiment touristiques (pratiquement pas de clientèle locale) peuvent atteindre des prix français.
L'alcool local (bière, vodka, vin), pourtant très bon marché, est facturé cher, et l'alcool d'importation (whisky, vermouth, rhum...) au tarif des capitales européennes.
Sorties
Les sorties en Ouzbékistan sont aussi peu chères que peu variées. Bien sûr, à Tachkent, on peut aller à l’opéra et en boîte de nuit pour quelques euros. Le cirque, très réputé, est en réfection pour longtemps, semble-t-il. Chaque grande ville a son ou ses parcs d'attractions, sortes de fête foraine permanente où on se rend en famille ou en amoureux.
Transports
- Location de voiture avec ou sans chauffeur : 50 à 100 € par jour, carburant compris (l'essence coûte deux fois moins cher qu'en Europe).
- Bus : des tarifs dérisoires qui n'affectent pas le budget.
- Train : des prix variables. Il faut compter 10 à 15 € pour une liaison entre chaque ville classique. Les tarifs sont variables selon qu'on a affaire à un TGV, un direct, un train de nuit ou un semi-omnibus. La demande étant forte, on ne sait pas à l'avance si l'on va voyager sur un siège ou allongé sur une couchette, en première ou, à l'inverse, se contenter de la seconde. Ces classes sont, d'ailleurs, mal indiquées sur les fiches horaires. Mieux vaut donc réserver au plus tôt, voire avant d'arriver sur place. Site : www.railway.uz
- Avion : les liaisons intérieures sont nombreuses et fréquentes. D’une manière générale, lorsque l'on a bien planifié son voyage, acheter les vols intérieurs à l’avance, en France (www.uzairways.com) ou à Tachkent, plutôt que dans les aéroports locaux.
Marchandage
On ne marchande pas les trajets en bus ou en train, les repas dans les bazars ni les entrées dans les monuments. Tout le reste, ou presque, est négociable : taxi, hébergement, et souvenirs évidemment...
Pourboire
En URSS, le pourboire (en russe : na tchaï - "pour le thé") était combattu comme "humiliant pour le travailleur". Il a fait un retour limité, et peut être ressenti comme une injure, notamment pour une attention amicale. De la finesse et du discernement ! Le service n'est pas pour si peu inclus dans la note des restaurants, sauf les plus touristiques (15 à 17%), qui avaient plus souvent affaire à des Européens radins, habitués au "service inclus", qu'à des Américains accoutumés à verser des "tips" de 20 à 30%.
Achats et souvenirs
Sur ce terrain, l’Ouzbékistan n’offre que l’embarras du choix. Dans les grandes villes touristiques, vous pourrez vous rendre à l’intérieur des madrasas pour trouver toutes sortes d’étoffes, de foulards en soie, de broderies, de céramiques...
Négociez hardiment les souzanis, ces tentures murales aux motifs traditionnels. Les anciennes, qui se reconnaissent aux couleurs moins vives, sont faites à la main, contrairement à la plupart des nouvelles, aux motifs moins attrayants. Chaque ville (en réalité, chaque tribu) possède des motifs différents.
À Boukhara, visez plutôt les tapis : sombres ou chamarrés, aux motifs afghans, turkmènes ou boukhariotes.
On trouve également les yourtas, ces longs rubans en laine de chameau, couverts de motifs kazakhs, qui servaient à décorer les yourtes. Dans tous les bazars, les tioupés, petites calottes traditionnelles, carrées et noires, ornées des motifs de la région d’appartenance s’étalent en quantité.
La soie se trouve dans tout le pays, mais est tissée dans la vallée de Ferghana. Le plus fréquemment, on la trouve au mètre, décorée des couleurs vives des ikats traditionnels.
Soyez très prudent avec les bijoux, souvent de mauvaise qualité. Evitez les problèmes au sortir du pays en acquérant des objets de fouilles (souvent sauvages, exécutées avec la "poêle à frire") ou des antiquités (les boutiques reconnues vous délivreront cependant un certificat).
La céramique provient de Boukhara, de Gijdouvan (à quelques dizaines de kilomètres de Boukhara), de Richtan (dans la vallée de Ferghana), ou de Ourgentch (province du Khorezm). Mais le principal centre de céramique n'était autre que Samarcande, connu pour ses plats vernissés à décor bleu et vert sur fond blanc pâle.
D’une manière générale, tous les produits artisanaux se retrouvent au bazar, à des prix bien inférieurs à ceux des stands touristiques. Les gardiennes des musées arrondissent leurs fins de mois en tissant ou tricotant des produits. Au moins, vous serez sûr que cela ne vient pas de Chine, d'où sont issus un nombre croissant d'articles "authentiques, en pure soie ou coton" des plus douteux.
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