Budget
Hébergement
Les budgets indiqués correspondent aux premiers
prix affichés en saison touristique, entre avril et octobre. L’hiver, et lors
des grandes chaleurs, en juillet et août, la fréquentation est moindre et ces
prix baissent de 10 à 15 %. Le prix indiqué est pour deux personnes
et, sauf précision, le petit-déjeuner est compris.
- Bon marché : moins de 10 € pour une nuit sans petit-déjeuner
dans un hôtel soviétique délabré. Moins de 15 € pour une petite chambre
d’un B&B ou sur les toits en été.
- Prix moyen : 30 à 40 € pour une chambre dans
un B&B classique
- Plus chic : 40 à 60 € pour une chambre dans un
B&B de charme ou un hôtel privé.
- Chic : plus de 130 € pour les chambres standard des
hôtels de luxe Ouzbektourism.
Repas
- Bon marché : 3 à 6 € correspondant à deux repas complets
et du thé dans les tchaïkhanas des bazars.
- Budget moyen : 6 à 20 € correspondant à deux repas
complets en B&B ou petit restaurant.
- Budget élevé : plus de 25 € pour manger dans les restaurants
des grands hôtels. On ne trouve de véritables restaurants que dans les parties
modernes de Tachkent et Samarkand. À Boukhara, il n’y a que le restaurant de
Palace Boukhara ou les tchaïkhanas très touristiques autour du bassin central.
Sorties
Les sorties en Ouzbékistan sont aussi peu chères que peu variées. Bien sûr,
dans la capitale, Tachkent, on peut aller à l’opéra pour moins de 2 €,
au cirque pour moins de 1 € et sortir en boîte de nuit pour 3 €. Ailleurs,
l'entrée des boîtes de nuit locales coûte moins de 1 €. Il n’existe pas
de bistrot au sens occidental du terme : on boit du thé, de la bière ou de la
vodka dans les tchaïkhanas. Les tarifs sont très modiques et il n’y a qu’à Tachkent
que l’on trouve des cafés « branchés », dans lesquels le budget peut
dépasser les 5 € pour une bière importée. Une place de cinéma coûte entre
1 et 2 €.
Transport
- Location de voiture avec chauffeur : à partir de 80 €
par jour avec une Nexia (le haut de gamme de Daewoo en Ouzbékistan).
- L’essence coûte 0,20 à 0,30 € le litre, mais le pays
n’est pas autosuffisant et il n’est pas rare que les stations soient vides.
Au marché noir, les prix sont multipliés au moins par cinq sans aucune garantie
de qualité.
- Taxi partagé : entre 1,50 et 2,50 € par tranche de
100 km.
- Bus : grosso modo, il faut compter entre 1 et
1,50 € la tranche de 100 km. Pour les transports courte distance de
ville à banlieue, les bus coûtent 0,10 €, soit juste un peu moins cher
que les machroutka (minibus).
- Train : il faut compter moins de 8 € pour le trajet
Tachkent-Boukhara, et autant pour Boukhara-Ourgentch.
- Avion : les lignes intérieures sont nombreuses et fréquentes.
En tant que touriste, vous allez payer beaucoup plus cher qu’un Ouzbek. Mais
les tarifs restent modiques : le vol le plus long, reliant Tachkent à Ourgentch
coûte entre 60 et 80 € selon la saison. D’une manière générale, lorsque
vous avez bien planifié votre voyage, tâchez d’acheter les billets des vols
intérieurs à l’avance, en France ou à Tachkent plutôt que dans les aéroports
locaux.
Marchandage
On ne négocie pas les trajets en bus ou en train, les repas dans les bazars
ni les entrées dans les monuments. Tout le reste, ou presque est négociable :
taxi, hébergement, et souvenirs évidemment...
Artisanat, souvenirs
Sur ce terrain, l’Ouzbékistan n’offre que l’embarras du choix. Dans les grandes
villes touristiques, vous pourrez vous rendre à l’intérieur des madrasas
pour trouver toutes sortes d’étoffes, de foulards en soie, de céramiques...
Négociez hardiment les suzanis, ces tentures murales aux motifs
traditionnels. Les anciennes, qui se reconnaissent aux couleurs moins vives
sont faites à la main contrairement à la plupart des nouvelles, aux motifs moins
attrayants. Chaque ville possède des motifs différents. À Boukhara, visez plutôt
les tapis : sombres ou chamarrés, aux motifs afghans, turkmènes
ou boukhariotes.
Soyez très prudent avec les bijoux, souvent de
mauvaise qualité. On trouve également les yourtas, ces longs rubans
en laine de chameau, couverts de motifs traditionnels kazakhs et qui servaient
à décorer l’intérieur des yourtes en s’entrecroisant dans tous les sens. Dans
tous les bazars, les tioupés, petites calottes traditionnelles
noires ornées des motifs de la région d’appartenance s’étalent en quantité.
D’une manière générale, tous les produits artisanaux peuvent être achetés au
bazar à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués dans les madrasas touristiques.
La soie se trouve dans tout le pays, mais est tissée dans la vallée
de Ferghana, à Marguilan. Le plus fréquemment, on la trouve sur les bazars au
mètre, décorée des couleurs vives des ikats traditionnels.
La céramique provient de Gijduvan, à quelques dizaines de kilomètres
de Boukhara, ou de Rishtan, dans la vallée de Ferghana.